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mercredi 16 septembre 2020

bruissement

 

« Gulliver chez les géants de Brobdingnag, Micromégas, Montaigne, La Fontaine, Ponge, vous avez prêché à un convaincu, parlé de corde à un pendu. À qui a suivi le nain vert imberbe et le rouge à barbe blanche d’un logis de poisson à l’autre, trouvant dans la mer une lune, un chat, une scie, un marteau et l’électricité, à qui a participé aux guerres où se taillent et s’estoquent les guêpes, les abeilles, les frelons, et découvert dans les ruches la lutte des classes et celle des sexes, pouvez-vous offrir des voyages plus merveilleux dans les mondes divers et décentrés que l’hélicoptère du professeur Duradar ou l’arbre creux, le palais-corolle, une libellule à nacelle ? »


François Huglo

Les Intimes 2

Patrick Fréchet éditeur / Les presses du réel

2020 [p. 13]




lundi 7 septembre 2020

VIIII

 


Le mot ermite a connu une variation orthographique dont il est difficile d’établir la cause sinon par conjectures. Il est en effet possible d’écrire ermite avec un h, ce dont témoigne la neuvième lame du tarot de Marseille, couramment usité depuis le seizième siècle pour la cartomancie. Selon l’Encyclopédie de la divination la plus récente, écrite dans les années soixante par un druide, le terme ermite vient du grec ermites, lui-même dérivé de eremos, désert. Il a été écrit avec un h pour relier le mot à Hermès, le dieu du commerce, des transports et du voyage, conducteur des âmes aux Enfers, ce qui le désigne aussi comme la figure tutélaire de l’occultisme.


Muriel Pic

Affranchissements

Seuil, « Fiction & Cie »

2020 (p. 38)



lundi 30 septembre 2019

Jour de fête


« Le plus intime en nous ce sont les autres. »
J.-Fr. Bory


Préface : « François H. », par Michel Valprémy

Le démon de saint Jérôme
La Boétie via Abensour 
Hugo faber 
Baudelaire au travail 
Le désert, Rimbaud 
Paul Lafargue 
Trois textes de Paul Valéry 
Emmanuel Bove 
Les métamorphoses de Tintin 
Pierre Garnier, un agitateur 
Jean-Christophe Averty
Les récits instantanés de Carole Naggar
Julien Blaine autour de 68
Jean-François Bory dans les dés
Christian Prigent dans la place
Jean-Pierre Verheggen prix Nobelge
Éric Clémens, un pacte démocratique
Christophe Tarkos
Ivar Ch'Vavar via Pierre Vinclair 
Album Barbaut
Sylvie Nève, un abêtcédaire
Didier Moulinier, un amour de moi
Bobillot C'est les rats
Philippe Jaffeux en 26 mots
Jacques Donguy et la poésie numérique
Michel Valprémy, la chambre claire-obscure

Remerciements et dialogue annexe
Antécédents
Lire, c’est tout

[…] L’autorité du critique incite-t-elle à la lecture ? Son « puisque je vous le dis » vaut-il comme argument de vente, ou d’achat ? Sa descente en flammes dissuade-t-elle ? Encore faudrait-il qu’on sache de quoi il parle. Or, il ne parle que de lui, de ses goûts, de son goût, excellent puisqu’il occupe la position de critique ! Le lecteur n’occupe aucune position, il navigue au gré des livres qu’il lit, chacun émet un coup de dés, chacun décide. Il prend un risque, il recommence, il n’est personne. Aucune posture : il n’interviendra pas (zen ?). Il se laisse (ou non) prendre au jeu, se met en jeu. C’est tout.

Lecteur, comme n’importe qui, et pourtant la lecture s’apprend. Quand le jugement tombe, toujours trop vite, comme un couperet, elle reste en suspens. Nos chers professeurs des classes secondaires ne nous demandaient pas notre avis sur les auteurs, mais une attention soutenue au texte. C’est tout. 

Ce n’est pas à l’information de mettre en valeur le journaliste. Il est là pour transmettre, pour représenter une partie du monde, ou une population, à une autre. Il peut aussi, aventure comparable à celles de Tintin, reporter et explorateur, tenter d’entrer dans un livre, de le prendre sur lui pour le porter vers d’autres, le leur présenter, le représenter. C’est tout.


François Huglo
Les Intimes

Patrick Fréchet éditeur / Les Presses du réel
2019, 148 p., 14 euros



en excellente compagnie (« intime dream team »)


mardi 10 septembre 2019

jeudi 15 août 2019

histoire



in H ! Hache ! Hasch ! Hallucinations de la lettre « H »

(Nous, 2016, p. 85)


lundi 25 février 2019

H H H





t H o m a s
b e r n H a r d
goethe se m H eurt

Traduit de l’allemand (Autriche) par Daniel Mirsky.

* * *

Choisir pour titre Goethe schtirbt (et non Goethe stirbt) ne relève en effet ni de la faute d’orthographe ni du néologisme. C’est au contraire un jeu de langage délibéré, qui précipite d’emblée l’événement de la mort de Goethe des hauteurs sublimes de la langue allemande jusqu’au plancher des vaches du dialecte autrichien.

Dans la bouche d’un fils de paysans des Préalpes, le prince de Weimar ne meurt pas — stirbt —, mais il « claque », « crève », « clamse » — schtirbt. Très prisé dans la littérature autrichienne, de Nestroy à Jelinek en passant par Kraus, ce jeu avec la langue et ses codes participe d’une vieille tradition critique.

