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vendredi 9 septembre 2022

c’est cité

 

« […] En 2017 paraît le recueil du poète Jacques Barbaut, Alice à Zanzibar, contenant 238 limericks, dont 12 traduits. Il est agrémenté d’un court historique en postface, et d’un index des noms propres allant de "Adam" à "Zazie", car les poèmes suivent l’ordre alphabétique de ces noms. C’est, de loin, le recueil le plus nombreux, le plus imaginatif de tous ceux que nous avons passés en revue, et ses poèmes, dont la chute est toujours grivoise, peuvent être très hard, mais toujours à bon escient. Comme il cherche plutôt à décrire ses fantasmes le plus crûment possible, l’auteur s’abstient de jouer sur les équivoques. […] »


Alain Chevrier, 68+1 limericks
suivi de « Petite histoire du limerick français »
L’Éthernité, 2022
(p. 218-219)

sur



Alice à Zanzibar
« 238 limericks, suivis de leurs règles, d’une préface et d’un index »
Æthalidès, 2017

samedi 23 juillet 2022

D’une forme poétique traditionnelle anglaise

Où et comment j’ai retrouvé Alice à Zanzibar...

 

 
 
Il est un éditeur à Châlons-en-Champagne
qui publie un recueil de limericks sans pagne
       par Alain Chevrier
       afin que vous riiez, —
ce vaillant éditeur à Châlons-en-Champagne !

(p. 246)


• 68 + 1 limericks
suivi de Petite histoire du limerick français
Éditions de l’Éthernité
276 p., 2022, 20 € •
 

Un gars prénommé Rick vivait à Limerick,
Où, le jour, il limait des rimes érotiques ;
       La nuit, ôtant son pagne,
       Il limait sa compagne.
Si bien qu’on lui disait : « Toujours tu limes, Rick ! »

(p. 7)


(Dernier et premier limerick « en français »
de ce recueil qui en accueille quelques centaines.)

 

lundi 24 août 2020

limericks (un retour)

 

Quand cette académie issue de Sedan

Posait en tenue d’Adam 

(Qu’elle montrait sa bouche avec ses dents)

Si elle le faisait en pétaradant

C’était moins intimidant



Je découvre aujourd’hui seulement l’existence d’un lien vers l’impeccable article, initialement paru en version dite « papier », dans la Quinzaine littéraire,  n° 1189 (1er mars 2018), écrit par Guillaume Decourt

— ici :


https://www.nouvelle-quinzaine-litteraire.fr/mode-lecture/quintil-express-1207



mercredi 9 janvier 2019

suppl.

Quand cette copie conforme de B.B.
Qui tourna dans un nanar de série B
Se lança dans un numéro d’effeuillage
Cessèrent illico les bavardages
Puisque tous en restèrent bouche bée.


Cette demi-mondaine de Cambrai
A la splendide peau ambrée
Lorsqu’elle se faisait mettre
(Autant le reconnaître)
Savait bien se cambrer.

mercredi 14 mars 2018

limerick 154



Quand la jeune Nathalie exigea que
Un jeune mec lui donnât sa queue
Sisoko lui rétorqua que
La sienne était une trique
Et qu’elle venait d’Afrique.

in



Alice à Zanzibar
238 limericks, suivis de leurs règles, d’une postface et d’un index
collection « Freaks »
96 pages, 12 euros

mercredi 14 février 2018

Quelques vers pour la route


« Comptine nonsensique en rimes ne crachant pas sur la gaudriole, l’alcoolisme et la vulgarité, le limerick est une trouvaille anglosaxonne qui n’a jamais vraiment passé la Manche. »

Éric Dussert
L’Alamblog
« Limerick à la main »

samedi 3 février 2018

circassienne


Cette clown croate Ursu-
Le qui tambourine et hulu-
Le puisque issue du mime
Ignore avec quoi rime
En français le mot « cul ». 


lundi 1 janvier 2018

en 2018


En deux mille dix-huit
Nous mangerons douze huîtres
Ecrirons quelques épîtres
(voire cinq ou six chapitres)
& nous attendrons la suite.


mercredi 27 décembre 2017

Enc(o)re mieux qu'à Noël


Peut-on donc dire que l’on a affaire ici à de la poésie ? Quelle que soit la réponse donnée à cette question, le livre s’ouvre sur une citation de Léo Ferré qui souligne une évidence trop souvent oubliée dans la tribu des poètes : toute ségrégation lexicale (dans un sens ou dans un autre) n’a rien à voir avec ce qui fait d’un texte un poème – il suffit de (re)lire Villon, par exemple, pour illustrer cela. Même si dans la plupart de ces 238 quintils l’auteur appelle une chatte une chatte, cette dominante érotique ou pornographique (chacun en décidera, conformément à la fameuse formule dont l’origine est discutée  : « la pornographie, c’est l’érotisme des autres ») ne l’empêche pas de traverser les lexiques les plus divers en évoquant des sphères culturelles qui vont de Betty Boop à Magritte, en passant par de nombreux écrivains : Hugo Ball, Sade, Kafka, Dante, Pierre Louÿs, Kerouac, Mallarmé, Poe, Sagan, Foucault, etc.

