à l’u-na-ni-mi-té
mercredi 28 janvier 2015
lundi 26 janvier 2015
7 ans de réflexions
barbOtages — ce ci-devant blog —, surgi le 26 janvier 2008,
présente six cent soixante-trois (y compris celui-ci) posts
(sans publicité) à ce jour
(et six cent cinquante et un commentaires).
— On continue ?...
jeudi 22 janvier 2015
lundi 19 janvier 2015
jeudi 15 janvier 2015
en -i
Cette donzelle qu’on appelait Zazie
Etait une geisha venant d’Asie
Elle savait des trucs de ouf, des bizarreries
Des spécialités et des chinoiseries
Ainsi que des perversions quasi.
mercredi 14 janvier 2015
en -in(t)
Cette demoiselle de Pékin
Confond sa bouche avec son vagin
Elle maquille en carmin
Son énorme clito et peint
Ses grandes lèvres couleur vin.
Libellés :
limerick,
Tu vois la vie en rose bébé ?
mardi 13 janvier 2015
lundi 12 janvier 2015
sont morts sous les balles
Alfred Jarry
Alphonse Allais
Cami
Jacques Vaché
Jacques Rigaut
Pierre Dac
Chaval
Reiser
Gébé
Professeur Choron
Cavanna
Coluche
de rire
dimanche 11 janvier 2015
je suis
musulman
juif
chrétien
dessinateur
correcteur
honoré
policier
femme
homosexuel
putain
journaliste
poète
je suis
ce jour
jeudi 8 janvier 2015
samedi 3 janvier 2015
jeudi 1 janvier 2015
atomique
au sortir d’écrire un livre impossible de
marcher dehors sans être en suspension
excessive des tendons, d’où rebonds à
trébuchés d’air ahuri comme si tout était plus
simple qu’un texte et beaucoup trop lisse, plus
idiot mais aussi plus complexe et plus flou,
plus inexplicablement déraisonnable
David Lespiau
Poudre de la poudre (p. 24)
Le bleu du ciel, nov. 2014 (48 p., 10 €)
lundi 29 décembre 2014
mot d’hauteur
Notre bonne amie est en sueur :
il faut dire que le point de vue
est bigrement élevé !
in Grosse Chaleur
Guillaume Pô, 2014
pour M[arc} D[écimo], même
(Elle a chaud : haut, c’est !)
mercredi 17 décembre 2014
Martin Gale
LE DISCIPLE : Sur le long terme, peut-on
gagner à la roulette, maître ?
LE MAÎTRE : Bien entendu, disciple. Il suffit
de posséder le casino.
Ed. Nous, « Disparate », MMXIV
Libellés :
Calcul,
et autres questions stupides...
mardi 9 décembre 2014
Tiercé nouveau de l’oulhippisme
Lorsque la hulotte ulule : Ou !
Je m’horripile dans mon lit
Puis j’évoque sur mon pipeau
Un Chinois vêtu de pilou
Qui trempe à plus de mille li
Trois poils de martre dans un pot
Et peint sur soie un docte loup
Dont le regard sénestre lit
La formule à changer de peau
Pour mieux voler je ne sais où
Vers un archange mal poli
Méditant les trous d’un drapeau
Tandis que Tintin et Milou
Las de voir le temps faire un pli
Prennent refuge à l’Oulipo.
Albert-Marie Schmidt
in Oulipo. La Littérature potentielle
(Créations Re-créations Récréations)
(Créations Re-créations Récréations)
Idées/Gallimard, n° 289
1973 (p. 15)
dimanche 7 décembre 2014
vendredi 28 novembre 2014
D. & G.
« Nous avons vu pourtant que la terre ne cesse d’opérer un mouvement de déterritorialisation sur place par lequel elle dépasse tout territoire : elle est déterritorialisante et déterritorialisée. Elle se confond elle-même avec le mouvement de ceux qui quittent en masse leur territoire, langoustes qui se mettent à marcher en file au fond de l’eau, pèlerins ou chevaliers qui chevauchent une ligne de fuite céleste. »
Minuit, coll. « Reprise » 2005 [1991], p. 82
Libellés :
et autres questions stupides...,
zoo
vendredi 21 novembre 2014
biographème
Cité Falguière, atelier de MontParnasse, Chaïm Soutine qui installait à tremper les Pieds de son lit dans quatre boîtes de conserve remplies d’eau Pour éviter que les Punaises ne grimpassent la nuit pour l’assaillir jusqu’au matelas de son grabat (de misère).
