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samedi 15 mai 2021

Maquereaux et Oreiller

 


Mackerel & Pillow (1979)
Michiko Kon

dimanche 23 juin 2019

Rez-de-jardin


Il y a pour moi un autre sujet d’angoisse : la raie. La construction anatomique de ce poisson me serre le cœur : avoir ainsi la tête sur le dos ou sur le ventre, on ne sait pas, cela me fait mal. Ses ouïes, je les prends pour des yeux. Et ses yeux, elle les porte sous elle ! et elle a un nez ! et une bouche petite et cruelle. J’ai failli pleurer de douleur en déchiffrant cette épouvantable figure, et cette apparition s’est envolée vers la surface de l’eau, battant de ses nageoires comme si c’étaient des ailes, soudain devenue quelque oiseau marin, image reflétée de l’albatros aux grandes plumes. Non. Cela n’est pas possible, l’existence de la raie. Avoir les yeux ainsi placés, et voler dans l’eau, et ne rien faire. Non.

Queneau
Saint Glinglin (« Les poissons »)



vendredi 16 octobre 2009

de la suite dans les idées

Le poisson Fa




Il était une fois
Un poisson fa.
Il aurait pu être poisson-scie,
Ou raie,
Ou sole,
Ou tout simplement poisson d’eau,

Ou même un poisson un peu là,
Non, non, il était poisson fa :
Un poisson fa,
Voilà.


Boby Lapointe

mercredi 8 octobre 2008

vendredi 8 février 2008

L'art est nié



Après avoir catégoriquement refusé l’idée que son sujet de thèse de zoologie générale portât sur la manta, la rémora, son professeur, du Museum d’Histoire naturelle, lui suggéra d’adopter plutôt l’épeire, la tarentule et le faucheux (mœurs comparées).

De la raie niée à l’araignée.


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L'Ouverture de la pêche, Éd. les Petits Matins, coll. « Les grands soirs », 2006