vendredi 21 mai 2010

les frères Jacques

 — mais sans collants moulants

544 pages, novembre 2008 — seize couleurs —, 42 euros

48 pages, novembre 2007 — À supposer… —, 12 euros

344 pages, avril 2008 — avec CD audio —, 28 euros

112 pages, mai 2010 — Anthologie de la lettre A —, 12 euros



mercredi 19 mai 2010

lundi 17 mai 2010

lundi 10 mai 2010

pour changer



Or, « Z » est la lettre de la mutilation : phonétiquement, Z est cinglant à la façon d’un fouet châtieur, d’un insecte érinnyque ; graphiquement, jeté par la main, en écharpe, à travers la blancheur égale de la page, parmi les rondeurs de l’alphabet, comme un tranchant oblique et illégal, il coupe, il barre, il zèbre […].

mardi 4 mai 2010

Ambition

le livre

expAnsion totAle de lA lettre

doit d’elle tirer

directement

une mobilité et spAcieux

pAr correspondAnces

instituer un jeu

on ne sAit

qui confirme lA fiction

                                                    Stéphane Mallarmé
                                                    Quant au livre
                                                    « Le livre, instrument spirituel »

vendredi 30 avril 2010

in(c/v)itation (une)


le vendredi 7 mai à 19 h 30
Armel Louis
Accueille
à
lA lucArne des écrivAins

jAcques bArbAut

about

A AAnything

— Anthologie de la lettre A —

 Éditions Nous, collection «  Disparate », Caen

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… signatures, lectures, débats, colloques, monovocalisme(s), palindromes, tautogrammes, exploits typo, calligrammes, artifices (jeux d’), pêche aux canards, vignettes & culs-de-lampe…

& blah-blah-blah & blah-blah-blah…

en présence de Jacques Demarcq
introducteur et génial traducteur en français de E.E. Cummings
— 95 poèmes, « Points »/Poésie, 2006 —,
scripteur-oiseleur aussi :
les Zozios, Nous, 2008 ; Nervaliennes, José Corti, 2010.
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La Lucarne des Écrivains / 115, rue de l’Ourcq, pAris XIX / 01 40 05 91 29
M° Crimée, ligne 7 
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dimanche 25 avril 2010

jeudi 22 avril 2010

jeudi 15 avril 2010

— Bouh !



L’enfance et son monde sont pour la période médiévale bien difficiles à connaître. Plus spécialement, dans le cadre général de l’éducation, les êtres dont on effrayait les enfants, les « croquemitaines », sont mal connus.
Suivant la définition qu’en a donnée Charles Joisten, les croquemitaines « sont des personnages que l’on invoquait pour effrayer les enfants dans l’intention de les éloigner d’un danger ou tout simplement pour les faire obéir ». Nicole Belmont a tenté voilà peu d’établir une classification. Après les êtres anthropomorphes et zoomorphes, elle place sous le qualificatif (provisoire) d’« êtres verbaux » tous les êtres fantastiques dont la seule caractéristique semble être le nom, sur lequel repose toute la vertu d’effroi qu’ils suscitent *. « On ne raconte en effet rien, écrit Nicole Belmont, à leur sujet, ni légende, ni description physique, ni faits ni gestes. » Et l’auteur de citer comme l’un de ces êtres la Babou, dont la plus ancienne mention remonte au XVIe siècle.
Or, nous avons rencontré dans deux recueils d’exempla du XIIIe siècle la mention d’un croquemitaine, le barbo ou barbou, qui semble à première vue s’insérer dans la famille des « être verbaux » et plus particulièrement dans celle de la Babou, évoquée ci-dessus. […]
En conclure que « faire barbo » signifierait à la lettre imiter ce démon qui terrorise les petits enfants et qui murmure ou pousse de petits cris dans les coins sombres serait donner trop d’importance au second élément de la définition d’Isidore de Séville, tiré — rappelons-le — de saint Jérôme. […]
Nous pourrions ajouter à cette liste d’autres attestations. À Gerzat (Puy-de-Dôme), on fait peur aux enfants, pour les rendre sages, avec une bête noire fantastique qu’on appelle le Barbo. En Bourbonnais, le barbo ou babo est un animal ou un lutin noir chargé de toutes les horreurs, habitant de préférence les cheminées et dont on effrayait les enfants déplaisants dans les régions de Gannat ou de Commentry. […]
On peut d’abord penser que la barbe effrayant les enfants, ce mot a pu contaminer l’onomatopée. […]
Les substantifs féminins barbote ou barbace ont également le sens de « masques à barbe ». Nous remarquerons que ce masque est étroitement lié à la personne du diable et à sa représentation. […]