Bruno Fern

(26 décembre 2017)



(co)dirigé par Fabrice Thumerel


vendredi 15 décembre 2017

limerick 77

Cette poétesse née à Halifax
Ne s’encombre guère de la syntaxe
Pour confectionner de forts limericks
Elle y glisse des rimes en X
+ 1 époustouflant hapax.

in



mercredi 13 décembre 2017

du verbe « limeriquer »

Il fallait que la mémoire de Luc Etienne soit célébrée. Jacques Barbaut s’y emploie, qui reprend le flambeau, en signant à son tour de splendides « à-peu-près phonétiques » avec une euphorie contagieuse. A le lire, on se prend au jeu. C’est une poésie transmissible, porteuse de mots qui donnent la fièvre. Dans la postface de son ouvrage, toute remplie de citations jouissives, Jacques Barbaut compare cette magie à celle des murs de pissotières où les dessins laissés par des inconnus suscitent l’inspiration de visiteurs qui y rajoutent des détails ou des commentaires : le graffiti vire au cadavre exquis. 

Agnès Giard
« Les 400 Culs »




dimanche 10 décembre 2017

limerick 96



https://www.aethalides.com


L’art « mineur » l’est-il parce qu’il est puéril ? Barbaut prend (et donne) un plaisir enfantin à « limeriquer » une « jeune fille du Massachusetts » capable « de pisser sur la table / Et de sécher sa chatte avec ses chaussettes ». Peut-être aussi parce qu’il est artisanal. « Solidarité sainte de l’artisanat », dirait Brassens, entre Barbaut et ses éditeurs, qui partagent son soin diabolique du détail. On goûtera le même perfectionnisme dans les vidéos, visibles sur Youtube, où le « limeriqueur » fait plus court que « La Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède ». Mais ni moins culotté, ni moins savoureux.
François Huglo
Sitaudis (7 déc. 2017)

vendredi 8 décembre 2017

Ceci n’est pas un limerick

Ce fils de banquier Raymond Roussel
Fut (incontestablement) le père spirituel
Du marchand de sel
Duchamp Marcel
Autre immortel.

jeudi 7 décembre 2017

un limerick de William H. Gass

J’ai couché un jour avec une nonne 
Qui avait tout d’une garçonne :
Pas un seul poil sur le caillou
Et quant à ce qui était dessous :
Bim bam bom bim bam badabom.

Un bifton de dix à qui trouvera mieux que mon dernier vers, claironne Culp.


Le Tunnel (The Tunnel)
William H. Gass
Traduit de l’américain par Claro
Le Cherche Midi, coll. « Lot 49 », 2007
(720 pages, cit. p. 320) 



Après l’académicien et « l’idole des jeunes »
Ce fut William H. Gass, cette nuit dernière, à l’âge de 93 ans,


annonça ce matin Claro, en son Clavier cannibale, qui est son blog, lequel vient de fêter ses dix ans d’existence.

Echo & Co

Quand sur Sitaudis
François se déclare fan d’Alice
Au fin lettré Huglo
Le limerickeur Barbaut
Assure : « C’est un délice ! »

dimanche 3 décembre 2017

pour un centenaire

Je m’aperçois seulement ce soir que Gershon Legman — né le 2 novembre 1917 en Pennsylvanie (E.-U.) —, qui fut très exactement à l’origine de la conception d’Alice à Zanzibar, aurait pu cette année fêter ses cent ans.

Au début de l’année 2008, approximativement, sur un banc public situé devant le 17 de l’avenue Corentin-Cariou, quartier de la Villette, dans le XIXe arrondissement de Paris, je découvris un fort exemplaire relié (hard cover), abandonné parmi d’autres, la plupart en anglais, que je décidai, après feuilletage express — ou humer l’air des pages — d’emporter : sans doute la vue immédiate de ces blocs de cinq vers se succédant me suggéra aussitôt une poésie que je subodorais vaguement d’humeur joueuse, voire licencieuse.

(premier paragraphe de la postface, « Du limerick », d’Alice à Zanzibar)





exemplaire trouvé
1969, épais volume de 598 pages

(bords jaquette abîmés)

jeudi 30 novembre 2017

mardi 28 novembre 2017

2 3 8



Alice à Zanzibar

238 limericks

suivis de leurs règles,
d'une postface
et d'un index

(96 pages, 12 euros)




est sortie de chez l’imprimeur.




dimanche 15 octobre 2017

barbeauterie

Cette bosseuse éduquée à Auch
Qui pointe une fière paire de loches
Est loin d’être moche
En tapinant avenue Foch
Elle s’en met plein les poches.

mercredi 11 novembre 2015

173 / 234


Cette chaudasse de La Paz
Dont j’ignorais le blaze
Me traita de tous les noms
Lorsque je répondis « non »
A ses propositions de naze.