lundi 12 juillet 2010

O vers O

jeudi 8 juillet 2010

Des trois raisons... (pour le moins)

« Dans A As Anything, le A, multiple est un spectacle permanent. »


Christophe Kantcheff, Politis, n° 1110, 8-14 juillet 2010

____
N. B. : Monsieur Kantcheff, cher, cette citation de Tristan Tzara est tout ce qu’il y a de plus authentique — et non retouchée : on la trouve généralement dans la bouche de M. AA, antiphilosophe, in la Deuxième Aventure céleste de M. Antipyrine.

mardi 6 juillet 2010


Je sais nager, je sais voler. Formidable. Qu’est-ce que ça veut dire ? C’est tout simple : ne pas savoir nager, c’est être à la merci de la rencontre avec la vague. Alors, vous avez l’ensemble infini des molécules d'eau qui composent la vague ; ça compose une vague et je dis: « c’est une vague » parce que ces corps les plus simples que j’appelle « molécules », en fait, ce n’est pas les plus simples, il faudra aller encore plus loin que les molécules d’eau. Les molécules d'eau appartiennent déjà à un corps, le corps aquatique, le corps de l’océan, etc., ou le corps de l’étang, le corps de tel étang. C’est quoi la connaissance du premier genre ? C’est : aller, je me lance, j’y vais, je suis dans le premier genre de connaissance : je me lance, « je barbote » comme on dit. Qu’est-ce que ça veut dire « barboter » ? Barboter, c’est tout simple. Barboter, le mot indique bien, on voit bien que c’est des rapports extrinsèques. Tantôt la vague me gifle et tantôt elle m’emporte ; ça, c’est des effets de choc. C’est des effets de choc, à savoir : je ne connais rien au(x) rapport(s) qui se compose(nt) ou qui se décompose(nt), je reçois les effets de parties extrinsèques. Les parties qui m’appartiennent à moi sont secouées, elles reçoivent un effet de choc des parties qui appartiennent à la vague. Et alors tantôt je rigole et tantôt je pleurniche, suivant que la vague me fait rire ou m’assomme, je suis dans les affects-passion.

Gilles Deleuze
transcription du cours du 17 mars 1981 (Vincennes)



vendredi 2 juillet 2010

« A comme Anatole… »

 France Culture
dimanche 4 juillet 2010, de 17 à 18 heures
 Pascale Casanova,
accompagnée des critiques littéraires Christophe Kantcheff et Xavier Person,
reçoit dans son émission l’Atelier littéraire :
— Christian Prigent, Météo des plages (POL),
— Jacques Barbaut, A As Anything (Nous),
— Manuel Joseph, la Tête au carré (POL).

dimanche 27 juin 2010

révélation



« Le maquereau, qui prospère dans les régions supérieures, reproduit sur son dos les mouvements des vagues, comme le ferait un peintre de marine. Mais le maquereau d’or se roulant au milieu des paquets de mer, dont l’embrun brise les rayons du soleil, a passé à la teinture sous l’arc-en-ciel, imprimé sur un fond d’or et d’argent…
« Qu’est-ce donc tout ceci, sinon de la photographie ? Sur sa plaque d’argent, soit chlorure, bromure, iodure d’argent, puisque l’eau de mer est censée tenir ces trois halogènes, ou sur sa plaque albumineuse ou mieux gélatineuse imprégnée d’argent, le poisson condense les couleurs réfractées par l’eau. Submergé dans le révélateur, sulfate de magnésie (— fer), l’effet dans le statu nascenti devient si énergique, que l’héliographie se produit directement. Et le fixateur, l’hyposulfite de soude, ne doit pas être bien loin, pour le poisson qui séjourne dans le chlorure de sodium et les sels sulfatés et qui, d’ailleurs, apporte sa provision de soufre.
« Est-ce plus qu’une métaphore ? Certes ! Admis que l’argent des écailles des poissons ne soit pas de l’argent, l’eau de mer renferme toujours des chlorures d’argent et le poisson n’est presque qu’une plaque de gélatine. »

August Strindberg, Inferno


mercredi 23 juin 2010

mardi 29 juin

de 20 à 23 heures 
lectures-performances
(entre autres)
à
105, rue du Faubourg-du-Temple
75010 Paris
métro : Belleville ou Goncourt

En périphérie du 28e Marché de la poésie, Jean-Michel Espitallier invite pour cette soirée :
Frank Smith, David Sillanoli et Les Toutes, Laure Limongi, Jacques Barbaut et Djulee Jay.


mardi 22 juin 2010

Accès (double)


Philémon et le naufragé du « A », Fred (1973)

samedi 19 juin 2010

météo du Marché (28e)


