lundi 27 septembre 2010

hy brides


MADAME ROONEY. — […] Ne t’occupe pas, mon chéri, je baragouine toute seule. (Pluie plus fort. Pas traînants, etc.) Je me demande si les bardots peuvent procréer.
Ils s’arrêtent, M. Rooney le premier.
MONSIEUR ROONEY. — Tu dis ?
MADAME ROONEY. — Viens, mon chéri, ne t’occupe pas, on va se faire saucer.
MONSIEUR ROONEY (avec force). — Si les quoi peuvent quoi ?
MADAME ROONEY. — Les bardots. Procréer. (Un temps.) Tu sais, les bardots, ou les hémiones, enfin, tu vois, n’est-ce pas qu’ils sont impuissants, ou stériles, enfin tu vois ce que je veux dire. (Un temps.) Ce n’était pas le petit d’un âne, tu sais, pas du tout. J’ai demandé au professeur de théologie.
Un temps.
MONSIEUR ROONEY. — Il devrait savoir, lui.
MADAME ROONEY. — Oui, c’était un bardot, il est entré à Jérusalem — c’était bien Jérusalem ? — sur le dos d’un bardot. (Un temps.) Ça doit signifier quelque chose. C’est comme les passereaux, que beaucoup desquels nous valons plus. Ce n’était pas des passereaux du tout.
MONSIEUR ROONEY. — Que beaucoup desquels !… Tu exagères, Maddy.
MADAME ROONEY (émue). — Ce n’était pas des passereaux du tout !
MONSIEUR ROONEY. — Ça fait monter notre prix ?
[…]

Samuel Beckett, Tous ceux qui tombent (All That Fall), pièce radiophonique, traduit de l’anglais par Robert Pinget (Éd. de Minuit, 1957)

mercredi 15 septembre 2010

o n d e s

L’Atelier littéraire a disparu des grilles de France Culture.


Son auteur et sa voix, Pascale Casanova, a été licenciée par Radio France.

Cette nouvelle a suscité l’émotion de plusieurs écrivains, et Mediapart publie leur texte en forme d’hommage.

mardi 14 septembre 2010

mercredi 8 septembre 2010

feuilles d’automne (1/10)


n° 1124
janvier 1985 (1977)
320 pages

Série « Fins de siècles » dirigée par Hubert Juin
Pauvert (1963) / Librairie Alphonse Lemerre (1935)


Raymond Roussel est né à Paris le 20 janvier 1877 et est mort à Palerme — Sicile —,
Grand Hôtel & des Palmes, le 14 juillet 1933.

(n’est-ce pas, le Tenancier ?)


mardi 7 septembre 2010

C hao Z


C comme Baum(e)
L comme Magicien d’
A comme Féeries
R comme Hermès

O com’ Ouragan 

____________
septembre 2010, 496 pages

mercredi 1 septembre 2010

mercredi 25 août 2010

rentrée littéraire

144 p.

104 p.

72 p.

Le Quartanier Éditeur, Montréal (Québec)
collection OVNI, numéros 7, 9 et 10
2010

lundi 23 août 2010

mardi 17 août 2010


Engendrer

— Ah ! monsieur le savant, ne pourriez-vous point me dire comment les enfants se font ?
— Non, mon ami ; mais si vous voulez, je vous dirai ce que les philosophes ont imaginé, c’est-à-dire comment les enfants ne se font point.
Voltaire
L’Homme aux quarante écus.


Attendre

Pour dire d’un mot cette sublime et délicieuse poésie : dès le berceau, la femme est mère, folle de maternité. Pour elle, toute chose de nature, vivante et même non vivante, se transforme en petits enfants.
Jules Michelet
La Femme


Mettre au monde

Des naissances on en a à revendre ! Les énumérer ! « Je suis née ici, je suis née là-bas, je suis née ailleurs, à l’envers, à l’endroit, au diable, au milieu de, à l’encontre de, à la place de, à l’étonnement, au grand dam, au grand remords… », on n’en finit plus !
Robert Pinget
Le Renard et la Boussole

lundi 12 juillet 2010

jeudi 8 juillet 2010

Des trois raisons... (pour le moins)