(* nous soulignons)

_______
Source :
Jacques Berlioz, « Masques et croquemitaines. À propos de l’expression “ faire barbo ” au Moyen Âge » (page 221 à 234), in

jeudi 8 avril 2010

Savon à barbe




« Le shampooing de Marcel Duchamp »
Man Ray (1916)

samedi 3 avril 2010

Kantor / séquences


du 6 au 26 avril au cinéma Accatone
20, rue Cujas,  75005 Paris

 photographies de Jacquie Bablet


À l’occasion d’une rétrospective des films consacrés à l’homme de théâtre,
l’association le Retour d’Ulysse a le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition,

le mardi 6 avril à 20 heures

précédé de la projection, à 18 heures, du film de Denis Bablet, le Théâtre de Tadeusz Kantor


jeudi 1 avril 2010

jeudi 25 mars 2010

Syllogisme



Prémisse majeure

Homère est l’auteur présumé de l’Iliade et de l’Odyssée.

Prémisse mineure 

Homère se découpe en deux syllabes.

Conclusion

L’auteur présumé de l’Iliade et de l’Odyssée se découpe en deux syllabes.

mardi 16 mars 2010

Du champ’


… et du meilleur !

du Canard-Du-Chêne !

vendredi 12 mars 2010

« hors du rond »

… des enfants… improvisent… une comptine.

pour le jeu des poissons     hon
            tous en rond
les filets sont les garçons
et les filles comme des poissons
se faufilent dessous les bras
               1, 2, 3

                 […]

(page 19)

L’Air de l’eau — un opéra —
in


mardi 9 mars 2010

lu Cot


Entretien avec Hubert Lucot (1999), avec Jacques Barbaut, Jacques-François Marchandise et Jean-Charles Massera.
Entretien avec Hubert Lucot (2009), avec Jean Perrier et Jean-Charles Massera.
(présentation de l’éditeur)


la vitesse

Jacques Barbaut : Finalement, dans le Graphe, dans Langst, dans les Voleurs d’orgasmes, votre projet est toujours le même : la vitesse, l’accélération, les pontages, les raccords…

Hubert Lucot : Oui c’est ça, « pontage », c’est un mot que j’emploie souvent, enfin dans des écrits intimes que vous ne connaissez pas.

J. B. : Je l’ai repéré hier ; donc je l’avais déjà noté, mais je ne sais plus où.

H. L. : Parce que je l’emploie sans cesse ! Tout de suite, on pense au pontage artériel, le pontage a une vertu curative.

J. B. : Tout à l’heure vous disiez, je vais déformer vos mots : « Je préfère qu’on ne s’ennuie pas », « mettre le maximum dans le minimum »… Le mot Langst condense l’expression « la longue angoisse du langage ». Pouvez-vous expliquer votre obsession de la vitesse ?

H. L. : C’est une obsession qui est… Moi j’ai l’impression, vraiment, honnêtement, de vivre plusieurs fois, c’est-à-dire : le temps passe très vite mais j’ai produit un certain nombre de choses, si bien que le temps que j’ai vécu me semble beaucoup plus dense que si je m’étais laissé aller. En outre, je reprends des tas de choses. En gros, nous avons l’illusion de vivre un temps à une dimension ; comme j’y intègre des tas de choses, j’ai l’impression de vivre un temps à n dimensions. Mais il se peut très bien que le temps ait vraiment n dimensions.

