jeudi 19 novembre 2009
jeudi 12 novembre 2009
obsolescence, n. f.

« Il en va des lettres comme de toute chose : un jour ou l’autre, elle devront faire face à leur destin. Quel que soit son rang dans la langue, toute lettre est vouée à tomber en désuétude, à se raréfier, pour connaître enfin l’obsolescence. »
—————
Daniel Heller-Roazen, « H & Cie », in Écholalies. Essai sur l’oubli des langues, Seuil, « La librairie du XXIe siècle » (trad. [anglais], Justine Landau, 2007)
________
[ reçu — hier — d’Hélène ]
mercredi 11 novembre 2009
coquilles : une collection ?
vendredi 6 novembre 2009
ERRATIQUE, adj.
A. [Dans l’espace]
1. Qui erre, qui n’a pas de localisation fixe. Animaux, oiseaux erratiques. Il se plaignait de sentir tous ses organes, devenus erratiques, se mouvoir sans cesse dans son corps (FRANCE, Chemise, 1909, p. 289).
Spéc., MÉD. Douleur erratique. Ces déterminations erratiques de la gourme purulente sont souvent consécutives à un traumatisme local (NOCARD, LECLAINCHE, Mal. microb. animaux, 1896, p. 468).
[…]
[source : T.L.F.]
1. Qui erre, qui n’a pas de localisation fixe. Animaux, oiseaux erratiques. Il se plaignait de sentir tous ses organes, devenus erratiques, se mouvoir sans cesse dans son corps (FRANCE, Chemise, 1909, p. 289).
Spéc., MÉD. Douleur erratique. Ces déterminations erratiques de la gourme purulente sont souvent consécutives à un traumatisme local (NOCARD, LECLAINCHE, Mal. microb. animaux, 1896, p. 468).
[…]
[source : T.L.F.]
mardi 3 novembre 2009

• Mardi 5 janvier 1960, 14 h 15
Fondant l’acte de naissance d’une nouvelle chaire — la première qui soit nommée d’« anthropologie sociale » —, le professeur Claude Lévi-Strauss — agrégé de philosophie, docteur ès lettres, sous-directeur du musée de l’Homme et directeur d’études à l’École pratique des hautes études, à la chaire des religions comparées des peuples sans écriture (Ve section) —, commence sa leçon inaugurale au Collège de France, qu’il intitule « Le champ de l’anthropologie ».
Tandis que le Tout-Paris intellectuel est venu pour écouter une impeccable rhétorique néoclassique, Lévi-Strauss, en se lançant dès les premières phrases dans de subtiles considérations sur le nombre 8 — comme les pattes recensées de l’araignée —, fait sursauter Maurice Merleau-Ponty — sur la proposition duquel il a été élu le 29 juin 1959 — , car tous deux sont nés en 1908, et l’on prétend que le professeur de la chaire de philosophie [qui mourra d’un arrêt cardiaque au soir du 3 mai 1961, à l’âge de 53 ans] déteste qu’on lui rappelle son âge.
Dès le lendemain, le mercredi 6, à 9 heures, il commence véritablement son cours, consacré à « Trois dieux hopi » — divinités d’une tribu indienne, proche des Apaches, des Navajos et des Papagos, ayant vécu dans une région très aride de l’Arizona.
Libellés :
1960,
Calcul,
Nécro,
tricentenaire
lundi 2 novembre 2009
chimères

Je suis dans le bureau de James Ensor, à Ostende. Sur le piano, empaillée, une sirène.
Le regard d’Ensor suit le mien.
— Je les ai vues en Chine, dis-je.
— Vivantes ? demanda-t-il avec l’humour de ses gravures.
— On les fabrique avec un avant-corps de petit singe et un corps de poisson.
— Il existe pourtant des sirènes…
Et, doctoralement désolé, l’index levé :
— Mais pas comme ça…
André Malraux
vendredi 30 octobre 2009
Squelette regardant des chinoiseries
[1885-88]James Ensor (Ostende, 1860-id., 1949)
Vous avait-on déjà vanté
L'air pur et ventilé
De ce petit pays venté ?
Libellés :
AUTO,
HO,
N,
OH,
os,
pop,
Sphinx tête-de-mort,
trOu,
Tu vois la vie en rose bébé ?,
… et des poussières…
mardi 27 octobre 2009
« refusez l’usine usée : lisez fusées »
Comité de rédactionJacques Demarcq, Mathias Pérez, Clothilde Roullier et Yoann Thommerel
… le dossier est devant et derrière...
ou
lapin sorti du chapeau
(in « Pinget passe-passe», C. R., p. 70, oui)
Éd. Carte blanche, sept.-oct. 2009, 120 pages (22,5 x 21,5, couverture rabats, couleurs), 15 €
—————
(reçu ce jour)
Libellés :
Comme noté,
presse-papier(s)
dimanche 25 octobre 2009
— « un peu coincé », dit-il —

[…]
Non, à Paris, je le prends [le thé] dans ma petite cuisine et puis je me glisse ensuite à mon bureau. Je suis un peu coincé entre la bibliothèque et la table…
Vous avez une place pour un fauteuil ?
Juste une petite place. Je me glisse comme ça de…
Avec un fauteuil ou une chaise ?
Une espèce de ces petits fauteuils qui tournent, vous savez, de dactylo…
Donc, quand vous reculez, vous êtes dans des livres ?
Je ne peux pas reculer.
Vous ne pouvez pas reculer ?
À Paris, non.
Donc vous êtes obligé d’écrire ?
En tout cas de rester assis.
[…]
Vous attaquez un beau matin ?
Oui.
Et ça commence ?
Et ça commence plus ou moins facilement. Il n’y a pas de notes et de plan préétabli.
C’est un mot qui vient au départ, une phrase ?
C’est une phrase que je m’oblige à rédiger, c’est plus ou moins facile. Et la première phrase déclenche le reste.
Une première phrase qui est réécrite plus que les autres ?
Ce n’est pas celle qui est la plus réécrite, non. Elle déclenche le reste et le ton de la suite. Elle peut bien sûr être corrigée, c’est entendu. Mais en principe, bien souvent, elle ne l’est pas, la première.
Est-ce que vous écrivez le mot « fin » sur vos manuscrits ?
Non, je tire un petit trait
Robert Pinget (19 juillet [= 12 + 7] 1919, Genève-25 août 1997, Tours)
« Depuis des années, je garde tout », propos recueillis par André Rollin
in Le Fou parle (direction : Jacques Vallet), n° 25, septembre 1983
— couverture de Michel Parré
vendredi 16 octobre 2009
de la suite dans les idées

