mardi 11 août 2009

dans le grand bain


— Jette-toi à l’eau !
— Je ne sais pas nager.
— Je te le répète : c’est la seule façon d’apprendre.
— Et si je me noie ?
— Au moins, on n’en reparlera plus.


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photo : Ludovic Charbonneau — http://photoblog.ludopics.com/
Le plongeoir de la piscine d'eau de mer de Saint-Malo

samedi 8 août 2009

humeur noire


série blême

nuit blanche

lumière d'août



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traduction nouvelle (2009) et intégrale (240 pages)
de Christophe Mercier

mardi 4 août 2009

— Juste un doigt ?

recto


verso




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Les Inrockuptibles, numéro triple 713-715, 144 p.
du 28 juillet au 17 août 2009 (5,90 €)

couverture : photo (détail) Richard Kern/Sasha Grey
quatrième de couv : pub (détail)

samedi 1 août 2009

EN PLEIN MILIEU



« Le Quadrilatère », le dossier de l'été du Tigre (pages 52 à 65)
coordonné par Raphaël Meltz

Rue Alphonse-Karr, rue de l’Argonne, rue Dampierre, quai de la Gironde, rue de Cambrai, avenue Corentin-Cariou
— Paris, dix-neuvième arrondissement


« Un quadrilatère déterminé arbitrairement, aux marges de Paris, a été livré au regard de quelques contributeurs réguliers du Tigre. Un dossier à la tonalité littéraire, qui sacrifie à la tradition du récit de voyage en zone non touristique. Ou comment, en plein été, à la mer, à la campagne, à la montagne, ou à la ville, rêver de béton, de parcs tertiaires, de Petite Ceinture, d’un bœuf, d’un cochon dans le ciel, d’inscriptions et de devantures urbaines. »


Le Tigre — curieux magazine curieux
numéro 32 — vert épinard —, 104 (très belles) pages (sans annonceurs)
Juillet-août 2009



Où, aussi, l’on a retrouvé (les fausses pubs de) l’hippopotable
(qui n'est pas une table)

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acheté (6,80 €) ce jour au kiosque de l’avenue de Flandre

jeudi 30 juillet 2009

une simple curiosité

Elle : Qu’est-ce que tu écris comme ça dans mon dos ?




Lui : T’inquiète, c’est du chinois !



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(The Pillow Book, Peter Greenaway, 1996)

dimanche 26 juillet 2009

noir


ou blanc ?



_______
haut : Max Ernst/Dorothea Tanning
bas : Eve Babitz/Marcel Duchamp

samedi 25 juillet 2009

« Ô ! le luxe imprévu de la fainéantise !

La grève générale sur une grève ensoleillée ! »


(in)


_____
source image :
www.lib.uiowa.edu/dada/PANSAERS.htm

jeudi 9 juillet 2009

brusque


interruption de nos
émissions

mardi 7 juillet 2009

au miroir


TÊTE-
BÊCHE



— 1649 —

vendredi 3 juillet 2009

la mu(s)e



l’amuse


___________

photographe : Richard Avedon
modèle : Natassja Kinski
date : 1981
animal : Anna Conda (ou : Beau A ?)

mardi 30 juin 2009

p — O — iss — O — ns

bi-l O t(t)es


Codex Seraphinianus, Luigi Serafini
(Franco Maria Ricci, 1981)

samedi 27 juin 2009

rimes en…




dès le début sur le mauvais rail

— i’ ne trouvera jamais d’ travail ! —

ferme ta bouche, tu sens l’ail

— pour un clebs, se sauver : KAÏE ! KAÏE ! —

i’ nous laissera tous sur la p-

Aille !

mercredi 24 juin 2009

rimes en…




pour un pêcheur rentrer bredouille…

— i fait vraiment un temps pour grenouilles ! —

pour tout repas l’attend qu’un plat d’ nouilles !

— pas l’ombre d’un fumet d’un bar au fenouil —

& toute cette histoire qui tombe déjà en quen-

Ouille !

dimanche 21 juin 2009

espondance



19 juin

« Un des derniers déguisements de Gisèle : l’intellectuel rare.
« Avec l’ara qu’ornithologue je fais surgir phénoménalement de la prison symbolique : tas de perroquets.
« Je t’adresse cette note avant de te retrouver ce midi. On en reparlera à l’occasion. »


Achevé d’imprimer par Cynthia 3000
en juin 2009

Premier tirage de cent exemplaires.


[ celui-ci : exemplaire : 1 / 100 ]



deux cent deux pages, dix-huit euros

samedi 20 juin 2009

Barbotage



Publication du Centre de Recherches Périphériscopiques, Oleyres, Bureau des Contrelettres du Service des Contremarques de l’Office des Divers, 1985, 2 pages enveloppées dans du papier journal d’un célèbre hebdomadaire satirique paraissant le mercredi, avec un bouton-canard sur la couverture et une surprise à l’intérieur. Titré à 180 ex. num. [celui-ci, n° 081].