« Dans A As Anything, le A, multiple, est un spectacle permanent. »


Christophe Kantcheff, Politis, n° 1110, 8-14 juillet 2010

____
N. B. : Monsieur Kantcheff, cher, cette citation de Tristan Tzara est tout ce qu’il y a de plus authentique — et non retouchée : on la trouve généralement dans la bouche de M. AA, antiphilosophe, in la Deuxième Aventure céleste de M. Antipyrine.

mardi 6 juillet 2010


Je sais nager, je sais voler. Formidable. Qu’est-ce que ça veut dire ? C’est tout simple : ne pas savoir nager, c’est être à la merci de la rencontre avec la vague. Alors, vous avez l’ensemble infini des molécules d'eau qui composent la vague ; ça compose une vague et je dis: « c’est une vague » parce que ces corps les plus simples que j’appelle « molécules », en fait, ce n’est pas les plus simples, il faudra aller encore plus loin que les molécules d’eau. Les molécules d'eau appartiennent déjà à un corps, le corps aquatique, le corps de l’océan, etc., ou le corps de l’étang, le corps de tel étang. C’est quoi la connaissance du premier genre ? C’est : aller, je me lance, j’y vais, je suis dans le premier genre de connaissance : je me lance, « je barbote » comme on dit. Qu’est-ce que ça veut dire « barboter » ? Barboter, c’est tout simple. Barboter, le mot indique bien, on voit bien que c’est des rapports extrinsèques. Tantôt la vague me gifle et tantôt elle m’emporte ; ça, c’est des effets de choc. C’est des effets de choc, à savoir : je ne connais rien au(x) rapport(s) qui se compose(nt) ou qui se décompose(nt), je reçois les effets de parties extrinsèques. Les parties qui m’appartiennent à moi sont secouées, elles reçoivent un effet de choc des parties qui appartiennent à la vague. Et alors tantôt je rigole et tantôt je pleurniche, suivant que la vague me fait rire ou m’assomme, je suis dans les affects-passion.

Gilles Deleuze
transcription du cours du 17 mars 1981 (Vincennes)



vendredi 2 juillet 2010

« A comme Anatole… »

 France Culture
dimanche 4 juillet 2010, de 17 à 18 heures
 Pascale Casanova,
accompagnée des critiques littéraires Christophe Kantcheff et Xavier Person,
reçoit dans son émission l’Atelier littéraire :
— Christian Prigent, Météo des plages (POL),
— Jacques Barbaut, A As Anything (Nous),
— Manuel Joseph, la Tête au carré (POL).

dimanche 27 juin 2010

révélation



« Le maquereau, qui prospère dans les régions supérieures, reproduit sur son dos les mouvements des vagues, comme le ferait un peintre de marine. Mais le maquereau d’or se roulant au milieu des paquets de mer, dont l’embrun brise les rayons du soleil, a passé à la teinture sous l’arc-en-ciel, imprimé sur un fond d’or et d’argent…
« Qu’est-ce donc tout ceci, sinon de la photographie ? Sur sa plaque d’argent, soit chlorure, bromure, iodure d’argent, puisque l’eau de mer est censée tenir ces trois halogènes, ou sur sa plaque albumineuse ou mieux gélatineuse imprégnée d’argent, le poisson condense les couleurs réfractées par l’eau. Submergé dans le révélateur, sulfate de magnésie (— fer), l’effet dans le statu nascenti devient si énergique, que l’héliographie se produit directement. Et le fixateur, l’hyposulfite de soude, ne doit pas être bien loin, pour le poisson qui séjourne dans le chlorure de sodium et les sels sulfatés et qui, d’ailleurs, apporte sa provision de soufre.
« Est-ce plus qu’une métaphore ? Certes ! Admis que l’argent des écailles des poissons ne soit pas de l’argent, l’eau de mer renferme toujours des chlorures d’argent et le poisson n’est presque qu’une plaque de gélatine. »

August Strindberg, Inferno


mercredi 23 juin 2010

mardi 29 juin

de 20 à 23 heures 
lectures-performances
(entre autres)
à
105, rue du Faubourg-du-Temple
75010 Paris
métro : Belleville ou Goncourt