Un poisson fa.
Il aurait pu être poisson-scie,
Ou raie,
Ou sole,
Ou tout simplement poisson d’eau,
Ou même un poisson un peu là,
Non, non, il était poisson fa :
Un poisson fa,
Voilà.
Boby Lapointe
Libellés :
1960,
ARÊTES,
homophonie
jeudi 15 octobre 2009
« Cessez d’errer. »

Au sommet de son crâne
La pie peut faire
Son nid
Ses sourcils sont enchevêtrés
Dans la toile de l’araignée
« Zazen II », in Chants de la Voie du Pin-Parasol
Libellés :
dépourvu de toute autre catégorie,
zoo
vendredi 9 octobre 2009
jeudi 8 octobre 2009
Raymond Federman

[cliquez sur celle-là, ci-dessus]
________
Quitte ou double, éd. Al Dante, 2004, p. 171
[traduit de l'anglais (U.S.) par Éric Giraud]
(286 p., 20 €)
Libellés :
en mots anglés,
Nécro,
Raymond,
une page
mardi 6 octobre 2009
nouvel avertissement

Pour mille et une raisons — qu'il serait trop long d'expliquer ici, en long et en large/que je vous épargnerai — , cet espace, ce blEAUgue — cette adresse —, ces « barbotages » — ce pis-aller —, cette manière de respiration, donc, risque fort de connaître un rythme de plus en plus… disons… e r r a t i q u e ?
Libellés :
1960,
A,
AUTO,
déclaration
vendredi 2 octobre 2009
mardi 29 septembre 2009
samedi 26 septembre 2009
interlude
lundi 21 septembre 2009
— du 21 septembre au 2 octobre —

et d’Augustin Kokoreff-Brütt (id.), au Centre d’arts plastiques
d’Aubervilliers (CAPA) Camille-Claudel, espace Renaudie,
27 bis, rue Lopez-et-Jules-Martin
(métro Fort d’Aubervilliers, ligne 7).
samedi 19 septembre 2009
les tickets du métroléopaulitain

• Le 19 juillet 1900, la première ligne de métro — reliant la porte Maillot à la porte de Vincennes — est ouverte au public pour desservir l’exposition universelle.

Le premier voyageur payant emprunte le métro parisien.
Le paiement du prix du trajet donne lieu à l’émission d’un justificatif :
le ticket de métro était né.

Tarifs :
— 15 centimes pour un billet simple de seconde classe,
— 20 centimes pour un aller et retour,
— et 25 centimes pour la première classe.
jeudi 17 septembre 2009
lundi 14 septembre 2009
vendredi 11 septembre 2009
mardi 8 septembre 2009
dé-tour-ne-ment(s)
Pouvez-vous donner une brève définition du détournement ?
Prenez une droite, et tournez-la.
Pourquoi le pratiquez-vous ?
Pour me détourner.
Comment le pratiquez-vous ?
En le détournant.
Quelle place occupe-t-il dans votre travail ?
La place des Quinconces, des Victoires, de quiconque, la place du marché, des Archers,des barrés, la place du beffroi, de l’effroi, la place déplacée, la place dé-pli-é-e, déployée, des peupliers, la place des oubliés, des obligés, la place de Mai, du Maréchal-Juin, du Général, la place du 14-Juillet & du 11-Septembre, la place
CENTRALE, décentrée, recentrée, la place du mort & celle des Grands-Hommes, la place d’honneur, la place du fonds, la place en rond (et ron et ron petit pata-), la place Blanche & la place Rouge, la place des Héros et celle des Martine, la place de la rage, du mage, de l’hommage, la place du Sage, des singes, la place de la plage, du palace, de la page
(— tu piges ?).
Quelle est la place du détournement dans la création littéraire et artistique actuelle ?
La place des tournées (— Patron, une autre !).
___________________
aux questions : la Revue X
— LA REVUE X A CESSÉ SON ACTIVITÉ EN AOÛT 2007 —
>>> Original(e) : cliquez sur le titre... <<<
Prenez une droite, et tournez-la.
Pourquoi le pratiquez-vous ?
Pour me détourner.
Comment le pratiquez-vous ?
En le détournant.
Quelle place occupe-t-il dans votre travail ?
La place des Quinconces, des Victoires, de quiconque, la place du marché, des Archers,
(— tu piges ?).
Quelle est la place du détournement dans la création littéraire et artistique actuelle ?
La place des tournées (— Patron, une autre !).
___________________
aux questions : la Revue X
>>> Original(e) : cliquez sur le titre... <<<
vendredi 4 septembre 2009
« Comme un insecte mais sur le dos »
lundi 31 août 2009
les ciels de Tiepolo

Alain Buisine, écrivain et érudit, est mort le jeudi 2 juillet 2009 à l’âge de 60 ans.
Professeur de littératures française et comparée à l’université Lille-III, il avait publié une vingtaine d’ouvrages aimantés sur Marcel Proust, Jean-Paul Sartre, Paul Verlaine et Joris-Karl Huysmans, Eugène Atget, Piero della Francesca, Casanova, Venise…

———————
« Puissiez-vous donc considérer la microbiographie que vous venez de lire comme une fiction que n’aurait peut-être pas désavouée Borges : la vie d’un des plus occidentaux de nos écrivains racontée et miniaturisée selon des principes orientaux. Une seule journée valant pour la totalité d’une vie, comme ces minuscules jardins qui ne renoncent pas à enfermer la totalité du monde. »
Proust — samedi 27 novembre 1909
Jean-Claude Lattès, coll. « Une journée particulière », 1991,
« postface », dernier paragraphe.
samedi 29 août 2009
mardi 25 août 2009

