samedi 30 juillet 2011

vendredi 29 juillet 2011

bi-cOlOre


         T  ROU
VER  GE

 YPUDU (pseudonyme anagrammatique du nom de Jean Dupuy)

via Jérôme Peignot, Puzzle
L’Âge d’homme, 1986 (p. 94)

jeudi 28 juillet 2011

Summertime Blues


Bijou, bijou

Eddie Cochran (3 oct. 1938, Minnesota-17 avril 1960, dans un taxi entre Bristol et Londres)
> février 1959

mercredi 27 juillet 2011

dimanche 24 juillet 2011

Back to Black

Amy Winehouse (14 sept. 1983-23 juillet 2011)


LA CÉLÉBRITÉ nécessite toutes sortes d’excès. Je parle de la célébrité véritable, de la dévoration des néons, pas du crépusculaire renom des d’hommes d’État sur le déclin ou de rois sans couronne. Je parle de longs voyages dans un espace gris. Je parle du danger, du bord qui cerne un néant après l’autre, de la situation où un seul homme confère aux rêves de la république une dimension de terreur érotique. Comprenez l’homme contraint d’habiter ces régions extrêmes, monstrueuses et vulgaires, moites de souvenirs de profanations. Si demi-fou qu’il soit, il se trouve absorbé dans la folie absolue du public ; même entièrement rationnel, bureaucrate en enfer, génie secret de la survie, il ne peut qu’être détruit par le mépris du public pour les survivants. La célébrité, cette espèce particulière, se nourrit de scandale, de ce que les conseillers d’hommes inférieurs considéreraient comme de la mauvaise publicité — hystérie en limousine, bagarres au couteau dans l’assistance, litiges bizarres, trahisons, fracas et drogues. Peut-être l’unique loi naturelle régissant la célébrité véritable est-elle que l’homme célèbre se voit, à la fin, contraint de se suicider
(Est-il bien clair que j’ai été un héros de la scène rock ?)

Great Jones Street, Don DeLillo (1973)
traduit de l’américain par Marianne Véron (Actes Sud, 2011), incipit (p. 9)


samedi 23 juillet 2011

jeudi 23 juin 2011

entre Fermat et Fernandel


Ri

en aux éclats qui peuvent toucher la tempe

cocher sur la photo d’après-guerre ou d’avant-mort où gai

dans sa barbe son système immunitaire alors en parfait état de marche

quiqui rira bien sera

un sans bande-son ni personne


in

Des figures, Bruno Fern
Éditions de l’Attente, 2011, 52 pages


vendredi 17 juin 2011


si je frôle dit-il
(ça m’affole dit-elle
juste une fois dit-il)
ma foi dit-elle

(si je touche dit-il
c’est louche dit-elle
pas qu’un peu dit-il)
donc on peut dit-elle

(allons viens dit-il
pas trop loin dit-elle
loin c’est où dit-il
là-dessous dit-elle)

si je reste dit-il
(comment faire dit-elle
comme cela dit-il
embrasse-moi dit-elle

si je bouge dit-il
est-ce l’amour dit-elle)
t’es d’accord dit-il
(mais moins fort dit-elle

eh dame dit-il
mais ta femme dit-elle
à l’instant dit-il)
hhhan dit-elle

(extra dit-il
n’arrête pas dit-elle
oh non dit-il)
freinons dit-elle

(jjjoui?dit-il
ouh oui dit-elle)
quel émoi!dit-il
(t’es à Moi dit-elle)


_______
poème 16, in



No Thanks, E. E. Cummings
traduit et présenté par Jacques Demarcq
Éd. Nous, « Now », mai 2011, 144 p.


mercredi 15 juin 2011

vichy-choucroute


« La B.B., en ces temps-là, était une locomotive. Une machine à la puissance agressive, non pas effilée et ophidienne à la façon de nos T.G.V., mais mafflue, vaguement rébarbative, un peu l’allure d’un boxer. J’en ai une photographie dans un Petit Larousse en couleurs : la B.B. 22201 n’était pas une séductrice mais une fonceuse, une teigneuse. […] »