Christine Lecerf, le Monde des livres (5 décembre 2013)

mardi 3 avril 2018

« H » — du nouveau


Giorgio Manganelli, Aux dieux ultérieurs
traduit de l’italien par Philippe Di Meo
« Petite Bibliothèque Ombres »

>>> transmis par C. K. G.

jeudi 15 mars 2018

service funèbre


annonce pleine page (37) noir et blanc 

du Magazine littéraire, n° 171, « Valéry Larbaud »

(couverture de Moretti)

avril 1981

— j’ai 21 ans —

vendredi 9 mars 2018

le printemps des poHètes



H ! Hache ! Hasch ! Hallucinations de la lettre H
Editions Nous
2016 (p. 83 : « H inspiré »)

dimanche 16 juillet 2017

élargissements


                                                     Juliette S.

Merci infiniment aux « lycéens de i-voix »
pour leurs quelque quatre-vingts détournements,
prolongations, prélèvements, appropriations
& transformations.

(17 novembre 2016 - 18 juin 2017)



mercredi 14 juin 2017

c r a c


Raymond Hains (1926-2005)
[de la série SEITA / SAFFA]

lundi 12 juin 2017

numéro seize



XVI

Brisée à coup de hache l’eau imprimée
À fleurs couvre maintenant les épaules les hanches
Comme l'image dans l'œil noué de
Reflets de casseroles mais ce n'est qu’
Elle-même se rafraîchissant le regard tandis que
Je me rince le néant contre un mur
Blanc ce phénomène s’examine en rêve sans
Laisser tomber de gouttes sur la moindre surface.


XVII

Divine exactitude : au cinéma plus près de celle
Qui s’éloigne en courbe en pleurs puis
Un petit grincement vulgaire comme nuée du matin
J'ai crié sans peine tel un chameau
Condamné à une ode perçant son cœur mort
Sablé d’amant en crachin jusqu’au soir
Cœur encore hanté par l’étroite crainte de
S’exposer sous des voûtes prêtes à gronder.





lundi 5 juin 2017

jeudi 30 mars 2017

...



Ehen, hen, hen. Mna dies, Monsieur, mna dies. […] Hen, hen, hasch. […] Ha, ha ! Il n’a paire de chausses qui veut. […] Hen, hen, ehen, hasch. Cza, je vous prouve que me les doivez bailler. […] Parisius habet clochas. Ergo gluc. Ha, ha, ha ! C’est parlé cela ! […] Hen, hasch, ehasch, grenhenhasch ! […] Jusques à ce que nous les ayez rendues, nous ne cesserons de crier après vous comme un aveugle qui a perdu son bâton, de braisler comme un âne sans croupière, et de bramer comme une vache sans cymbales.

« La harangue de Maistre Janotus de Bragmardo faite à Gargantua pour recouvrer les cloches. » 
Chapitre XVIII.

La Vie inestimable du grand Gargantua, père de Pantagruel 
M. D. XXXV.
On les vend à Lyon, chés François Juste, devant Nostre Dame de Confort

lundi 13 février 2017

Hah... Wooh...

Le fait le plus remarquable est l’existence d’un verbe « ne pas être » : Wooh, différent du verbe « être » : Hah (je me permets de rappeler ici que dans le n° 1 des Subsidia Pataphysica, j’ai proposé d’adjoindre au lexique français des mots négatifs formés par la préfixation de la lettre n dans le cas d’un vocable commençant par une voyelle ; ainsi « nêtre » pour « ne pas être ». Hamlet dirait : « Être ou nêtre, voilà la question », ou encore : Hah… Wooh… ; mais Lewis Carroll ne donne pas les équivalents de « voilà » et « question » en langage chien).




De quelques langages animaux imaginaires et notamment du langage chien dans « Sylvie et Bruno »
Raymond Queneau 
L’Envers / L’Herne (1971, 32 pages)

[p. 12-13]

jeudi 9 février 2017

33


Autobiogre d’A.M.75, précédé de Hervé et suivi de Mê
Hachette / POL
collection dirigée par Paul Otchakovsky-Laurens
1980, 120 p.



vendredi 20 janvier 2017

[ fanilibarbo ]

sur ://i-voix.net/

pour ta lecture de H ! Hasch ! Hache !

ici :   http://i-voix.net/2016/12/fanny-lit-barbaut.html

Fanny, je te dis : Merci ! trois fois

je te délivre un 19/20

>>> merci aussi à toutes et à tous




vendredi 6 janvier 2017

archives sonores


« Le Coup de cœur », d'Anthony Bellanger :

H ! Hache ! Hasch ! de Jacques Barbaut


France Inter, mardi 21 juin 2016 (durée : 3 min 25)

dimanche 18 décembre 2016

D’ la dynamite !

Jacques Barbaut n’est pas un écrivain ordinaire. […]





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N.B. (ou point d’orgue) : Cher Alain Helissen, HiroshimA, soyons exact, ne fut point une bombe « H » (ce que jamais je n’ai écrit, H ! Hache ! Hasch !, p. 87), mais bien une bombe « A » (A As Anything, p. 80), question de juste initiale…



dimanche 2 octobre 2016

rectHO / versOH


anneau pour clés / carton découpé