« […] même une syllabe commune à deux noms différents suffisait à ma mémoire — comme à un électricien qui se contente du moindre corps bien conducteur — pour rétablir le contact… »
Albertine disparue
(c'est nous qui avons ajouté le gras)
Libellés :
bis,
Comme noté,
M,
P,
voire ter
lundi 24 août 2009
samedi 22 août 2009
Ma(urice/rie-Groë)tte

— Mauricette ! Fais attention ! N’va pas tout près d’eulle rivière ! Marie-Groëtte, elle va t’tirer au fond !
C’était la mise en garde de Mémère Beaussart à sa petite-fille lorsque celle-ci s’approchait un peu trop de la Lys qui coulait au bout du champ de pommes de terre à Saint-Venant. Les grands-parents paternels de Mauricette étaient de petits fermiers. À force de travail, Joseph Beaussart était passé du statut de fermier à brouette à celui de fermier avec un cheval.
(septembre 2009, incipit)
—————
(reçu ces jours)
Libellés :
le facteur cheval,
Maurice
vendredi 14 août 2009
mardi 11 août 2009
dans le grand bain

— Jette-toi à l’eau !
— Je ne sais pas nager.
— Je te le répète : c’est la seule façon d’apprendre.
— Et si je me noie ?
— Au moins, on n’en reparlera plus.
—————
photo : Ludovic Charbonneau — http://photoblog.ludopics.com/
Le plongeoir de la piscine d'eau de mer de Saint-Malo
Libellés :
et autres questions stupides...
samedi 8 août 2009
humeur noire
mardi 4 août 2009
— Juste un doigt ?
samedi 1 août 2009
EN PLEIN MILIEU

« Le Quadrilatère », le dossier de l'été du Tigre (pages 52 à 65)
coordonné par Raphaël Meltz
Rue Alphonse-Karr, rue de l’Argonne, rue Dampierre, quai de la Gironde, rue de Cambrai, avenue Corentin-Cariou
— Paris, dix-neuvième arrondissement
« Un quadrilatère déterminé arbitrairement, aux marges de Paris, a été livré au regard de quelques contributeurs réguliers du Tigre. Un dossier à la tonalité littéraire, qui sacrifie à la tradition du récit de voyage en zone non touristique. Ou comment, en plein été, à la mer, à la campagne, à la montagne, ou à la ville, rêver de béton, de parcs tertiaires, de Petite Ceinture, d’un bœuf, d’un cochon dans le ciel, d’inscriptions et de devantures urbaines. »
Le Tigre — curieux magazine curieux
numéro 32 — vert épinard —, 104 (très belles) pages (sans annonceurs)
Juillet-août 2009

Où, aussi, l’on a retrouvé (les fausses pubs de) l’hippopotable
(qui n'est pas une table)
____________
acheté (6,80 €) ce jour au kiosque de l’avenue de Flandre
Libellés :
nulle part,
presse-papier(s)
jeudi 30 juillet 2009
une simple curiosité
dimanche 26 juillet 2009
samedi 25 juillet 2009
jeudi 9 juillet 2009
mardi 7 juillet 2009
lundi 6 juillet 2009
vendredi 3 juillet 2009
la mu(s)e
mardi 30 juin 2009
lundi 29 juin 2009
samedi 27 juin 2009
rimes en…
mercredi 24 juin 2009
rimes en…
dimanche 21 juin 2009
espondance

19 juin
« Un des derniers déguisements de Gisèle : l’intellectuel rare.
« Avec l’ara qu’ornithologue je fais surgir phénoménalement de la prison symbolique : tas de perroquets.
« Je t’adresse cette note avant de te retrouver ce midi. On en reparlera à l’occasion. »
en juin 2009
Premier tirage de cent exemplaires.
[ celui-ci : exemplaire : 1 / 100 ]
deux cent deux pages, dix-huit euros
samedi 20 juin 2009
Barbotage

Publication du Centre de Recherches Périphériscopiques, Oleyres, Bureau des Contrelettres du Service des Contremarques de l’Office des Divers, 1985, 2 pages enveloppées dans du papier journal d’un célèbre hebdomadaire satirique paraissant le mercredi, avec un bouton-canard sur la couverture et une surprise à l’intérieur. Titré à 180 ex. num. [celui-ci, n° 081].
Une lettre recommandée — authentique — pour se plaindre des débordements d’une mare aux canards.
« Nous avons constaté, que le bassin destiné aux ébats de vos bêtes était rempli jusqu’au ras bord, et qu’ainsi dans leurs ébats l’eau coulait tout autour, et descendait vers l’angle nord-ouest où une gouille avait dû se former, et que par conséquent, pour qu’elle s’écoule, vous vous êtes permis de faire une ouverture en direction de la propriété de ma femme qui se trouve être en pente, ce qui peut avec le temps provoquer un glissement de terrain. »
mercredi 17 juin 2009
PHYS ique — quant IQUE