En périphérie du 28e Marché de la poésie, Jean-Michel Espitallier invite pour cette soirée :
Frank Smith, David Sillanoli et Les Toutes, Laure Limongi, Jacques Barbaut et Djulee Jay.


mardi 22 juin 2010

Accès (double)


Philémon et le naufragé du « A », Fred (1973)

samedi 19 juin 2010

météo du Marché (28e)


©left catalogue ÉDITIONS général CENTPAGES


lundi 14 juin 2010

de A à bu ZZZZZZZZZZZZZZZZZ





[…] Plus que des miscellanées, A As Anything est une rêverie sur la lecture, sans début ni sortie indiqués : à lire et à dire dans tous les sens, comme au premier jou(i)r du dire et du lire — entre le babil et l’abécédaire. 

Samuel Lequette, « Quelque chose A »


samedi 12 juin 2010

sign ture

VOUS 

(ou à) 

TOI 

(en couleur)

par l’h)Auteur en personne

d’A As Anything, éditions Nous

samedi 19 juin, à partir de 16 heures

Marché de la poésie — place Saint-Sulpice (cAbAne D12)


Ami(e)s ardant(e)s, amateurs aiguisés — aïeux, ados —, artistes artificiels, aimables addicts, accros & ahuris, adorables affranchies, attachantes accoucheuses… attendus…

vendredi 11 juin 2010

Juste un doigt



Les théories littéraires, ça revient à tremper son index dans une tasse de thé pour savoir s’il est bien infusé.

 (d’après flâneries
O’Connor)

jeudi 10 juin 2010

à l’Ancre

— bien belle brève —


Éric Loret, Libération, cahier « Livres », jeudi 10 juin 2010

lundi 7 juin 2010

mardi 1 juin 2010

lundi 31 mai 2010

Accord


la-poesie-elementaire — galaxie dm

mardi 25 mai 2010

L’A, c’est cité, selon cl A ro

[…] dont la devise semble être « à dada » […]




Claro, en son « Clavier cannibale »
auteur du désormais classique Livre XIX en 1997


 [ err. : au lieu de Brisson, lire Brisset ]

vendredi 21 mai 2010

les frères Jacques

 — mais sans collants moulants

544 pages, novembre 2008 — seize couleurs —, 42 euros

48 pages, novembre 2007 — À supposer… —, 12 euros

344 pages, avril 2008 — avec CD audio —, 28 euros

112 pages, mai 2010 — Anthologie de la lettre A —, 12 euros



mercredi 19 mai 2010

lundi 17 mai 2010

lundi 10 mai 2010

pour changer



Or, « Z » est la lettre de la mutilation : phonétiquement, Z est cinglant à la façon d’un fouet châtieur, d’un insecte érinnyque ; graphiquement, jeté par la main, en écharpe, à travers la blancheur égale de la page, parmi les rondeurs de l’alphabet, comme un tranchant oblique et illégal, il coupe, il barre, il zèbre […].

mardi 4 mai 2010

Ambition

le livre

expAnsion totAle de lA lettre

doit d’elle tirer

directement

une mobilité et spAcieux

pAr correspondAnces

instituer un jeu

on ne sAit

qui confirme lA fiction

                                                    Stéphane Mallarmé
                                                    Quant au livre
                                                    « Le livre, instrument spirituel »

vendredi 30 avril 2010

in(c/v)itation (une)


le vendredi 7 mai à 19 h 30
Armel Louis
Accueille
à
lA lucArne des écrivAins

jAcques bArbAut

about

A AAnything

— Anthologie de la lettre A —

 Éditions Nous, collection «  Disparate », Caen

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… signatures, lectures, débats, colloques, monovocalisme(s), palindromes, tautogrammes, exploits typo, calligrammes, artifices (jeux d’), pêche aux canards, vignettes & culs-de-lampe…

& blah-blah-blah & blah-blah-blah…

en présence de Jacques Demarcq
introducteur et génial traducteur en français de E.E. Cummings
— 95 poèmes, « Points »/Poésie, 2006 —,
scripteur-oiseleur aussi :
les Zozios, Nous, 2008 ; Nervaliennes, José Corti, 2010.
_______________
La Lucarne des Écrivains / 115, rue de l’Ourcq, pAris XIX / 01 40 05 91 29
M° Crimée, ligne 7 
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dimanche 25 avril 2010

jeudi 22 avril 2010

jeudi 15 avril 2010

— Bouh !