mardi 18 novembre 2014
lundi 3 novembre 2014
samedi 1 novembre 2014
Oniromancie
« Si la femme dans une vision accomplit la prière quelle que soit l’heure du jour elle n’aura pas ses règles ce mois-là et risque de tourmenter beaucoup les hommes. C’est signe qu’une grande peur noire va s’abattre sur la région. En tout cas une grande peur dans l’âme aux hommes. Et si la femme pendant qu’elle prie entend des voix lui dire d’endosser une armure et de porter le fer sur l’ennemi elle ferait mieux de rester sur ses gardes. De rester à garder ses bêtes. Elle ferait mieux de se garder des hommes. Les voix sont équivoques et peuvent vouloir la chahuter ou la voir monter sur une pile de bûches. »
Antoine Brea, Roman dormant, Le Quartanier, Montréal (Québec), 2014, p. 52-53
*
* *
(Explicit le Roman Dormant
Qui est d’or mais par endroits ment.)
dimanche 26 octobre 2014
mac
Le douloureux Charles Baudelaire se complut un moment non sans férocité dans cet état ; accident sans doute par attachement à sa ténébreuse métisse, son idole noire qui avait le secret de lui assurer d’épuisants plaisirs. Jeanne Duval se prostitua à Dijon pour subvenir à leurs besoins communs. Elle n’y prenait aucune peine, il est vrai. Le champ de bataille était dans l’hôtel même où ils étaient descendus et avec la furie d’un sadisme cérébral, Baudelaire l’envoyait au sacrifice en l’adjurant de bien dire les raisons de cet impur holocauste et il prenait un curieux plaisir à obtenir les détails du marché et des échanges. M. Jacques Crépet en a rapporté de croustillants et désolants détails, celui par exemple d’un homme très digne qui, apprenant les mobiles de la prostituée, refuse la consommation en en abandonnant le profit ; Baudelaire n’accepta pas cette sorte d’aumône et poussa la complice à tenir l’engagement souscrit en acceptant les enjeux. Et quel piment de sacrilège quand elle eut pour client un prêtre ! Ce raffinement de péché ravissait l’horticulteur des fleurs maléfiques. Guillaume Apollinaire prit plaisir à le rapporter. Il faut convenir que le poète malade mettait quelque fanfaronnade dans son vice.
René-Louis Doyon, Eloge du maquereau, Serge Safran éditeur
édition établie et présentée par Eric Dussert, 2014 (1re éd. 1949)
Libellés :
lexicoco,
muse,
un livre en papier
jeudi 23 octobre 2014
origine
La Source, ou la Baigneuse à la source
Gustave Courbet
(1862)
« Pour moi, ce corps féminin cristallisait, dans toutes les dimensions de son paraître, et la face, les seins, le ventre livrés à la chute de l'eau, toute une charge d’émotions sentimentales et érotiques restée en suspens sur un point précis de mon passé. »
Claude Louis-Combet, le Nu au transept, L’Atelier contemporain, 2014, p. 11.
Ailleurs
mardi 21 octobre 2014
. . .
1986 (O NVIII), 272 pages, 89 FF
_____________________________
« Il a certainement mis plus de curiosité à le scruter à la loupe ces jours derniers sur le papier qu’à l'observer aujourd’hui en grandeur naturelle sur le terrain. »
samedi 11 octobre 2014
jeudi 9 octobre 2014
vendredi 3 octobre 2014
samedi 27 septembre 2014
dimanche 21 septembre 2014
Ne disons jamais... Disons toujours...
Joseph Poitevin
Parlons français et Ecrivons en français
Petit manuel familier de la correction du langage
(Albin Michel, 1929)
dimanche 14 septembre 2014
samedi 13 septembre 2014
mercredi 10 septembre 2014
fêtes & rubans
Ce n’est pas seulement cette énorme erreur de perspective (ou le refoulement inconscient, ou la décision prise d’effacer de sa vision une perspective qu’il rejetait) qui rendit Fourier inapplicable. Une anxieuse volonté d’explorer dans sa totalité l’univers envahit ses œuvres confuses, à la structure labyrinthique, dont les subdivisions complexes donnent naissance à une concrétion proliférante de préfaces, d’intermèdes et de conclusions, définis par une terminologie d’une inépuisable richesse, telle que : Prolégomènes, Préambule, Intermède, Cislégomènes, Extraduction, Arrière-Propos, sans compter les divers Antienne, Cis-Médiante, Trans-Médiante, Intrapause, Cis-Lude, Ulter-pause, Ultralogue, Ultienne, Postienne, Postambule, etc. A cela s’ajoutent répertoires et tableaux synoptiques disposés suivant une numérotation particulière, où les chiffres alternent avec des signes graphiques spéciaux destinés à indiquer le pivot ou centre de la Série (d’où partent les deux ailes et les deux ailerons, ascendants et descendants) et l’ambigu, ou point de transition entre deux Séries, disposition qui peut même correspondre à une échelle musicale, avec ses accords en majeur et mineur. Or ces bizarreries formelles sont en parfaite cohérence avec le flux des raisonnements qui déborde en tous sens, parmi les renvois continuels à une œuvre future où les choses fondamentales seraient enfin dites.
