mardi 29 décembre 2009

le troisième 1. 10.




et terminer par la fin :

1907 

— Hôpital de la Charité, 47, rue Jacob :

Décès d’Alfred Jarry

le premier novembre : 1 11

01 11 1907 = 1 + 2 + 17 = 1 + 2 + 8 = 11






vendredi 25 décembre 2009

un cadeau de Noël


Quatre tickets de métro
de Léo-Paul Barbaut (1996- )


— Quelle clé ?

————
(reçu ce jour)

mardi 22 décembre 2009

le premier 1. 10.

Recommençons par le commencement :


A l f r e d : 6 lettres

J a r r y :    5 lettres

Alfred Jarry : 11 lettres


& par les initiales :

A = 1 et J = 10

AJ = 11


(Tandis que, d’alpha en oméga, A = 1 et Y = 25.)

lien principiel : curiosité ichtyologique

samedi 19 décembre 2009

le dixième 1. 10.




      — À partir de… ONZE, par exemple, pour ne parler que des rudiments et puisque nous ne pouvons éviter les chiffres… un peu avant de prendre congé des forces humaines — le plaisir doit être à peu près le même que peuvent éprouver les dents d’une scie rodés par une lime ! Il faut recourir à des pansements et liniments…

      — À partir de onze, nota Ellen. Ensuite ?

      — Ensuite, il y a, quelque part au loin dans la série des nombres, le moment où la femme tourne en hurlant sur elle-même et court par la chambre comme — l’expression populaire est admirable ! — comme un rat empoisonné !

                                                               chap. IV, « Un petit bout de femme »

mercredi 16 décembre 2009

« Fibrillations littéraires »




— Pour organiser le pessimisme —



« L’hypertrophie cardiaque, comme d’autres cardiomyopathies, provoque des troubles du rythme qui conduisent tantôt à la fibrillation ventriculaire tantôt aux vers libres. »

(I. G., sur Jules Laforgue)

Amer #3 — novembre 2009, « Cœur », 208 pages — Claude Louis-Combet, Eric Dussert, Lolita M’Gouni, Bruno Leclercq, Sao Maï, D.P., Clément Arnoult, Anne Berger, Ian Geay, Caroline Granier, Taï Luc

avec — aussi — des (magnifiques) dessins de Mirka Lugosi et de Anne van der linden, et des photos (atroces) d’opérés-sectionnés par qqs chirurgiens-bouchers


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(reçu ce jour)

lundi 7 décembre 2009



Les multiples vies de Frédéric Bourdin / Un polar postmoderne




96 p. / 80 p., septembre 2009 (2 x 3 €)
traduit de l’américain par
Claire Debru / Violaine Huisman

jeudi 3 décembre 2009

vendredi 27 novembre 2009

n’être pas


L’auteur de ce texte est un vieux-con. Le système éducatif au centre duquel il établit son site n’a rien d’un système compétitif nettement référencé. Il ne fait partie d’aucune bande, il est terré dans sa banlieue plutôt qu’il n’y circule. Ni sa poétique ni sa pédagogie ne relèvent d’une technologie qu’on pourrait qualifier d’interactive et de véritablement performante. Il est seulement le porte-parole vieillissant de sa vieillesse et de son vieillissement. C’est donc un vieux-con intelligent. Il n’a pas le savoir-faire de la jeunesse, mais plutôt le savoir-attendre de ceux qui n’ont rien à attendre. C’est un vieux-con assis sur son tabouret et qui attend. Sa parole n’a rien d’un référentiel bondissant. Ses outils de communication sont obsolètes. Il ne concourt nullement à la modernisation des structures. Il est lent. Ne prend pas conscience des nécessités et des urgences. Est appelé à disparaître. A déjà disparu.