©left catalogue ÉDITIONS général CENTPAGES


lundi 14 juin 2010

de A à bu ZZZZZZZZZZZZZZZZZ





« […] Plus que des miscellanées, A As Anything est une rêverie sur la lecture, sans début ni sortie indiqués : à lire et à dire dans tous les sens, comme au premier jou(i)r du dire et du lire — entre le babil et l’abécédaire. »

Samuel Lequette, « Quelque chose A »


samedi 12 juin 2010

sign ture

VOUS 

(ou à) 

TOI 

(en couleur)

par l’h)Auteur en personne

d’A As Anything, éditions Nous

samedi 19 juin, à partir de 16 heures

Marché de la poésie — place Saint-Sulpice (cAbAne D12)


Ami(e)s ardant(e)s, amateurs aiguisés — aïeux, ados —, artistes artificiels, aimables addicts, accros & ahuris, adorables affranchies, attachantes accoucheuses… attendus…

vendredi 11 juin 2010

Juste un doigt



Les théories littéraires, ça revient à tremper son index dans une tasse de thé pour savoir s’il est bien infusé.

 (d’après flâneries
O’Connor)

jeudi 10 juin 2010

à l’Ancre

— bien belle brève —


Éric Loret, Libération, cahier « Livres », jeudi 10 juin 2010

lundi 7 juin 2010

mardi 1 juin 2010

ah ah

n° 73

humoriste honfleurois —

via

lundi 31 mai 2010

Accord


la-poesie-elementaire — galaxie dm

vendredi 28 mai 2010

... ça...


— passe —

mardi 25 mai 2010

L’A, c’est cité, selon cl A ro

[…] dont la devise semble être « à dada » […]




Claro, en son « Clavier cannibale »
auteur du désormais classique Livre XIX en 1997


 [ err. : au lieu de Brisson, lire Brisset ]

vendredi 21 mai 2010

les frères Jacques

 — mais sans collants moulants

544 pages, novembre 2008 — seize couleurs —, 42 euros

48 pages, novembre 2007 — À supposer… —, 12 euros

344 pages, avril 2008 — avec CD audio —, 28 euros

112 pages, mai 2010 — Anthologie de la lettre A —, 12 euros



mercredi 19 mai 2010

tease

lundi 17 mai 2010

métro c’est trop

Queneau/Siné

samedi 15 mai 2010

traquer le « gros pohasson »


lundi 10 mai 2010

pour changer



Or, « Z » est la lettre de la mutilation : phonétiquement, Z est cinglant à la façon d’un fouet châtieur, d’un insecte érinnyque ; graphiquement, jeté par la main, en écharpe, à travers la blancheur égale de la page, parmi les rondeurs de l’alphabet, comme un tranchant oblique et illégal, il coupe, il barre, il zèbre […].

mardi 4 mai 2010

Ambition

le livre

expAnsion totAle de lA lettre

doit d’elle tirer

directement

une mobilité et spAcieux

pAr correspondAnces

instituer un jeu

on ne sAit

qui confirme lA fiction

                                                    Stéphane Mallarmé
                                                    Quant au livre
                                                    « Le livre, instrument spirituel »

vendredi 30 avril 2010

in(c/v)itation (une)


le vendredi 7 mai à 19 h 30
Armel Louis
Accueille
à
lA lucArne des écrivAins

jAcques bArbAut

about

A AAnything

— Anthologie de la lettre A —

 Éditions Nous, collection «  Disparate », Caen

————————————————————

… signatures, lectures, débats, colloques, monovocalisme(s), palindromes, tautogrammes, exploits typo, calligrammes, artifices (jeux d’), pêche aux canards, vignettes & culs-de-lampe…

& blah-blah-blah & blah-blah-blah…

en présence de Jacques Demarcq
introducteur et génial traducteur en français de E.E. Cummings
— 95 poèmes, « Points »/Poésie, 2006 —,
scripteur-oiseleur aussi :
les Zozios, Nous, 2008 ; Nervaliennes, José Corti, 2010.
_______________
La Lucarne des Écrivains / 115, rue de l’Ourcq, pAris XIX / 01 40 05 91 29
M° Crimée, ligne 7 
____________

dimanche 25 avril 2010

Avant-dire

jeudi 22 avril 2010

souffle (du)

jeudi 15 avril 2010

— Bouh !



