Aristide Filoselle*, « brave » fonctionnaire retraité, collectionne compulsivement les portefeuilles qu’il a barbotés — après avoir collé méticuleusement une étiquette avec le nom de chaque propriétaire sur chacun d’entre eux, il les classe par ordre alphabétique dans les rayonnages de sa bibliothèque. Il découpe aussi dans les rubriques « faits-divers » des journaux et magazines tous les articles relatant ses filouteries et autres larcins, et les répertorie. C’est là son « œuvre », espiègle, celle d’un personnage attachant, inoffensif quoique hors la loi (outlaw), singulier, naïf et pour cela profondément original.
« J’ose dire, messieurs, que c’est une collection unique en son genre… », affirme Tintin (Le Secret de la Licorne, p. 59, III, 2)
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* philo-selles —> « aimant les étrons » (bloqué au stade anal ?).
> cf. Nicole Benkemoun, La Dernière Aventure de Tintin et Hergé. L’Alph-Art et l’art de l’inachevé, éditions Sépia, 2022, p. 73