— il sera plus juste désormais d’employer uniquement le terme de
« Multi-vers ».
——————
[ source image : galerie de fdecomite / Doyle Spiral + Inversion / flickr / une licence Creative Commons (etc.)
via http://lecomplotdespapillons.blogspot.com / 29 mai 09 ]
dimanche 14 juin 2009
vendredi 12 juin 2009
autre méthode
« Ne lis pas. Regarde les figures blanches que dessinent les intervalles séparant les mots de plusieurs lignes des livres et inspire-t’en. »
mercredi 10 juin 2009
dimanche 7 juin 2009
Onomatomanie
L’onomatomanie s’observe aussi chez des sujets intelligents. Elle peut se montrer sous différentes formes.
— 1° Le sujet cherche un mot ou un nom qui lui échappe. Cette recherche d’abord légère s’impose de plus en plus à son esprit et devient angoissante. Il s’agite, a de l’anxiété, des serrements à l’épigastre, des tendances à la syncope. C’est tantôt le souvenir d’un mot ou d’un nom qui s’impose ainsi ; tantôt le besoin de savoir le nom de certaines choses ou de certaines gens. Et souvent, on le conçoit, il est impossible de satisfaire immédiatement ce besoin. Aussi la plupart de ces malades ont-ils un petit registre sur lequel les mots et les noms dont ils peuvent avoir le plus besoin sont inscrits.
— 2° Dans un second cas, c’est un mot ou un nom, le plus souvent bizarre, qui s’impose à l’esprit avec impulsion irrésistible à le prononcer à voix haute ou basse.
— 3° Certains mots ont aux yeux des malades une influence particulièrement funeste qui leur donne une véritable angoisse. D’autres mots, au contraire, les préservent en quelque sorte et ils se sentent poussés à les prononcer dans certaines circonstances pour éviter des calamités.
— 4° Enfin, chez quelques malades, le mot devient un véritable corps solide, qui pèse sur l’estomac et qui est rejeté dans des efforts d’expulsion et de crachement.
Les deux premières formes sont de beaucoup les plus fréquentes.
Paul Sollier, « Obsessions : Onomatomanie », in Guide pratique des maladies mentales : séméiologie, pronostic, indications,
Éd. G. Masson, Paris, 1893.
— 1° Le sujet cherche un mot ou un nom qui lui échappe. Cette recherche d’abord légère s’impose de plus en plus à son esprit et devient angoissante. Il s’agite, a de l’anxiété, des serrements à l’épigastre, des tendances à la syncope. C’est tantôt le souvenir d’un mot ou d’un nom qui s’impose ainsi ; tantôt le besoin de savoir le nom de certaines choses ou de certaines gens. Et souvent, on le conçoit, il est impossible de satisfaire immédiatement ce besoin. Aussi la plupart de ces malades ont-ils un petit registre sur lequel les mots et les noms dont ils peuvent avoir le plus besoin sont inscrits.
— 2° Dans un second cas, c’est un mot ou un nom, le plus souvent bizarre, qui s’impose à l’esprit avec impulsion irrésistible à le prononcer à voix haute ou basse.— 3° Certains mots ont aux yeux des malades une influence particulièrement funeste qui leur donne une véritable angoisse. D’autres mots, au contraire, les préservent en quelque sorte et ils se sentent poussés à les prononcer dans certaines circonstances pour éviter des calamités.
— 4° Enfin, chez quelques malades, le mot devient un véritable corps solide, qui pèse sur l’estomac et qui est rejeté dans des efforts d’expulsion et de crachement.
Les deux premières formes sont de beaucoup les plus fréquentes.
Paul Sollier, « Obsessions : Onomatomanie », in Guide pratique des maladies mentales : séméiologie, pronostic, indications,
Éd. G. Masson, Paris, 1893.
vendredi 5 juin 2009
mercredi 3 juin 2009
Libellés :
Comme noté,
homophonie,
le facteur cheval,
plumes,
zoo
mardi 2 juin 2009
À la fameuse et sempiternelle question
Quelle autre profession auriez-vous aimé exercer ?
• hardeur (un loup sur les yeux)
• cuisinier (à toque)
• libraire (d’anciens)
• marin — au long cours
• pêcheur
— à la ligne
• barman évidemment
• gagman
• artiste peintre sûrement
• croupier de casino — pour ratisser à la raclette
• psychanalyste
• pompier ou vulcanologue (dans une autre vie)
• pilote de F1 (comme tout le monde)
• péripatéticienne (« putain », « prostituée »
— une pure professionnelle du plaisir [partagé])
• cuisinier (à toque)
• libraire (d’anciens)
• marin — au long cours
• pêcheur
— à la ligne
• gagman
• croupier de casino — pour ratisser à la raclette
• psychanalyste
• pompier ou vulcanologue (dans une autre vie)
• pilote de F1 (comme tout le monde)
• péripatéticienne (« putain », « prostituée »
— une pure professionnelle du plaisir [partagé])
Libellés :
dépourvu de toute autre catégorie
samedi 30 mai 2009
mardi 26 mai 2009
le cheval noir & le cheval blanc
Car notez bien que je ne puis ni écrire
(car ils ne sont pas bicolores)
ni
(car ils ne sont qu’un chacun de leur espèce).
——————
(photos : Dominique Iléa)
Libellés :
bis,
le facteur cheval,
Orthotypographie,
zoo
dimanche 24 mai 2009
météOrOlOgie