(préface, incipit, 1996)

mardi 14 juin 2011

interlude

source (Le Tenancier/Adria Cheno)
ci-dessous :

vendredi 10 juin 2011

le saut dans le vide

d’après Y. K. (1960)


source

jeudi 2 juin 2011


Le correcteur n’est en général pas assoiffé d’argent ni de renommée, tout au contraire. Il veut tout au plus qu’on note de temps en temps qu’il existe. Son plaisir est d’être dans la coulisse, d’observer, il déteste le plein jour et la lumière brutale. Il est à la manière de Céline un  « raffiné », qui trouve trop dur l’éclat des plages en été et trop vulgaire le troupeau des caméras. « Voir sans être vu », « entendre sans être entendu », c’est non seulement le propre du grand général selon Sun Tsé, mais aussi celui du correcteur. Il a trop de respect pour la littérature pour écrire des livres. S’il en commet, ils sont courts et rares. […]

in Souvenirs de la maison des mots (anonyme)
Éditions 13 bis, 2011, 112 p., 10 €.



L’auteur, anonyme, correcteur d’édition, a chassé depuis deux décennies pour Galligrasseuil et leurs « scripteurs » (M. Hirsch, Fr. Weyergans, M. Onfray, B. Kouchner et autres BHL), ou leurs nègres, bourdes, galimatias, à-peu-près, anachronismes,  hénaurmités sans pareille — un travail dit de « débotulisation * » —, et la relation qu’il en donne provoque (selon le point de vue que l’on adopte) franche hilarité ou morne consternation.

du nom du philosophe fictif Jean-Baptiste Botul.

lundi 30 mai 2011

frère Jacques...


Lord Patchogue
Jacques Rigaut [30 déc. 1898 - 6 nov. 1929]
illustr. : Frédéric Malette
postface : Jean-Luc Bitton
les éditions du Chemin de fer, mars 2011
80 pages, 14 euros

(reçu ce jour)


mercredi 25 mai 2011

&

Hercule & Antée


Adam & Ève

mardi 24 mai 2011

lebordelamer


Julien Torma, Lebordelamer 
Collège de ’Pataphysique, collection « Haha »
n° 7-8, an 82 de l’ère ’Pataphysique [1955 vulg.], 20 ff.

vendredi 20 mai 2011

d’un contemporain capital

Gallimard 1975

Mercure de France 2006

« Folio » 2003 (Denoël 1984)

Pierre Guyotat est né le 9 janvier 1940 à Bourg-Argental (Loire). Appelé en Algérie en 1960 […]

lundi 16 mai 2011

samedi 14 mai 2011

Etc.


Règles d’emploi

1/ Etc. s’écrit toujours avec un point abréviatif.

2/ Etc., sauf intention particulière — dans ce cas écrit au long et en ital : et cetera ou et caetera —, s’emploie toujours au court et en romain (sauf, évidemment, dans le cas d’un texte écrit en italique, auquel cas, etc. le sera aussi [en ital]).

3/ Dans le cas où « etc. » est noyé dans le corps de la phrase (et non la clôturant, comme le plus souvent — ex. :  Dans les ouvrages spécialisés, les encyclopédies et les dictionnaires, les abréviations sont nombreuses dans les références, les annexes, les tableaux, etc.), « etc. » est toujours encadré par deux virgules.
Ex. : Le hêtre, le tilleul, le chêne, etc., y poussaient bien.

>>> D’où il faut inférer que « etc. » sera  systématiquement, dans le cas d’une liste, précédé d’une virgule.

4/ « Etc. » ne sera jamais redoublé — jamais donc de : « etc., etc. ».

5/ « Etc. » ne sera jamais suivi de points de suspension.
— Pour « etc… », vous devrez donc choisir entre « etc. » et « … ».


N.B. : Je précise — c’est quasi une évidence — que « etc. » devra suivre au moins deux — trois est préférable — éléments.

mercredi 11 mai 2011

HAUT


bas

— FRAGILE —

lundi 9 mai 2011

Outreau

— ou pas assez ?