Qu’est-ce qui distingue donc cette œuvre des innombrables paperasses de graphomanes fous, fondateurs de systèmes universels qui continuent à s’entasser dans les bureaux des éditeurs et des revues, de ces œuvres de philosophes incompris et cosmologues du dimanche que Raymond Queneau (grand lecteur de Fourier, d’ailleurs) s’était proposé, dans sa jeunesse, de recenser en dépouillant les catalogues de la Bibliothèque nationale ?
Plus encore que la vision d’une société vouée aux fêtes et aux cortèges, aux costumes ornés de plumes et de rubans, se défiant dans des guerres gastronomiques et galantes, domestiquant les zèbres et les autruches, ce sont les prophéties cosmologiques qui ont chez Fourier excité les railleurs : l’aurore boréale devenue perpétuelle et adoucissant le climat de toute la planète ; la mer acquérant un goût de limonade ; la lune, détruite depuis longtemps par les miasmes terrestres, remplacée par cinq lunes plus petites ; des animaux utiles à l’homme – l’anti-lion, l’anti-baleine, l’anti-crocodile – prenant la place des plus épouvantables bêtes sauvages.
Italo Calvino
La Machine Littérature (Seuil, 1984)
« Pour Fourier » (p. 171 à 208)
lundi 1 septembre 2014
Amer #6
septembre 2014
MONSTRE VEGETAL
écologie de l’imaginaire
VI / passe-moi par-dessus tous les bords
(dos)
Il faut que tout meure ou que tout change.
On est à l’automne du monde. La végétation des âmes est interrompue et l’hiver approche avec toutes les épouvantes.
vivant en guerre
mort en paix
(quatrième)
Sixième floraison
truffée
d’horrifiantes glaçantes photographies de gueules cassées — ou serait-ce l’effet de la Syphilis ? fleur malade et vénéneuse — pour saborder le centenaire de la Première Boucherie mondiale (première fois qu’un conflit touche le monde en son entier — mais nous ferons mieux), où les bouches sont des trous informes ;
d’un cahier de vingt-trois photographies — Ni fleurs ni couronnes, tatouages & scarifications — en couleur (tendance rouge), autoportraits risqués de Marie L. ;
d’un extrait de la lettre (« une œuvre sans censure, crue, brute et monstrueuse ») publiée par les éditions de la Contre-Allée de la Tchèque Jana Cerna à Egon Bondy, intitulée Pas dans le cul ce soir (qui mérite beaucoup mieux que son titre) ;
un acte de sauvagerie tendre qui s’accompagne de (très) longs entretiens (avec Benjamin Hennot, Anna d’Annunzio et Lilith Jaywalker) ;
soit trois cent vingt pages, je cite, « sous la pression des gaz qui se forment à l’intérieur du cadavre »...
vendredi 22 août 2014
32
Tristan Félix : Comment les dentellières en arrivent-elles à perdre leurs dents ?
Philippe Jaffeux : L’hypothèse la plus probable est que nos dents deviendraient inutiles lorsque nous en découpons d’autres dans du tissu. II est aussi possible que l’apparition des pernicieux métiers à tisser à 32 fuseaux ainsi que celle des dentelles à 32 points a eu un effet défavorable sur la dentition des dentellières. Notre destin est imaginé par des nombres qui sont les seuls à pouvoir maîtriser le cours du temps. Si 32 est le chiffre du jeu (cartes, pièces d’un échiquier et celles d’un ballon de football), ce nombre représente aussi la moitié des hexagrammes du Yi-King. A ce propos, des surfaces textiles composées de vides et de pleins ont peut-être pu avoir une incidence sur la cavité buccale des dentellières. En attendant, nos paroles sont cousues à des nombres divins afin d’aiguiller la trame d’un alphabet précis.
mardi 19 août 2014
mercredi 13 août 2014
le Jeu des 7 différences
I
Le premier est de la peinture
le second, de la photographie
II
Le premier est en couleurs
Le second, en noir et blanc.