Le Paysan de Paris (1926), Louis Aragon
« Le sentiment de la nature aux Buttes-Chaumont »
(ici : Gallimard, coll. « Folio », n° 782, nov. 1991)
(double-cliquez pour agrandissement, etc.)
Libellés :
A,
Calcul,
nulle part,
P,
une page
jeudi 21 mai 2009
lundi 18 mai 2009
jeudi 14 mai 2009
ses dents, les tripes
mardi 12 mai 2009
lundi 11 mai 2009
dimanche 10 mai 2009
une bonne leçon que me fit la vie
Je me suis tenu éloigné de mon mac pendant vingt-sept heures ; au retour, je découvre dix-neuf messages, tous plus bienveillants les uns que les autres, je résume :
— 500 cartes de visite à votre nom imprimées par nos soins
— Tous les conseils brico pour votre maison
— Trouvez l’âme sœur en moins de 48 heures
— Découvrez votre voyance gratuite pour cet été
— Jouez au PMU avec 50 euros offerts pour commencer
— Devenez un accro du poker en ligne
— Jeune fille russe attend son « latin lover »
— Dépêchez-vous de profiter de ces offres immanquables
— Votre fidélité est récompensée
— Une magnifique encyclopédie à remporter
— Essayez cette Mercedes en exclusivité
— Une semaine au Maroc pour moins de 250 €
— Des promos à vous couper le souffle
— Tentez avec nous de vivre cette nouvelle expérience
— Etes-vous le grand gagnant d'un séjour inoubliable
— Une piscine dans votre jardin : un rêve à votre portée
— 100 € pour vous à piocher dans l’ensemble de notre catalogue
— Laissez-vous succomber par son charme
— Trois jours seulement pour découvrir toutes les occasions fiesta
… et moi qui, exagérément pessimiste, avais tendance à croire que plus personne jamais ne me ferait la moindre « proposition ».
— 500 cartes de visite à votre nom imprimées par nos soins
— Tous les conseils brico pour votre maison
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— Jouez au PMU avec 50 euros offerts pour commencer
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— Votre fidélité est récompensée
— Une magnifique encyclopédie à remporter
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— Une semaine au Maroc pour moins de 250 €
— Des promos à vous couper le souffle
— Tentez avec nous de vivre cette nouvelle expérience
— Etes-vous le grand gagnant d'un séjour inoubliable
— Une piscine dans votre jardin : un rêve à votre portée
— 100 € pour vous à piocher dans l’ensemble de notre catalogue
— Laissez-vous succomber par son charme
— Trois jours seulement pour découvrir toutes les occasions fiesta
… et moi qui, exagérément pessimiste, avais tendance à croire que plus personne jamais ne me ferait la moindre « proposition ».
Libellés :
Tu vois la vie en rose bébé ?
jeudi 7 mai 2009
homologuer…
… l’homophonie d’un ami :
de
La vache à lait paît le pré
à
La vache, allez !, paie le prêt.

_____
source image : http://joulio.unblog.fr
de
La vache à lait paît le pré
à
La vache, allez !, paie le prêt.

_____
source image : http://joulio.unblog.fr
Libellés :
bis,
H,
homophonie,
Z,
zoo
lundi 4 mai 2009
question existentielle
Si l’on m'a bien appris à faire cette subtile distinction entre
des vaches noir et blanc
(elles sont bicolores)
et
des vaches noires et blanches
(certaines sont noires, d’autres sont blanches),

personne en revanche jamais ne m’a expliqué si je devais écrire
une vache noir et blanc
ou
une vache noire et blanche
quand elle est seule.
(elles sont bicolores)
et
(certaines sont noires, d’autres sont blanches),

personne en revanche jamais ne m’a expliqué si je devais écrire
ou
quand elle est seule.
vendredi 1 mai 2009
my creative method

« On doit pouvoir écrire avec une paire de ciseaux et un tube de colle, et sans crayon même, j’ai pensé, juste avec ce qui a déjà été écrit par les autres. »
Jean-Jacques Schuhl
Libellés :
cleptomanie,
déclaration
samedi 25 avril 2009
mardi 21 avril 2009
relais

La Lucarne des écrivains
115, rue de l'Ourcq — Paris, XIXe arr.
01 40 05 91 29
Métro Crimée, ligne 7
http://lucarnedesecrivains.free.fr/
Le paradis des cochons, vous connaissez ?
La pêche au bonheur, vous l'avez pratiquée ?
Eh bien ce paradis ou cette pêche, vous les trouverez
sous différentes formes à La Lucarne des Ecrivains, cette semaine.
Armel Louis
jeudi 16 avril 2009
mardi 14 avril 2009
hapax
barbauterie [barbotri], n. f. (svt au pl.)
[sans doute de barboter, « chiper », « détourner », 14 avr. 2009]
>>> cf. barbotage
S’adonner à des barbauteries : à des riens, des amusettes.
[sans doute de barboter, « chiper », « détourner », 14 avr. 2009]
>>> cf. barbotage
S’adonner à des barbauteries : à des riens, des amusettes.
dimanche 12 avril 2009
récup’
mercredi 8 avril 2009
lundi 6 avril 2009
samedi 4 avril 2009
Saint Barbeau

relative aux prénoms et changements de noms.
Titre premier. — Des prénoms.
Article premier. — À compter de la promulgation de la présente loi, les noms en usage dans les différents calendriers et ceux des personnages connus de l’histoire ancienne, pourront seuls être reçus, comme prénoms, sur les registres de l’état civil destinés à constater les naissances des enfants, et il interdit aux officiers publics d’en admettre aucun autre dans leurs actes.
Les contribuables sont invités à demander, en vertu de la loi ci-dessus dans toutes les mairies, communication du présent Almanach.
« Calendrier du Père Ubu pour 1901 »,
in Almanach illustré du Père Ubu (XXe siècle — 1er janvier 1901)
« très synthétiques dessins de Pierre Bonnard »
mercredi 1 avril 2009
— « Hou ! Laissez-moi parler ! » Et Bouvard s’échauffant, alla jusqu’à dire que l’Homme descendait du Singe !
Tous les fabriciens se regardèrent, fort ébahis, et comme pour s’assurer qu’ils n’étaient pas des singes.
Bouvard reprit : — « En comparant le fœtus d’une femme, d’une chienne, d’un oiseau… »
— « Assez ! »
— « Moi, je vais plus loin ! » s’écria Pécuchet. « L’homme descend des poissons ! » Des rires éclatèrent.
Gustave Flaubert
Bavard et Perroquet, chap. III
Tous les fabriciens se regardèrent, fort ébahis, et comme pour s’assurer qu’ils n’étaient pas des singes.
Bouvard reprit : — « En comparant le fœtus d’une femme, d’une chienne, d’un oiseau… »
— « Assez ! »
— « Moi, je vais plus loin ! » s’écria Pécuchet. « L’homme descend des poissons ! » Des rires éclatèrent.
Gustave Flaubert
Bavard et Perroquet, chap. III
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lundi 30 mars 2009
Totem und Tabou
jeudi 26 mars 2009
dimanche 22 mars 2009
app(e/i)ndice