jeudi 28 avril 2011

entre Verhaeren et Verlaine

Passant inopinément du wallon au normand, Jean-Pierre Verheggen propose un pas au-delà, un opus en plus, un truc en peluche, le tour des Puces.
Parmi trente-six sortes de poètes — dont « alcoolo », « avec accent circonflexe » ou « avec Petite Gloire Locale Personnelle », « pêcheur à la ligne », « Facteur » ou « cherchant soutien », la « Poétesse griffée » — Vous continuez à rigoler, les gars ? Comme si c’était pas d’la graaaaaaaande poésie ça ! —, comme autant de portraits de confrères,
le « Poète SurDouai » (à Jacques Bonnaffé)
 […] le babil grandiose et le monosyllabique à trous savants / le bagou sans mâcher ses mots et le dialecte carnassier, / l’idiome clair, le bigorne sang mêlé et le poissard sublime, / le borborygme cadencé et le tatafoira tout cru, / le jap de boxe poids plume et le Cafougnette des corons […],
— huit « Persona non gaga » et le « Charabia mode d’emploi »,

ces pages 95 & 96 :

in

Poète bin qu’oui, poète bin qu’non ?, Jean-Pierre Verheggen
Gallimard, mars 2011, 144 p., 15 €.
____________________
D’emblée pour le génie des titres, quarante et un indiqués en biblio — le Degré Zorro de l’écriture (Christian Bourgois/TXT, 1978), Ninietzsche, peau d’chien (TXT, 1983) & [sélectionnons dans le vingt et unième siècle] un Ridiculum vitæ précédé de Artaud Rimbur (Poésie/Gallimard, 2001), un Petit Classique comique, On n’est pas sérieux quand on a 117 ans (zuteries) et l’Idiot du Vieil-Âge (excentries) [L’Arbalète/Gallimard, 2001 et 2006] —, toujours l’oral est hardi.




lundi 25 avril 2011

1 1 1


[…]
cette Année, il y A quAtre dAtes rAres: 1/1/11, 11/1/11, 1/11/11, 11/11/11, mais ce n’est pas tout…
Si vous prenez les deux derniers chiffres de l’année de votre naissance et que vous les additionnez avec l’âge que vous aurez cette année, le résultat sera 111 pour tout le monde !
[…]

mardi 19 avril 2011

lundi 18 avril 2011

Album zutique (l’)

CONNERIES

Cocher ivre





Pouacre
Boit :
Nacre
Voit ;

Âcre
Loi,
Fiacre
Choit !

Femme
Tombe :
Lombe

Saigne :
— Clame !
Geigne.

A. Rimbaud (oct.-nov. 1871)
__________________
Décodage du récit
Un répugnant cocher ivre aperçoit la vulve rose d’une femme. Le fiacre se renverse. La femme tombe, son bas-ventre (ou ses fesses) saigne(nt). Le cocher pousse des cris, elle geint.

Maigres scolies
Les sonnets en vers monosyllabiques étaient un exercice de haute voltige poétique.
[…]
Cette Connerie est une babiole. 

in Bernard Teyssèdre, Arthur Rimbaud et le Foutoir zutique (p. 273-274)Léo Scheer, 2011 (784 pages)

samedi 16 avril 2011

entre l’UbU soUpière et la Bière UBU


Viridis Candela, le Correspondancier du Collège de ’Pataphysique
8e série, n° 15, 15 mars 2011 (vulg.).
(« De la marée terrestre », p. 120-121)

— duquel nous tirons aussi (Chaire d’Amôriographie ») la « Leçon de Lalologique » (pages 57 à 68), de Marc Décimo, R. :

« Le bébé naît à temps (born) pour ne pas être trop cuit, brûlé (burn) BRN, quand il est mûr, protégé par sa mère enceinte (mur), dès que sa peau, son cuir, cuirait d’une station prolongée. […]
Il s’agit en vérité d’une langue embryonnaire : A.A.A. en est le père. A.A.A. en est la mère. » (p. 64)

mercredi 13 avril 2011

lundi 11 avril 2011

à dada sur ton bidet


La Ballade de Lénore, ou Les morts vont vite (1839)
Horace Vernet

samedi 9 avril 2011

d’une obsession...