(page 5)



portrait d’Alain Frontier sur son tabouret, par Marie-Hélène Dhénin
(p. 77)

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Les éditions de la maison chauffante (80 pages, relié, 2009)
31, rue Renan 25000 Besançon
www.lamaisonchauffante.com
(>>> cliquez sur le grand titre pour activer le lien)
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[ reçu — par le moyen de la commande — ce jour ]

dimanche 22 novembre 2009

quasi en direct



Sous Foulc (Thieri), Marc Décimo (soit Brisset-Duchamp) derrière mon dos, vers 17 h 17 — approximativement —, dans le grand auditorium (comble) de la Cité des sciences & de l’industrie de la Villette (désopilante séance de bilboquet en casque de pompier palmé, & Brian Reffin-Smith, anglais, qui nous zombifia…), ce jour, en toge asiatique brodée d'or, Fernando Arrabal (1932, Bobby Fisher, mouvement Panique, etc.) remit un diplôme (Grande Gidouille, Collège [de ’Pataphysique] dés-occulté…) à Jean-Marc Lévy-Leblond (40, Saorge, physicien exclusivement théorique, etc.), qu’il appelait dans son délicieux accent la-vie-la-blonde —, lequel ne reçut jamais les lettres, expédiées dix ans auparavant, qui le sollicitaient sur la justesse de sa vision personnelle concernant la théorie de la physique quantique.


(plume : F. Arrabal ; micro : Th. Foulc [Pô III])



« La Pataphysique est la science… »

jeudi 12 novembre 2009

obsolescence, n. f.



« Il en va des lettres comme de toute chose : un jour ou l’autre, elle devront faire face à leur destin. Quel que soit son rang dans la langue, toute lettre est vouée à tomber en désuétude, à se raréfier, pour connaître enfin l’obsolescence. »
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Daniel Heller-Roazen, « H & Cie », in Écholalies. Essai sur l’oubli des langues, Seuil, « La librairie du XXIe siècle » (trad. [anglais], Justine Landau, 2007)
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[ reçu — hier — d’Hélène ]

mercredi 11 novembre 2009

coquilles : une collection ?



Alphabets ant[h]ropomorphes & Alphabets à personnages, Jacques Damase éditeur, 1983, dont le titre de couverture en fit sursauter combien ?

lundi 2 novembre 2009

chimères



Je suis dans le bureau de James Ensor, à Ostende. Sur le piano, empaillée, une sirène.
Le regard d’Ensor suit le mien.
Je les ai vues en Chine, dis-je.
Vivantes ? demanda-t-il avec l’humour de ses gravures.
— On les fabrique avec un avant-corps de petit singe et un corps de poisson.
— Il existe pourtant des sirènes…

Et, doctoralement désolé, l’index levé :
— Mais pas comme ça…

André Malraux

vendredi 30 octobre 2009

Squelette regardant des chinoiseries

[1885-88]

James Ensor (Ostende, 1860-id., 1949)

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Vous avait-on déjà vanté
L'air pur et ventilé
De ce petit pays venté ?

mardi 27 octobre 2009

« refusez l’usine usée : lisez fusées »

Comité de rédaction
Jacques Demarcq, Mathias Pérez, Clothilde Roullier et Yoann Thommerel
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… le dossier est devant et derrière...

ou

lapin sorti du chapeau

(in « Pinget passe-passe», C. R., p. 70, oui)

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Éd. Carte blanche, sept.-oct. 2009, 120 pages (22,5 x 21,5, couverture rabats, couleurs), 15 €

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(reçu ce jour)

dimanche 25 octobre 2009

« un peu coincé », dit-il —



[…]

Non, à Paris, je le prends [le thé] dans ma petite cuisine et puis je me glisse ensuite à mon bureau. Je suis un peu coincé entre la bibliothèque et la table…

Vous avez une place pour un fauteuil ?
Juste une petite place. Je me glisse comme ça de…

Avec un fauteuil ou une chaise ?
Une espèce de ces petits fauteuils qui tournent, vous savez, de dactylo…

Donc, quand vous reculez, vous êtes dans des livres ?
Je ne peux pas reculer.

Vous ne pouvez pas reculer ?
À Paris, non.

Donc vous êtes obligé d’écrire ?
En tout cas de rester assis.

[…]

Vous attaquez un beau matin ?
Oui.

Et ça commence ?
Et ça commence plus ou moins facilement. Il n’y a pas de notes et de plan préétabli.

C’est un mot qui vient au départ, une phrase ?
C’est une phrase que je m’oblige à rédiger, c’est plus ou moins facile. Et la première phrase déclenche le reste.