Giacometti, le Nez, plâtre sur armature métallique (1947)
_______
« […] Baubô, entraînée maintenant par son public à aller jusqu’au bout de son exhibition et jusqu’à l’ultime aveu de ce qu’elle était, décidément, plongea toute sa main dans sa vulve d’où elle tira quelque chose qui ne pouvait être que son propre nez, rouge, pointu et pétulant, un vrai nez antédiluvien et phalloïde d’histrionne, de bougresse et d’ivrognesse. »
Claude Louis-Combet
« Nouvelle histoire de Baubô », in Augias et autres infamies, José Corti, 1993 (p. 71-72)
mercredi 18 mars 2009
dimanche 15 mars 2009
S O S AMOR

On dirait que l’on soufflerait sur les braises
On dirait que les pirates nous assiègent
Et que notre amour c’est le trésor
On dirait qu’on serait toujours d’accord
J’ai traqué les toujours, désossé les déesses
Goûté aux alentours, souvent changé d’adresse
Ce qui nous entoure l’extension de nos corps
Quand nous sommes à l’écart mineur chercheur d’or
Quand faut-il être fou
Que faut-il être encore ? (bis)
Alain Bashung, « Sur un trapèze », Bleu pétrole (2008)
vendredi 13 mars 2009
fragments

21 — Énigme de l'oracle : « Si tu n'espères pas, tu ne rencontreras pas l'inespéré : en terre inexplorée, nulle voie vers lui ne s'ouvre. »
30 — Des choses attendent les hommes après la mort, qu'ils n'attendent pas, ni même imaginent.
Héraclite d'Éphèse
Libellés :
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… et des poussières…
mercredi 11 mars 2009
« l’Ouverture de la pêche »

« Un troisième a une absence bien réjouissante.
Il feint de parler à une jeune fille, et tout à coup victime de la précision d’un tendre souvenir et, sans même, à la correction des épreuves, s’apercevoir de l’involontaire aveu, écrit enlève tes chaussettes, au lieu de enlève tes bas.
Le même, quand il mange une pêche, se soucie-t-il de savoir si le fruit est mâle ou femelle ? »
René Crevel (10 août 1900, Paris-18 juin 1935, id.), Mon corps et moi
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pop
lundi 9 mars 2009
samedi 7 mars 2009
mardi 3 mars 2009
samedi 28 février 2009
mardi 24 février 2009
double (ac)croche
dimanche 22 février 2009
vendredi 20 février 2009
la minute de la « réclame »
(contre la prise de poids)
la pousse des poils
les pannes de p...
— et les problèmes de peau —
les problèmes psy
pensez aux plaquettes de pilules

Libellés :
Tu vois la vie en rose bébé ?
mardi 17 février 2009
a(r)gile
dimanche 15 février 2009
samedi 14 février 2009
jeudi 12 février 2009
Un air à Tom, des airs à Tata
mardi 10 février 2009
Craque, hoax, couac !, Witz, puff…

Ce qui guide la pensée poétique, c’est la conviction que même si le vivant est soumis à la ruine du temps, le processus de détérioration est à la fois celui d’une cristallisation ; c’est que dans les profondeurs des mers où sombre et se dissout ce qui autrefois vivait, certaines choses « souffrent d’une altération marine » et survivent dans des formes nouvelles et cristallisées qui s’immunisent contre les éléments, comme si elles attendaient le pêcheur de perles qui un jour viendra vers elles et les ramènera vers le mondes des vivants…
Hannah Arendt
exergue, p. 7 — sans source
Fage éditions, Lyon, novembre 2008
samedi 7 février 2009
jeudi 5 février 2009
carnet de santé (2)
Le bec de lièvre ?
— Dans la viande avariée !
La cirrhose ?
— Ça n’a jamais tué personne !
L’asthme ?
— Ça dure jamais longtemps !
La sclérose en plaques ?
— Commence toujours par les pieds !
Les gaz intestinaux ?
— Compliquent les relations mondaines !
La trisomie 21 ?
— C’est le manque d’hygiène !
La lèpre ?
— Y z’avaient des clochettes !
Le choléra ?
— Reste plus que sainte Rita !
L’allergie aux poils de chat ?
— Z’ont qu’à les raser !
La mort subite du nourrisson ?
— On n’en parlait pas avant !
La crise de manque ?
— Même les hôpitaux en veulent pas !
La nyctalopie ?
— Le manque de sommeil !
L’eczéma ?
— La répétition d’un trauma !
La blennorragie ?
— Les artistes en sont fiers !
L’érotomanie ?
— Ma mère m’avait prévenu !
[…]
— Dans la viande avariée !
La cirrhose ?
— Ça n’a jamais tué personne !
L’asthme ?
— Ça dure jamais longtemps !
La sclérose en plaques ?
— Commence toujours par les pieds !
Les gaz intestinaux ?
— Compliquent les relations mondaines !
La trisomie 21 ?
— C’est le manque d’hygiène !
La lèpre ?
— Y z’avaient des clochettes !
Le choléra ?
— Reste plus que sainte Rita !
L’allergie aux poils de chat ?
— Z’ont qu’à les raser !
La mort subite du nourrisson ?
— On n’en parlait pas avant !
La crise de manque ?
— Même les hôpitaux en veulent pas !
La nyctalopie ?
— Le manque de sommeil !
L’eczéma ?
— La répétition d’un trauma !
La blennorragie ?
— Les artistes en sont fiers !
L’érotomanie ?
— Ma mère m’avait prévenu !
[…]
lundi 2 février 2009
samedi 31 janvier 2009
de quatre à douze ans : Susie, Jenny, Ricky, Patty et Bob

