Les éditions Æthalidès ont dix ans d’existence, mais c’est la première fois qu’elles participent au Marché de la poésie, place Saint-Sulpice. Aussi ont-elles décidé d’inviter tous leurs auteurs « poètes » à y participer.
— On s’y voit ?
Les éditions Æthalidès ont dix ans d’existence, mais c’est la première fois qu’elles participent au Marché de la poésie, place Saint-Sulpice. Aussi ont-elles décidé d’inviter tous leurs auteurs « poètes » à y participer.
— On s’y voit ?
Aristide Filoselle*, « brave » fonctionnaire retraité, collectionne compulsivement les portefeuilles qu’il a barbotés — après avoir collé méticuleusement une étiquette avec le nom de chaque propriétaire sur chacun d’entre eux, il les classe par ordre alphabétique dans les rayonnages de sa bibliothèque. Il découpe aussi dans les rubriques « faits-divers » des journaux et magazines tous les articles relatant ses filouteries et autres larcins, et les répertorie. C’est là son « œuvre », espiègle, celle d’un personnage attachant, inoffensif quoique hors la loi (outlaw), singulier, naïf et pour cela profondément original.
« J’ose dire, messieurs, que c’est une collection unique en son genre… », affirme Tintin (Le Secret de la Licorne, p. 59, III, 2)
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* philo-selles —> « aimant les étrons » (bloqué au stade anal ?).
> cf. Nicole Benkemoun, La Dernière Aventure de Tintin et Hergé. L’Alph-Art et l’art de l’inachevé, éditions Sépia, 2022, p. 73
A bon château bon râteau
Fait un tapis ras tissé
Ce sera demain Dimanche
Tout en récitant l’Ave
Ce râteau sourit aux anges
Mais on ne l’a pas lavé
Et ses dents ne sont pas blanches
(... & prends-en de la graine)
Le bonheur des Jeux olympiques, c’est le rendez-vous avec les invisibles. Tous les quatre ans, les Jeux sont l’occasion de revoir ce qu’on ne voit jamais : les haltérophiles plantés comme des Botero en barboteuse devant leur barre, les lutteurs en rouge et bleu qui se roulent à terre dans des passes sensuelles et mystérieuses, les taekwondistes qui s’affrontent de biais et refusent de voir leur adversaire en face, les waterpolistes qui sortent à peine de l’eau bouillonnante et dont on confond le casque avec la balle, les frénétiques du BMX qui moulinent à la folie sur leurs trop petits vélos et se balancent joyeusement en dehors de la piste, les tireurs au pistolet hiératiques qui lèvent le bras au ralenti pour tirer plus vite entre deux battements de leur cœur olympique.
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Paul Fournel, Ouest France, 25 juin 2024
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