Une première phrase qui est réécrite plus que les autres ?
Ce n’est pas celle qui est la plus réécrite, non. Elle déclenche le reste et le ton de la suite. Elle peut bien sûr être corrigée, c’est entendu. Mais en principe, bien souvent, elle ne l’est pas, la première.

Est-ce que vous écrivez le mot « fin » sur vos manuscrits ?
Non, je tire un petit trait


——————


Robert Pinget (19 juillet [= 12 + 7] 1919, Genève-25 août 1997, Tours)
« Depuis des années, je garde tout », propos recueillis par André Rollin

in Le Fou parle (direction : Jacques Vallet), n° 25, septembre 1983

— couverture de Michel Parré

vendredi 16 octobre 2009

de la suite dans les idées

Le poisson Fa




Il était une fois
Un poisson fa.
Il aurait pu être poisson-scie,
Ou raie,
Ou sole,
Ou tout simplement poisson d’eau,

Ou même un poisson un peu là,
Non, non, il était poisson fa :
Un poisson fa,
Voilà.


Boby Lapointe

jeudi 15 octobre 2009

« Cessez d’errer. »


Dôgen (1200, Uji-22 sept. 1253, Kyôto, résidence de Kakunen)


Au sommet de son crâne
La pie peut faire
Son nid
Ses sourcils sont enchevêtrés
Dans la toile de l’araignée


« Zazen II », in Chants de la Voie du Pin-Parasol

vendredi 9 octobre 2009

Paix à ses cendres



Irving Penn (7 juin 1917-7 oct. 2009)
[1974]

jeudi 8 octobre 2009

Raymond Federman

(1928, Montrouge, Hauts-de Seine-6 oct. 2009, San Diego, Californie)



[cliquez sur celle-là, ci-dessus]
________
Quitte ou double, éd. Al Dante, 2004, p. 171
[traduit de l'anglais (U.S.) par Éric Giraud]
(286 p., 20 €)

vendredi 2 octobre 2009

Entrée



— et sortie — libre

mardi 29 septembre 2009

Work in progress




Francis Bacon (1909, Dublin - 1992, Madrid)
dans son atelier (1977)

___________
photo : Carlos Freire

samedi 26 septembre 2009

interlude


À cet(te) ami(e) qui en avait écrit de plus ou moins belles :

« Il y a cela de pratique avec un recueil de nouvelles
C’est qu’on peut se permettre de le découper en rondelles. »

lundi 21 septembre 2009

— du 21 septembre au 2 octobre —




Exposition des tickets chic-et-choc de Léo-Paul Barbaut (13 ans)
et d’Augustin Kokoreff-Brütt (id.), au Centre d’arts plastiques
d’Aubervilliers (CAPA) Camille-Claudel, espace Renaudie,
27 bis, rue Lopez-et-Jules-Martin
(métro Fort d’Aubervilliers, ligne 7).



— vernissage le jeudi 24 septembre à 18 h 30 —


samedi 19 septembre 2009

les tickets du métroléopaulitain



— inauguration —

Le 19 juillet 1900, la première ligne de métro — reliant la porte Maillot à la porte de Vincennes — est ouverte au public pour desservir l’exposition universelle.


Le premier voyageur payant emprunte le métro parisien.

Le paiement du prix du trajet donne lieu à l’émission d’un justificatif :
le ticket de métro était né.


Tarifs :
— 15 centimes pour un billet simple de seconde classe,
— 20 centimes pour un aller et retour,
— et 25 centimes pour la première classe.


jeudi 17 septembre 2009




aux barres parallèles :

Léo-Paul Barbaut

(19 juillet 1996, Paris XIX

[Porte des Lilas, lignes 11 et 3 bis] - … )

lundi 14 septembre 2009

vendredi 11 septembre 2009

mardi 8 septembre 2009

dé-tour-ne-ment(s)

Pouvez-vous donner une brève définition du détournement ?

Prenez une droite, et tournez-la.

Pourquoi le pratiquez-vous ?

Pour me détourner.

Comment le pratiquez-vous ?

En le détournant.

Quelle place occupe-t-il dans votre travail ?