L’enfance et son monde sont pour la période médiévale bien difficiles à connaître. Plus spécialement, dans le cadre général de l’éducation, les êtres dont on effrayait les enfants, les « croquemitaines », sont mal connus.
Suivant la définition qu’en a donnée Charles Joisten, les croquemitaines « sont des personnages que l’on invoquait pour effrayer les enfants dans l’intention de les éloigner d’un danger ou tout simplement pour les faire obéir ». Nicole Belmont a tenté voilà peu d’établir une classification. Après les êtres anthropomorphes et zoomorphes, elle place sous le qualificatif (provisoire) d’« êtres verbaux » tous les êtres fantastiques dont la seule caractéristique semble être le nom, sur lequel repose toute la vertu d’effroi qu’ils suscitent *. « On ne raconte en effet rien, écrit Nicole Belmont, à leur sujet, ni légende, ni description physique, ni faits ni gestes. » Et l’auteur de citer comme l’un de ces êtres la Babou, dont la plus ancienne mention remonte au XVIe siècle.
Or, nous avons rencontré dans deux recueils d’exempla du XIIIe siècle la mention d’un croquemitaine, le barbo ou barbou, qui semble à première vue s’insérer dans la famille des « être verbaux » et plus particulièrement dans celle de la Babou, évoquée ci-dessus. […]
En conclure que « faire barbo » signifierait à la lettre imiter ce démon qui terrorise les petits enfants et qui murmure ou pousse de petits cris dans les coins sombres serait donner trop d’importance au second élément de la définition d’Isidore de Séville, tiré — rappelons-le — de saint Jérôme. […]
Nous pourrions ajouter à cette liste d’autres attestations. À Gerzat (Puy-de-Dôme), on fait peur aux enfants, pour les rendre sages, avec une bête noire fantastique qu’on appelle le Barbo. En Bourbonnais, le barbo ou babo est un animal ou un lutin noir chargé de toutes les horreurs, habitant de préférence les cheminées et dont on effrayait les enfants déplaisants dans les régions de Gannat ou de Commentry. […]
On peut d’abord penser que la barbe effrayant les enfants, ce mot a pu contaminer l’onomatopée. […]
Les substantifs féminins barbote ou barbace ont également le sens de « masques à barbe ». Nous remarquerons que ce masque est étroitement lié à la personne du diable et à sa représentation. […]

(* nous soulignons)

_______
Source :
Jacques Berlioz, « Masques et croquemitaines. À propos de l’expression “ faire barbo ” au Moyen Âge » (page 221 à 234), in

jeudi 8 avril 2010

Savon à barbe




« Le shampooing de Marcel Duchamp »
Man Ray (1916)

samedi 3 avril 2010

Kantor / séquences


du 6 au 26 avril au cinéma Accatone
20, rue Cujas,  75005 Paris

 photographies de Jacquie Bablet


À l’occasion d’une rétrospective des films consacrés à l’homme de théâtre,
l’association le Retour d’Ulysse a le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition,

le mardi 6 avril à 20 heures

précédé de la projection, à 18 heures, du film de Denis Bablet, le Théâtre de Tadeusz Kantor


jeudi 1 avril 2010

j’ mens fiche !

010410

jeudi 25 mars 2010

Syllogisme



Prémisse majeure

Homère est l’auteur présumé de l’Iliade et de l’Odyssée.

Prémisse mineure 

Homère se découpe en deux syllabes.

Conclusion

L’auteur présumé de l’Iliade et de l’Odyssée se découpe en deux syllabes.

mardi 16 mars 2010

Du champ’


… et du meilleur !

du Canard-Du-Chêne !

vendredi 12 mars 2010

« hors du rond »

… des enfants… improvisent… une comptine.

pour le jeu des poissons     hon
            tous en rond
les filets sont les garçons
et les filles comme des poissons
se faufilent dessous les bras
               1, 2, 3

                 […]

(page 19)

L’Air de l’eau — un opéra —
in


mardi 9 mars 2010

lu Cot


Entretien avec Hubert Lucot (1999), avec Jacques Barbaut, Jacques-François Marchandise et Jean-Charles Massera.
Entretien avec Hubert Lucot (2009), avec Jean Perrier et Jean-Charles Massera.
(présentation de l’éditeur)


la vitesse

Jacques Barbaut : Finalement, dans le Graphe, dans Langst, dans les Voleurs d’orgasmes, votre projet est toujours le même : la vitesse, l’accélération, les pontages, les raccords…

Hubert Lucot : Oui c’est ça, « pontage », c’est un mot que j’emploie souvent, enfin dans des écrits intimes que vous ne connaissez pas.

J. B. : Je l’ai repéré hier ; donc je l’avais déjà noté, mais je ne sais plus où.

H. L. : Parce que je l’emploie sans cesse ! Tout de suite, on pense au pontage artériel, le pontage a une vertu curative.

J. B. : Tout à l’heure vous disiez, je vais déformer vos mots : « Je préfère qu’on ne s’ennuie pas », « mettre le maximum dans le minimum »… Le mot Langst condense l’expression « la longue angoisse du langage ». Pouvez-vous expliquer votre obsession de la vitesse ?