La famille Jolivet adore les parties de pêche.
Quelle surprise lorsque les garçons tirent de l’eau un gros poisson dont la queue porte une bague gravée de mots incompréhensibles !
D’où provient-ils donc ? Mystère…
Et voilà maintenant d’autres poissons semblables au premier… et cet inconnu bizarre qui commence à les cuisiner sur leurs découvertes !
Si maintenant les filles recueillent un oiseau blessé tombé de son nid dont la patte s’orne d’une bague similaire, au contenu tout aussi intrigant, il n’en faut pas plus à toute la famille réunie pour se lancer à l’assaut de l’énigme. Et toute cette aventure ponctuée non sans éclats de rire ! Ce n’est pas pour rien qu’on les a surnommés « les Joyeux Jolivet » !
Librairie Hachette, 3e trim. 1966
mercredi 28 janvier 2009
autre couleu(v)r(e)
Ils prirent le thé chez une amie, la comtesse de Prey — qui essaya, mais sans succès, de leur vendre un cheval boiteux. Ils allèrent à la foire d’Ardisville où ils admirèrent tout spécialement les jongleurs chinois, un clown allemand et une robuste princesse circassienne, avaleuse de sabres, qui commença par un couteau à dessert, continua par un poignard orné de pierreries et finit en engouffrant, avec la peau et la ficelle, un formidable salami.
Ils firent l’amour — de préférence dans les vaux et les vallons.
Aux yeux d’un physiologue ordinaire, l’énergie de ces deux jouvenceaux eût pu paraître anormale. Le désir effréné qu’ils ressentaient l’un pour l’autre devenait insupportable si, en l’espace de quelques heures, il n’était satisfait plusieurs fois, au soleil, ou à l’ombre, sur le toit, dans la cave — tout leur était bon.
Vladimir Nabokov, Ada ou l’Ardeur
(traduit de l’anglais par Gilles Chahine, avec la collaboration de Jean-Bernard Blandenier)
chap. XXII (p. 193 / coll. Folio, n° 2587)
Ils firent l’amour — de préférence dans les vaux et les vallons.
Aux yeux d’un physiologue ordinaire, l’énergie de ces deux jouvenceaux eût pu paraître anormale. Le désir effréné qu’ils ressentaient l’un pour l’autre devenait insupportable si, en l’espace de quelques heures, il n’était satisfait plusieurs fois, au soleil, ou à l’ombre, sur le toit, dans la cave — tout leur était bon.
Vladimir Nabokov, Ada ou l’Ardeur
(traduit de l’anglais par Gilles Chahine, avec la collaboration de Jean-Bernard Blandenier)
chap. XXII (p. 193 / coll. Folio, n° 2587)
samedi 24 janvier 2009
anormal appétit

Attention ! Attention !…
Attraction ahurissante !
Affolante aberration !
Approchez, amis ! Approchez !
Admirez !
A Ars (Ain), Abel Armand — ancien amiral albanais arrogant, annulaires amputés —, artiste affamé, avalera (assez aisément) :
aiguilles aimantées, atroces araignées, agrafes attachées, abondantes assiettes anglaises, anciens annuaires américains, agendas amputés, ampoules allumées *...
Amusement assuré.
Applaudissements appréciés.
___________________
(* Ajoutez : adjuvants alcoolisés, aromates aussi.)
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mercredi 21 janvier 2009
lundi 19 janvier 2009
samedi 17 janvier 2009
De haut en bas
jeudi 15 janvier 2009
carnet de santé (1)
Le complexe d’Œdipe ?
— Se transmet de père en fils !
La compulsion de répétition ?
— Se propage à la vitesse d’un cheval au galop !
La schizophrénie ?
— Le ça en direct !
La paranoïa aiguë ?
— Es vous parle !
La névrose obsessionnelle ?
— I paraît ksa guérit pas !
L’autisme ?
— C’est la maladie d’ l’imaginaire !
Le ver solitaire ?
— S’attrape par la bouche !
L’acné juvénile ?
— Ceusse qui s’ branlent trop !
L’anorexie ?
— Les gonzesses qui ont leur cul en chaleur !
La mélancolie ?
— Les nanas qui ont leurs trucs !
L’hypersensibilité ?
— Les fillettes sans appétit !
L’éléphantiasis ?
— Traîne dans les cirques !
Le syndrome immunodéficitaire acquis ?
— J’y ai jamais cru !
La syphilis ?
— C’est jamais par hasard !
La petite vérole ?
— Importée du Mexique !
[…]
— Se transmet de père en fils !
La compulsion de répétition ?
— Se propage à la vitesse d’un cheval au galop !
La schizophrénie ?
— Le ça en direct !
La paranoïa aiguë ?
— Es vous parle !
La névrose obsessionnelle ?
— I paraît ksa guérit pas !
L’autisme ?
— C’est la maladie d’ l’imaginaire !
Le ver solitaire ?
— S’attrape par la bouche !
L’acné juvénile ?
— Ceusse qui s’ branlent trop !
L’anorexie ?
— Les gonzesses qui ont leur cul en chaleur !
La mélancolie ?
— Les nanas qui ont leurs trucs !
L’hypersensibilité ?
— Les fillettes sans appétit !
L’éléphantiasis ?
— Traîne dans les cirques !
Le syndrome immunodéficitaire acquis ?
— J’y ai jamais cru !
La syphilis ?
— C’est jamais par hasard !
La petite vérole ?
— Importée du Mexique !
[…]
mardi 13 janvier 2009
Ah !
vendredi 9 janvier 2009
trois en un
mardi 6 janvier 2009
dimanche 4 janvier 2009
vendredi 2 janvier 2009
Son arc luit dans l’ocre nuit
SOMMAIREThéâtre
Trois pièces en enfilade
— Un pied dans le crime
— Quiproquo marseillais
— Le grand bleu
Cinq pièces de boucherie
— Match pas banal
— Bref démêlé
— Vil rififi
— Gros complot
— Un dur cursus
Trois pièces d’artillerie
— Les trois coups
— L’être aux à-coups
— L’étroit cou
Cinq pièces d’identité
— Cornichon russe
— Poisson cairote
— Pommes anglaises
— Steack allemand
— Salade rwandaise
[•••]
Guillaume Pô, minuscules
L’Hexaèdre, éditeur, sept. 2006, 192 pages (richement illustrées)
Impr. Plein Chant, Bassac (Charente).
(reçu ce jour)
Libellés :
homophonie,
Quasi-monovocalisme,
timbré
jeudi 1 janvier 2009
ô ! ciels
mercredi 31 décembre 2008
samedi 27 décembre 2008
mardi 23 décembre 2008
dimanche 21 décembre 2008
algues à l'âme