Une lettre recommandée — authentique — pour se plaindre des débordements d’une mare aux canards.

« Nous avons constaté, que le bassin destiné aux ébats de vos bêtes était rempli jusqu’au ras bord, et qu’ainsi dans leurs ébats l’eau coulait tout autour, et descendait vers l’angle nord-ouest où une gouille avait dû se former, et que par conséquent, pour qu’elle s’écoule, vous vous êtes permis de faire une ouverture en direction de la propriété de ma femme qui se trouve être en pente, ce qui peut avec le temps provoquer un glissement de terrain. »

mercredi 17 juin 2009

PHYS ique — quant IQUE


Il n’est sans doute plus possible de parler d’« Uni-vers »

— il sera plus juste désormais d’employer uniquement le terme de
« Multi-vers ».


——————
[ source image : galerie de fdecomite / Doyle Spiral + Inversion / flickr / une licence Creative Commons (etc.)
via http://lecomplotdespapillons.blogspot.com / 29 mai 09 ]

dimanche 14 juin 2009

vendredi 12 juin 2009

autre méthode

« Ne lis pas. Regarde les figures blanches que dessinent les intervalles séparant les mots de plusieurs lignes des livres et inspire-t’en. »

mercredi 10 juin 2009

un engrenage



Picabia (1916)

dimanche 7 juin 2009

Onomatomanie

L’onomatomanie s’observe aussi chez des sujets intelligents. Elle peut se montrer sous différentes formes.
— 1° Le sujet cherche un mot ou un nom qui lui échappe. Cette recherche d’abord légère s’impose de plus en plus à son esprit et devient angoissante. Il s’agite, a de l’anxiété, des serrements à l’épigastre, des tendances à la syncope. C’est tantôt le souvenir d’un mot ou d’un nom qui s’impose ainsi ; tantôt le besoin de savoir le nom de certaines choses ou de certaines gens. Et souvent, on le conçoit, il est impossible de satisfaire immédiatement ce besoin. Aussi la plupart de ces malades ont-ils un petit registre sur lequel les mots et les noms dont ils peuvent avoir le plus besoin sont inscrits.
— 2° Dans un second cas, c’est un mot ou un nom, le plus souvent bizarre, qui s’impose à l’esprit avec impulsion irrésistible à le prononcer à voix haute ou basse.
— 3° Certains mots ont aux yeux des malades une influence particulièrement funeste qui leur donne une véritable angoisse. D’autres mots, au contraire, les préservent en quelque sorte et ils se sentent poussés à les prononcer dans certaines circonstances pour éviter des calamités.
— 4° Enfin, chez quelques malades, le mot devient un véritable corps solide, qui pèse sur l’estomac et qui est rejeté dans des efforts d’expulsion et de crachement.
Les deux premières formes sont de beaucoup les plus fréquentes.




Paul Sollier, « Obsessions : Onomatomanie », in Guide pratique des maladies mentales : séméiologie, pronostic, indications,
Éd. G. Masson, Paris, 1893.

vendredi 5 juin 2009

mercredi 3 juin 2009


— le lad l'aida —


Léda


(au-delà)

mardi 2 juin 2009

À la fameuse et sempiternelle question

Quelle autre profession auriez-vous aimé exercer ?


• hardeur (un loup sur les yeux)

• cuisinier (à toque)

• libraire (d’anciens)

• marin — au long cours

• pêcheur

— à la ligne

• barman évidemment

• gagman

• artiste peintre sûrement

• croupier de casino — pour ratisser à la raclette

• psychanalyste

• pompier ou vulcanologue (dans une autre vie)

• pilote de F1 (comme tout le monde)

• péripatéticienne (« putain », « prostituée »
— une pure professionnelle du plaisir [partagé])

samedi 30 mai 2009

mardi 26 mai 2009

le cheval noir & le cheval blanc


Car notez bien que je ne puis ni écrire

des chevaux noir et blanc


(car ils ne sont pas bicolores)

ni
des chevaux noirs et blancs


(car ils ne sont qu’un chacun de leur espèce).



——————
(photos : Dominique Iléa)

dimanche 24 mai 2009

météOrOlOgie



Le Paysan de Paris (1926), Louis Aragon
« Le sentiment de la nature aux Buttes-Chaumont »

(ici : Gallimard, coll. « Folio », n° 782, nov. 1991)


(double-cliquez pour agrandissement, etc.)

jeudi 21 mai 2009

lundi 18 mai 2009

Autoportrait



au masque de...
Ceylan

jeudi 14 mai 2009

ses dents, les tripes



ses dents l’étripent


ses dents, ses tripes

cédant ses tripes


les dents, ses tripes

laid dans ses tripes



c’est dans les tripes

mardi 12 mai 2009

mise en pli(s)