H. L. : C’est une obsession qui est… Moi j’ai l’impression, vraiment, honnêtement, de vivre plusieurs fois, c’est-à-dire : le temps passe très vite mais j’ai produit un certain nombre de choses, si bien que le temps que j’ai vécu me semble beaucoup plus dense que si je m’étais laissé aller. En outre, je reprends des tas de choses. En gros, nous avons l’illusion de vivre un temps à une dimension ; comme j’y intègre des tas de choses, j’ai l’impression de vivre un temps à n dimensions. Mais il se peut très bien que le temps ait vraiment n dimensions.

(dimanche 21 février 1999)
(p. 58-59)
_________
(reçu ce jour)

vendredi 5 mars 2010

la Recherche vs Ulysse

page 85, in


Le 18 mai 1922, au Ritz,
rencontre entre Marcel Proust & James Joyce

(Seuil, janvier 2010, 180 p., 18 €)
                                   

mardi 2 mars 2010

en 3 D


la suite sur...

— naissance d’un autre blEAugue — 

dimanche 28 février 2010

l’« i grec »



J’aime beaucoup l’Y, c’est une très belle lettre. […] Cela signifie toutes espèces de choses, scandinaves ou celtiques, comme la croisée des chemins, ou un arbre, car c’est surtout un arbre aux bras ouverts…

Marguerite Yourcenar, les Yeux ouverts, entretiens avec Matthieu Galey (1980).
_____
sources photo : Lucien Clergue
par Cocoduc / 30 juin 2009 / Arbre à poil

mardi 23 février 2010

Je me souviens que « qui me bassine guère » faisait partie
des actrices parmi les moins ennuyeuses d’Hollywood.

le Canard sauvage

lundi 15 février 2010

un écran : de fumée

WARNING

— EN FEUX CLIG NOTA NT —

in


LE E-MAGAZINE DES EDITIONS HAPAX

Animé par Samuel Lequette & Delphine Le Vergos.

______



dimanche 14 février 2010

« point zéro »

Dans la matinée du jour J, à Reggane, j’eus la chance d’assister, auditivement, à travers la cloison qui nous séparait du bureau de notre chef, à une scène mémorable. Moins d’une heure après l’éclair dévastateur qui avait annoncé au monde l’existence d’une bombe atomique bien « française », un capitaine des paras, qui avait échoué je ne sais comment sur la base, prit une jeep et se dirigea sans hésiter vers le lieu de l’explosion. Intercepté au moment de pénétrer dans le périmètre interdit par une patrouille de surveillance, il fut ramené sans cérémonie en dépit de ses protestations virulentes et invité à s’expliquer sur le sens de cet acte incompréhensible au commun des mortels. Les voix étaient parfaitement audibles dans la pièce à côté. […] Mais celui-ci ne se démonta pas. Il ne comprenait pas ce qu’on pouvait lui reprocher. Il apparut alors qu’il se représentait les particules radioactives comme des projectiles hostiles d’un calibre un peu plus petit que celui des armes ordinaires. Il était parti planter le drapeau tricolore au point zéro.

Jacques Roubaud, Mathématique : (récit)
chap. 4 : « Point zéro », dernier paragraphe de la dernière page du 105e et dernier segment, « Outre les calculs plutôt rudimentaires qui servaient à notre tâche de prévision des retombées », p. 252
(Seuil, « Fiction & Cie », 1997)

une, plein pot


le Journal du dimanche

14 février 1960


samedi 13 février 2010

• samedi 13 février 1960, 7 h 04



             La France fait exploser sa première bombe atomique — baptisée « Gerboise bleue » — sur le site d’Hamoudia près de Reggane, dans le Tanezrouft, au centre du désert Sahara, alors territoire français rattaché à l’Algérie française. 

       Lancée d’une tour haute de 100 mètres, cette bombe A déploya une puissance, ou « rendement », de 70 kilotonnes (l’équivalent de quatre fois « Little Boy », la bombe d’Hiroshima ; « Fat Man », la bombe de Nagasaki, était de 22 kilotonnes, soit trois fois moins puissante).

       Gerboise Bleue, champignon éphémère de quelques kilomètres, le plus grand premier essai de bombe nucléaire, est qualifiée de « succès total » par l’armée française.

       L’explosion contamine une zone de cent cinquante kilomètres de diamètre. Le Maroc et les pays riverains protestent énergiquement.

       Grâce à cet essai concluant, la France devient la quatrième puissance nucléaire atomique du monde, après les États-Unis, l’URSS et le Royaume-Uni.

       Le général de Gaulle salue l’exploit en s’exclamant :

       « Hourra pour la France ! Depuis ce matin, elle est plus forte et plus fière. »


vendredi 5 février 2010

avoir le bras long