III
Le premier mesure 98 cm sur 1 m 60
Je suppose la seconde prise en 24 x 36 (mm)
IV
Le premier, hurluberlu à moustaches et esbroufe,
ne coûtait qu'une pièce de 10 F
Le second aimait à prendre les femmes nues étendues
sur une dune de sable
V
1 : quasi aérien
2 : aquatique
VI
Un titre baroque, une abstraction pour mon premier
L’épure de la simple nature pour mon second
VII
— Quelle est la septième ?
dimanche 10 août 2014
la rencontre fortuite sur une table de dissection
Le prince Charles épouse la duchesse de Bourgogne
Georges Mathieu (1957)
Marais, Camargue
Lucien Clergue (1971)
lundi 28 juillet 2014
SALAMANDRES, NOS FRERES
page 249, in
La Guerre des salamandres (1935), de Karel Čapek (1890-1938), traduit du tchèque par Claudia Ancelot, roman mêlant la fantaisie la plus débridée, le roman d’anticipation, l’essai de cryptozoologie, la fable la plus cruelle – à classer entre l’Amérique et 1984 –, dans un style – un brio – qu’agrémentent les nombreuses tentatives de restitutions typographiques (lettres, contrats, affiches, articles de presse, plaques en émail…) que proposent magnifiquement les éditions
C
am
bou
rakis
____________________
384 pages, 2012 (11 euros)
Libellés :
un livre en papier,
une page,
zoo
mardi 22 juillet 2014
mardi 1 juillet 2014
capitales (quatre)
On ne doit pas mettre de capitale sur le mot « capitale » dans la phrase : « Paris est la capitale de la France. »
vendredi 20 juin 2014
du propre
caravagesque hugolâtre
marivaudesque roussellâtre
moliéresque beylâtre
chaplinesque jaclacanâtre
homérique confucéen
saphique freudien
maoïste flaubertien
michelangélesque derridéen
camusien rousseauiste
sartrien dantesque
barthésien ubuesque
pingetien kafkaïen
sadien mozartien
sadique borgésien
masochiste joycien
bonapartiste napoléonien
rimbaldesque pongien
rimbaldien rabelaisien
gaulliste malrucien
gaullien balzacien
chrétien christique
shakespearien robespierriste
hégélien nietzschéen
machiavélique mallarméen
samedi 14 juin 2014
Rien ne se crée...
[…]
bref blanqui était en septembre 1871 le seul locataire du fort du taureau on lui avait signifié qu’il lui était interdit de regarder la mer et les sentinelles avaient ordre de tirer dans les fenêtres de son cachot s’il s’approchait des barreaux […] c’est au fort du taureau qu’il a écrit à soixante-six ans L’Éternité par les astres qui exerça sur walter benjamin comme une fascination et dont j’extrais ceci
[…]
Voici néanmoins un grand défaut : il n’y a pas de progrès. Hélas ! non, ce sont des rééditions vulgaires, des redites. Tels les exemplaires des mondes passés, tels ceux des mondes futurs. Seul le chapitre des bifurcations reste ouvert à l’espérance.
Seul le chapitre des bifurcations reste ouvert à l’espérance.
[…]
in (p. 278-279)
Comme un fracas. Une chronique.
Jacques-Henri Michot
Al Dante, 2009
Libellés :
un grand classique,
un livre en papier
vendredi 13 juin 2014
dimanche 8 juin 2014
vendredi 6 juin 2014
contes fantastiques
Charles de Sivry, les Mauvais Sous
précédé de « Un être très nuisible », présentation de Ian Geay
juin 2014, couverture à rabat, 144 p.
dimanche 1 juin 2014
mercredi 21 mai 2014
le Chevalier des Touches
Je ne tiens pas beaucoup […] à la plaisanterie sur mon nom « crotté comme un barbet », d’autant que cette plaisanterie est à côté : Je suis barbey (poisson) et non barbet (chien). Je porte d’azur à deux barbeaux ou barbeys (en patois normand), écaillés d’argent (armes parlantes).
lundi 12 mai 2014
14-18
commémoration
Bien sûr celle de l’an quarante ne m’a pas tout à fait déçu
Elle fut longue et massacrante et je ne crache pas dessus
Mais à mon sens elle ne vaut guère, guère plus qu’un premier accessit
Moi mon colon celle que je préfère, c’est la guerre de quatorze dix-huit !
Moi mon colon celle que je préfère, c’est la guerre de quatorze dix-huit !
Georges Brassens
(in Les Trompettes de la renommée, 1962)
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Tu vois la vie en rose bébé ?
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