Un tel luxe n’est pas donné à tous : l’évêque entretenait des rats à grands frais, et, dans des salles pavées d’entonnoirs, tout un sérail d’ivrognes, dont il imitait les discours.
« Vous croyez, dit-il à Faustroll, qu’une femme peut être nue ? À quoi reconnaissez-vous la nudité d’une muraille ?
— Quand elle est dépourvue de fenêtres, portes et autres ouvertures, professa le docteur.
— C’est bien conclu, reprit Mensonger. Les femmes nues ne sont jamais nues, et principalement les vieilles. »
Il but un grand trait à même la carafe, dont le point de sustentation au visqueux tapis s’érigea, comme une racine dont on viole la sépulture.


in

… au chapitre « Boire »

vendredi 8 avril 2011

lundi 28 mars 2011

dimanche 27 mars 2011

jeudi 24 mars 2011

crise de foi


[…]
Qu’on le veuille ou non, « nous sommes entre les mains de médiocres qui usurpent la place de Dieu », constate encore Anders en désignant par là l’inconséquence des partisans du nucléaire, ivres d’un pouvoir qui les dépasse. Ils ont beau jeu d’en minimiser les dangers (par diverses stratégies dont Anders dresse la liste : le classement erroné du danger, le dégrisement de l’horreur, la solennisation de l’horreur, la fausse comparaison, la menace par le contraire, les plaisanteries, la spéculation sur la bêtise), ils ne peuvent plus feindre de l’ignorer. Pourtant, ils ne semblent pas mesurer la puissance sans limite de cette arme qui a transformé jusqu’à notre statut métaphysique (« Nous sommes passés du rang de “genre des mortels” à celui de “genre mortel” »). De fait, « la technique de la fission nucléaire ne pulvérise pas que l’atome mais aussi les domaines de compétence. Aucune mesure politique ne correspond à l’utilisation de la “toute-puissance” des monstres atomiques ».

Cette toute-puissance cache en son sein une faille qu’Anders expose sous le concept de « décalage prométhéen ». Pour éviter l’usage d’un terme théologique (le « péché originel »), il a recours à cette expression qui nourrit toute sa pensée sur l’atrocité humaine et qui caractérise l’écart irréductible entre la capacité productive illimitée et la capacité représentative limitée de l’homme. Ce décalage est une constante anthropologique, accrue par la civilisation technique et par la division du travail qui nous absout de toute responsabilité. Nous ne sommes pas à la hauteur de la toute-puissance, nous dit Anders, « nous ne pouvons plus nous représenter ce que nous pouvons produire et déclencher ». En un sens nouveau et effrayant, « nous ne savons plus ce que nous faisons », « nous avons atteint la fin de toute responsabilité possible. Car “être responsable d’un acte”n’est pas autre chose que pouvoir se représenter à l’avance ses effets et se les être réellement représentés ».
[…]




Vous avez dit : « enchaînez » ?...

lundi 21 mars 2011

dimanche 20 mars 2011

sèches (anti-)


Émile Chautard, la Vie étrange de l’argot, Denoël, 1931 (p. 303)

vendredi 11 mars 2011

pas tant qu’ ça


Concluons que le mot « connerie » était en usage vers 1870 dans le parler populaire mais qu’il était argotique, inhabituel, mal dégagé d’un contexte de bordel. Rimbaud l’a-t-il emprunté à la langue verte ? Sinon il l’a forgé en pensant à la « connerie » de l’âne de Valade. Cela laisse ouverte la question : jusqu’à quel point les Conneries de Rimbaud ont-elles conservé leurs résonances sexuelles ?
Étrange rencontre entre écrivains. Stendhal a été l’inventeur (selon Mérimée) de la locution « être con ». Rimbaud a peut-être inventé le mot « connerie » — ou en tout cas il a été le premier à le faire passer du langage parlé à un texte littéraire.

> Bernard Teyssèdre, Arthur Rimbaud et le Foutoir zutique (p. 225), Éditions Léo Scheer, févr. 2011, 784 pages
(25 €)


dessin de Charles Cros

mardi 1 mars 2011

Radio Londres

Jonas engloUti par Le déluge contInuE à pisser daNs la baleine.

je répète

jonAs englouTi par le déluge cOntinue à pisseR daNs la baleiNe

dimanche 27 février 2011

faces book


Julien Torma


Jonas englouti par le déluge continue à pisser dans la baleine.


— page 64 [la dernière du recueil], in





samedi 26 février 2011

Quatrième vitesse

Olivier O. Olivier


Animaux lents, 1989

mercredi 23 février 2011

Kiss

Fisch


Ich


ichtyo-

vendredi 18 février 2011