(reçu ce jour)

lundi 11 mai 2009

silence


pris au piège

JNP
36, rue de Québec
62100 CALAIS
http://jnpandco.blogspot.com/

(reçu ce jour)

dimanche 10 mai 2009

une bonne leçon que me fit la vie

Je me suis tenu éloigné de mon mac pendant vingt-sept heures ; au retour, je découvre dix-neuf messages, tous plus bienveillants les uns que les autres, je résume :

— 500 cartes de visite à votre nom imprimées par nos soins
— Tous les conseils brico pour votre maison
— Trouvez l’âme sœur en moins de 48 heures
— Découvrez votre voyance gratuite pour cet été
— Jouez au PMU avec 50 euros offerts pour commencer
— Devenez un accro du poker en ligne
— Jeune fille russe attend son « latin lover »
— Dépêchez-vous de profiter de ces offres immanquables
— Votre fidélité est récompensée
— Une magnifique encyclopédie à remporter
— Essayez cette Mercedes en exclusivité
— Une semaine au Maroc pour moins de 250 €
— Des promos à vous couper le souffle
— Tentez avec nous de vivre cette nouvelle expérience
— Etes-vous le grand gagnant d'un séjour inoubliable
— Une piscine dans votre jardin : un rêve à votre portée
— 100 € pour vous à piocher dans l’ensemble de notre catalogue
— Laissez-vous succomber par son charme
— Trois jours seulement pour découvrir toutes les occasions fiesta


… et moi qui, exagérément pessimiste, avais tendance à croire que plus personne jamais ne me ferait la moindre « proposition ».

jeudi 7 mai 2009

homologuer…

… l’homophonie d’un ami :

de

La vache à lait paît le pré

à

La vache, allez !, paie le prêt.

lundi 4 mai 2009

question existentielle

Si l’on m'a bien appris à faire cette subtile distinction entre
des vaches noir et blanc

(elles sont bicolores)
et
des vaches noires et blanches

(certaines sont noires, d’autres sont blanches),

personne en revanche jamais ne m’a expliqué si je devais écrire
une vache noir et blanc

ou
une vache noire et blanche


quand elle est seule.

vendredi 1 mai 2009

my creative method




« On doit pouvoir écrire avec une paire de ciseaux et un tube de colle, et sans crayon même, j’ai pensé, juste avec ce qui a déjà été écrit par les autres. »

Jean-Jacques Schuhl

samedi 25 avril 2009

mardi 21 avril 2009

relais


La Lucarne des écrivains
115, rue de l'Ourcq — Paris, XIXe arr.

01 40 05 91 29
Métro Crimée, ligne 7

http://lucarnedesecrivains.free.fr/


Le paradis des cochons, vous connaissez ?
La pêche au bonheur, vous l'avez pratiquée ?
Eh bien ce paradis ou cette pêche, vous les trouverez
sous différentes formes à
La Lucarne des Ecrivains, cette semaine.

Armel Louis

jeudi 16 avril 2009

triste


cire


___
sources : zamdatala — blog (11 avr.)

dimanche 12 avril 2009

récup’




description matérielle : petit sachet (7 x 5 cm) individuel en papier
(ici présenté vidé et en écarté) contenant quelques grammes
de cristaux purifiés de sucre — sac-à-roses
destiné à édulcorer yaourts naturels,
cafés, thés, chocolats,
jus de citron ou
d’orange
[…]

mercredi 8 avril 2009

hic (& nunc)



à la Villette on tranche le lard

le petit pan de muR


SEL


V Y

_________
photographies : Jacquie Bablet (2009, Paris, XIXe arr.)

lundi 6 avril 2009

(image recyclée)


JNP
36, rue de Québec
62100 CALAIS

(reçu ce jour)

samedi 4 avril 2009

Saint Barbeau


LOI DU 11 GERMINAL, AN XI
relative aux prénoms et changements de noms.
Titre premier. — Des prénoms.


Article premier. — À compter de la promulgation de la présente loi, les noms en usage dans les différents calendriers et ceux des personnages connus de l’histoire ancienne, pourront seuls être reçus, comme prénoms, sur les registres de l’état civil destinés à constater les naissances des enfants, et il interdit aux officiers publics d’en admettre aucun autre dans leurs actes.
Les contribuables sont invités à demander, en vertu de la loi ci-dessus dans toutes les mairies, communication du présent Almanach.

« Calendrier du Père Ubu pour 1901 »,
in Almanach illustré du Père Ubu (XXe siècle — 1er janvier 1901)
« très synthétiques dessins de Pierre Bonnard »

mercredi 1 avril 2009


— Hou ! Laissez-moi parler ! 
Et Bouvard s’échauffant, alla jusqu’à dire que l’Homme descendait du Singe !
Tous les fabriciens se regardèrent, fort ébahis, et comme pour s’assurer qu’ils n’étaient pas des singes.
Bouvard reprit :
 — En comparant le fœtus d’une femme, d’une chienne, d’un oiseau… 
— Assez ! 
— Moi, je vais plus loin ! s’écria Pécuchet. L’homme descend des poissons ! 
Des rires éclatèrent.

Gustave Flaubert, Bavard et Perroquet (chap. III)