L’enfance et son monde sont pour la période médiévale bien difficiles à connaître. Plus spécialement, dans le cadre général de l’éducation, les êtres dont on effrayait les enfants, les « croquemitaines », sont mal connus.
Suivant la définition qu’en a donnée Charles Joisten, les croquemitaines « sont des personnages que l’on invoquait pour effrayer les enfants dans l’intention de les éloigner d’un danger ou tout simplement pour les faire obéir ». Nicole Belmont a tenté voilà peu d’établir une classification. Après les êtres anthropomorphes et zoomorphes, elle place sous le qualificatif (provisoire) d’« êtres verbaux » tous les êtres fantastiques dont la seule caractéristique semble être le nom, sur lequel repose toute la vertu d’effroi qu’ils suscitent *. « On ne raconte en effet rien, écrit Nicole Belmont, à leur sujet, ni légende, ni description physique, ni faits ni gestes. » Et l’auteur de citer comme l’un de ces êtres la Babou, dont la plus ancienne mention remonte au XVIe siècle.
Or, nous avons rencontré dans deux recueils d’exempla du XIIIe siècle la mention d’un croquemitaine, le barbo ou barbou, qui semble à première vue s’insérer dans la famille des « être verbaux » et plus particulièrement dans celle de la Babou, évoquée ci-dessus. […]
En conclure que « faire barbo » signifierait à la lettre imiter ce démon qui terrorise les petits enfants et qui murmure ou pousse de petits cris dans les coins sombres serait donner trop d’importance au second élément de la définition d’Isidore de Séville, tiré — rappelons-le — de saint Jérôme. […]
Nous pourrions ajouter à cette liste d’autres attestations. À Gerzat (Puy-de-Dôme), on fait peur aux enfants, pour les rendre sages, avec une bête noire fantastique qu’on appelle le Barbo. En Bourbonnais, le barbo ou babo est un animal ou un lutin noir chargé de toutes les horreurs, habitant de préférence les cheminées et dont on effrayait les enfants déplaisants dans les régions de Gannat ou de Commentry. […]
On peut d’abord penser que la barbe effrayant les enfants, ce mot a pu contaminer l’onomatopée. […]
Les substantifs féminins barbote ou barbace ont également le sens de « masques à barbe ». Nous remarquerons que ce masque est étroitement lié à la personne du diable et à sa représentation. […]

(* nous soulignons)

_______
Source :
Jacques Berlioz, « Masques et croquemitaines. À propos de l’expression “ faire barbo ” au Moyen Âge » (page 221 à 234), in

jeudi 8 avril 2010

Savon à barbe




« Le shampooing de Marcel Duchamp »
Man Ray (1916)

samedi 3 avril 2010

Kantor / séquences


du 6 au 26 avril au cinéma Accatone
20, rue Cujas,  75005 Paris

 photographies de Jacquie Bablet


À l’occasion d’une rétrospective des films consacrés à l’homme de théâtre,
l’association le Retour d’Ulysse a le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition,

le mardi 6 avril à 20 heures

précédé de la projection, à 18 heures, du film de Denis Bablet, le Théâtre de Tadeusz Kantor


jeudi 1 avril 2010

jeudi 25 mars 2010

Syllogisme



Prémisse majeure

Homère est l’auteur présumé de l’Iliade et de l’Odyssée.

Prémisse mineure 

Homère se découpe en deux syllabes.

Conclusion

L’auteur présumé de l’Iliade et de l’Odyssée se découpe en deux syllabes.

mardi 16 mars 2010

Du champ’


… et du meilleur !

du Canard-Du-Chêne !

vendredi 12 mars 2010

« hors du rond »

… des enfants… improvisent… une comptine.

pour le jeu des poissons     hon
            tous en rond
les filets sont les garçons
et les filles comme des poissons
se faufilent dessous les bras
               1, 2, 3

                 […]

(page 19)

L’Air de l’eau — un opéra —
in