La place des Quinconces, des Victoires, de quiconque, la place du marché, des Archers, des barrés, la place du beffroi, de l’effroi, la place déplacée, la place dé-pli-é-e, déployée, des peupliers, la place des oubliés, des obligés, la place de Mai, du Maréchal-Juin, du Général, la place du 14-Juillet & du 11-Septembre, la place
CENTRALE,
décentrée, recentrée, la place du mort & celle des Grands-Hommes, la place d’honneur, la place du fonds, la place en rond (et ron et ron petit pata-), la place Blanche & la place Rouge, la place des Héros et celle des Martine, la place de la rage, du mage, de l’hommage, la place du Sage, des singes, la place de la plage, du palace, de la page
(— tu piges ?)
.

Quelle est la place du détournement dans la création littéraire et artistique actuelle ?

La place des tournées (— Patron, une autre !).

___________________
aux questions : la Revue X

— LA REVUE X A CESSÉ SON ACTIVITÉ EN AOÛT 2007 —


>>> Original(e) : cliquez sur le titre... <<<

vendredi 4 septembre 2009

« Comme un insecte mais sur le dos »


Martin Senn (Draht und Modeliermasse — 30 x 30 cm)
http://www.martinsenn.ch/
fotos : rainer wolfsberger

Un matin, au sortir d’un rêve agité, Grégoire Samsa s’éveilla transformé dans son lit en une véritable vermine.

Traduit de l’allemand par Alexandre Vialatte

(Titre original : Die Verwandlung)

« Folio », n° 74, 192 pages
Achevé d’imprimer le 30 avril 1975

Illustration de Gourmelin

lundi 31 août 2009

les ciels de Tiepolo

(photo : Dominique Houyet (2004) — http://www.houyet-foto.be/)


Alain Buisine, écrivain et érudit, est mort le jeudi 2 juillet 2009 à l’âge de 60 ans.
Professeur de littératures française et comparée à l’université Lille-III, il avait publié une vingtaine d’ouvrages aimantés sur Marcel Proust, Jean-Paul Sartre, Paul Verlaine et Joris-Karl Huysmans, Eugène Atget, Piero della Francesca, Casanova, Venise…



———————

« Puissiez-vous donc considérer la microbiographie que vous venez de lire comme une fiction que n’aurait peut-être pas désavouée Borges : la vie d’un des plus occidentaux de nos écrivains racontée et miniaturisée selon des principes orientaux. Une seule journée valant pour la totalité d’une vie, comme ces minuscules jardins qui ne renoncent pas à enfermer la totalité du monde. »

Proust — samedi 27 novembre 1909
Jean-Claude Lattès, coll. « Une journée particulière », 1991,
« postface », dernier paragraphe.

samedi 29 août 2009

mardi 25 août 2009



« […] même une syllabe commune à deux noms différents suffisait à ma mémoire — comme à un électricien qui se contente du moindre corps bien conducteur — pour rétablir le contact… »


Albertine disparue

(c'est nous qui avons ajouté le gras)

lundi 24 août 2009

les Désa X és



L’aider ? L’accès ?…


samedi 22 août 2009

Ma(urice/rie-Groë)tte



— Mauricette ! Fais attention ! N’va pas tout près d’eulle rivière ! Marie-Groëtte, elle va t’tirer au fond !
C’était la mise en garde de Mémère Beaussart à sa petite-fille lorsque celle-ci s’approchait un peu trop de la Lys qui coulait au bout du champ de pommes de terre à Saint-Venant. Les grands-parents paternels de Mauricette étaient de petits fermiers. À force de travail, Joseph Beaussart était passé du statut de fermier à brouette à celui de fermier avec un cheval.

(septembre 2009, incipit)

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(reçu ces jours)

vendredi 14 août 2009

À quel titre



crier ?


(je vous le demande...)

mardi 11 août 2009

dans le grand bain


— Jette-toi à l’eau !
— Je ne sais pas nager.
— Je te le répète : c’est la seule façon d’apprendre.
— Et si je me noie ?
— Au moins, on n’en reparlera plus.


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photo : Ludovic Charbonneau — http://photoblog.ludopics.com/
Le plongeoir de la piscine d'eau de mer de Saint-Malo