(dimanche 21 février 1999)
(p. 58-59)
_________
(reçu ce jour)

vendredi 5 mars 2010

la Recherche vs Ulysse

page 85, in


Le 18 mai 1922, au Ritz,
rencontre entre Marcel Proust & James Joyce

(Seuil, janvier 2010, 180 p., 18 €)
                                   

mardi 2 mars 2010

en 3 D


la suite sur...

— naissance d’un autre blEAugue — 

dimanche 28 février 2010

l’« i grec »



J’aime beaucoup l’Y, c’est une très belle lettre. […] Cela signifie toutes espèces de choses, scandinaves ou celtiques, comme la croisée des chemins, ou un arbre, car c’est surtout un arbre aux bras ouverts…

Marguerite Yourcenar, les Yeux ouverts, entretiens avec Matthieu Galey (1980).
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sources photo : Lucien Clergue
par Cocoduc / 30 juin 2009 / Arbre à poil

mardi 23 février 2010

Je me souviens que « qui me bassine guère » faisait partie
des actrices parmi les moins ennuyeuses d’Hollywood.

lundi 15 février 2010

un écran : de fumée

WARNING

— EN FEUX CLIG NOTA NT —

in


LE E-MAGAZINE DES EDITIONS HAPAX

Animé par Samuel Lequette & Delphine Le Vergos.

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dimanche 14 février 2010

samedi 13 février 2010

• samedi 13 février 1960, 7 h 04



             La France fait exploser sa première bombe atomique — baptisée « Gerboise bleue » — sur le site d’Hamoudia près de Reggane, dans le Tanezrouft, au centre du désert Sahara, alors territoire français rattaché à l’Algérie française. 

       Lancée d’une tour haute de 100 mètres, cette bombe A déploya une puissance, ou « rendement », de 70 kilotonnes (l’équivalent de quatre fois « Little Boy », la bombe d’Hiroshima ; « Fat Man », la bombe de Nagasaki, était de 22 kilotonnes, soit trois fois moins puissante).

       Gerboise Bleue, champignon éphémère de quelques kilomètres, le plus grand premier essai de bombe nucléaire, est qualifiée de « succès total » par l’armée française.

       L’explosion contamine une zone de cent cinquante kilomètres de diamètre. Le Maroc et les pays riverains protestent énergiquement.

       Grâce à cet essai concluant, la France devient la quatrième puissance nucléaire atomique du monde, après les États-Unis, l’URSS et le Royaume-Uni.

       Le général de Gaulle salue l’exploit en s’exclamant :

       « Hourra pour la France ! Depuis ce matin, elle est plus forte et plus fière. »


vendredi 5 février 2010

mardi 26 janvier 2010

. . .


Bebebebous, bous bous, (dist Panurge) bous, bous, bebe be bou bous. je naye. Je ne voy ne Ciel, ne Terre. Zalas, Zalas. De quatre elemens ne nous reste icy que feu et eau. Bouboubous, bous, bous.


« Comment les nauchiers abandonnent les navires 
au fort de la tempeste », chapitre XX 
le Quart Livre des Faicts et Dicts heroiques du bon Pantagruel


. . .


lundi 25 janvier 2010

Architecture d’Autrefois



[ photographie : Benoît Casas (Bologne) ]
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reçue ce jour

jeudi 21 janvier 2010

En cor(n)e


Vous l’a-t-on assez seriné ? Le sait-on assez ?





Le homard * vivant — celui qui connaissait les secrets de la mer profonde et qui n’aboyait pas — promené et tenu en laisse — un ruban de soie du plus beau bleu * — par Gérard de Nerval — Labrunie, « G rare », clinique du docteur Blanche, veuf & inconsolé, trou du souffleur, grilles, Vieille-Lanterne… — dans les jardins du Palais-Royal — là même où Bonaparte le tueur (18 ans) avait levé la petite prostituée nantaise qui grelottait de froid et lui avait proposé de venir se réchauffer.
* humour, Amour, Omar, etc.
* bleu barbeau, cela va sans dire

mardi 12 janvier 2010


À la première mesure du refrain, la danseuse et le général, l’un vis-à-vis de l’autre, ont fait un balancé.
« En suivant le rythme du morceau sans le quitter du regard, je me donnais l’illusion de devenir, me changeais en panthère avant de déposer panty. »

Elle danse quelque chose d’à la fois robuste et élégant, vite un bandeau de poil porté seul à la taille et maintenant rien sur ses jambes blanches.
— Voulez-vous être comme à moi ?
Les prothèses tombent, tombent un à un les attributs ; sur le versant animé de la face, une saillie importante, un trou en place de bouche caractérise un extrême consentement.

— VIII —




dimanche 10 janvier 2010

pays




[circa 1970]


[
comme
la rencontre
sur une table à dix-sections
d’un paratonnerre & d’une machine à foudre ]

dimanche 3 janvier 2010

le bain de Mélusine



*
« Nous ne recherchions sur nos corps que la recherche elle-même d’une nudité que nous ne découvrions jamais assez.
« Car ce n’est pas la nudité qui est cherchée. Ce n’est pas la vérité qu’épie derrière la porte de bronze Monsieur de Lusignan — c’est un poisson dans l’eau. »

*

Pascal Quignard, Sordidissimes (chap. LXXXIII — Sur les poissons)



vendredi 1 janvier 2010

boucler la boucle

                                                                             b o n n e   a n n é e
201 


__________
photo : Paul-Armand Gette (Aliya, la préparation du coloriage, 1992)

http://www.hapax-magazine.fr/
original et complet : ICI

mardi 29 décembre 2009

le troisième 1. 10.




et terminer par la fin :

1907 

— Hôpital de la Charité, 47, rue Jacob :

Décès d’Alfred Jarry

le premier novembre : 1 11

01 11 1907 = 1 + 2 + 17 = 1 + 2 + 8 = 11






vendredi 25 décembre 2009

un cadeau de Noël


Quatre tickets de métro
de Léo-Paul Barbaut (1996- )


— Quelle clé ?

————
(reçu ce jour)

mardi 22 décembre 2009

le premier 1. 10.

Recommençons par le commencement :


A l f r e d : 6 lettres

J a r r y :    5 lettres

Alfred Jarry : 11 lettres


& par les initiales :

A = 1 et J = 10

AJ = 11


(Tandis que, d’alpha en oméga, A = 1 et Y = 25.)

lien principiel : curiosité ichtyologique

samedi 19 décembre 2009

le dixième 1. 10.




      — À partir de… ONZE, par exemple, pour ne parler que des rudiments et puisque nous ne pouvons éviter les chiffres… un peu avant de prendre congé des forces humaines — le plaisir doit être à peu près le même que peuvent éprouver les dents d’une scie rodés par une lime ! Il faut recourir à des pansements et liniments…

      — À partir de onze, nota Ellen. Ensuite ?

      — Ensuite, il y a, quelque part au loin dans la série des nombres, le moment où la femme tourne en hurlant sur elle-même et court par la chambre comme — l’expression populaire est admirable ! — comme un rat empoisonné !

                                                               chap. IV, « Un petit bout de femme »

mercredi 16 décembre 2009

« Fibrillations littéraires »




— Pour organiser le pessimisme —



« L’hypertrophie cardiaque, comme d’autres cardiomyopathies, provoque des troubles du rythme qui conduisent tantôt à la fibrillation ventriculaire tantôt aux vers libres. »

(I. G., sur Jules Laforgue)

Amer #3 — novembre 2009, « Cœur », 208 pages — Claude Louis-Combet, Eric Dussert, Lolita M’Gouni, Bruno Leclercq, Sao Maï, D.P., Clément Arnoult, Anne Berger, Ian Geay, Caroline Granier, Taï Luc

avec — aussi — des (magnifiques) dessins de Mirka Lugosi et de Anne van der linden, et des photos (atroces) d’opérés-sectionnés par qqs chirurgiens-bouchers


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(reçu ce jour)

lundi 7 décembre 2009



Les multiples vies de Frédéric Bourdin / Un polar postmoderne




96 p. / 80 p., septembre 2009 (2 x 3 €)
traduit de l’américain par
Claire Debru / Violaine Huisman

jeudi 3 décembre 2009