« Mais les Olaimpiennes craignent trop de perturber les habitués pour se permettre une telle métamorphose. Il serait pourtant si facile de passer de Rubis à Topaze, de Sissi à Extasia… Quant à la Paimpolaise, fille du peuple qui branle en riant les barbeaux blafards, son nom dit la fusion du sexe et de la géographie. »
Frédéric Ciriez, Des néons sous la mer, Gallimard, « Verticales/Phase deux », sept. 2008, 304 pages (cit. p.175).
_____
Dans son billet du 1er septembre 2008, intitulé « Bordel flottant », le Clavier cannibale concluait : « Objet composite, qui n'a pas peur des grands écarts (…), Des néons sous la mer se permet tout ou presque : le poète en conseillera la lecture à sa catin. »
(ou vice versa)
jeudi 18 décembre 2008
— avec la farce formule 138 —
mardi 16 décembre 2008
dimanche 14 décembre 2008
vendredi 12 décembre 2008
le grand Dessein

« La fonction principale de l’Univers revient à la comparer à une vaste machine à lui fabriquer des yeux. »
Libellés :
OH,
sans nom d'(au/ô)teur ni nom d'ôté,
trOu
« en tes culbutes d’ara »

FASCE : Squelette, en tes culbutes d’ara, tu es le Christ ou saint Pierre.
[…]
LE TEMPLIER : Tu concilies le discontinu de la marche et le continu de la rotation astrale.
FASCE : Zénith et Nadir, pôle et pôle, pal des pôles, rose des quatre vents.
LE TEMPLIER : À chaque quart de chacune de tes révolutions (qu’on la mesure d’où l’on voudra), tu fais une croix avec toi-même.
Alfred Jarry
César-Antéchrist, « L’acte héraldique », scène VI
mardi 9 décembre 2008
autre méthode

• Remarque liminaire
Pour la saine compréhension du classement zoologique binaire des Primates, la langue française possède ce handicap certain par rapport aux langues anglaise et allemande, par exemple, que de ne connaître que le seul nom générique de « Singes », là où les Anglo-Saxons disposent de deux termes bien distincts : Monkeys et Apes ; les Allemands : Affen et Menschenaffen (littéralement : « hommes-singes »). La juste perception des seconds seraient pour nous rendue par le terme de « Grands Singes », ils accueillent entre autres les gorilles (cf. le mythe de King-Kong), les orangs-outangs (i. e. les « hommes des bois », traduction littérale du malais) et les chimpanzés (les singes ultratypiques des cirques et des numéros comiques de music-hall) ; la première catégorie, elle — les seuls « Singes », strictement, donc —, rassemble une famille bien plus vaste, d’individus généralement plus petits de taille, tels que les macaques, les gibbons, les mandrills, etc. La première différence (majeure ?), qui parlera peut-être d’emblée à l’esprit du lecteur, est que les « Grands Singes » sont dépourvus d’appendice caudal (communément appelé « queue »), qui caractérise pourtant spontanément (et à l’inverse) l’image qui est associée naturellement au « Singe » (que l’on pense par exemple à ces atèles qui — la leur enroulée autour — se laissent pendre des branches des arbres tout en se balançant la tête en bas) ; faut-il rappeler encore cette évidence : l’Homme, lui aussi, est privé de queue, se contentant de quatre membres pour assumer au mieux les tâches essentielles de son existence — deux pour marcher et deux autres pour manger, fabriquer, travailler, créer, caresser, etc. La deuxième différence est majeure : les Grands Singes sont bien plus intelligents que les Singes. En conséquence, seuls les premiers peuvent être dits de façon imagée mais avec quelque raison nos « cousins proches », les seconds ne constituant que notre parentèle éloignée.
L'Ouverture de la pêche, Les Petits Matins, coll. « Les grands soirs », 2006, p. 25.
lundi 8 décembre 2008
se raccrocher aux branches
vendredi 5 décembre 2008
passage en revue
jeudi 4 décembre 2008
la barbe au chat

filtré au noir par la cornue du Préfet maritime
________
source : http://www.lekti-ecriture.com/blogs/alamblog/
(4 déc. 2008)
Libellés :
cleptomanie,
Comme noté,
timbré,
zoo
lundi 1 décembre 2008
OR-NI-THO (LOGIE)

Un crapaud disait à sa guenon :
« Ce lion a quelques vices
mais il a le sens de la justice. »
Voilà pourquoi un lion est roi des animaux
Et voilà pourquoi chez nous c’est plutôt un blaireau
Et voilà pourquoi les martins-pêcheurs s’appellent pas Robert
Emily Loizeau, « Voilà pourquoi »
l’Autre Bout du monde, Fargo, 2006
dimanche 30 novembre 2008
Des noms d’oiseaux

« En français, le moineau est Pierrot, le perroquet Jacquot, la pie Margot, le pinson Guillaume, le troglodyte Bertrand ou Robert, le râle d’eau Gérardine, le chevêche Claude, le grand duc Hubert, le corbeau Colas, le cygne Godard… »
Claude Lévi-Strauss, la Pensée sauvage, Plon, 1962 (avec 24 illustrations dans le texte) [p. 266]
Libellés :
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tricentenaire,
… et des poussières…
samedi 29 novembre 2008
vendredi 28 novembre 2008
transit

L’opposition ou le carré Mercure-Saturne dénote-t-il une inappétence intellectuelle et par suite une paresse de l’esprit, ou, au contraire, une boulimie mentale, une avidité de l’intelligence ? Dans une classe, ceux qui le possèdent sont les derniers et les premiers. Dans quel cas la dissonance de Saturne bloque-t-elle la tendance de la planète qu’il aspecte, et dans quel autre lève-t-elle, au contraire, l’inhibition pour laisser passer une tendance qu’il infantilise ? De même, sait-on quand la conjonction Vénus-Uranus exprime une disposition au coup de foudre et quand elle dénote la répression des sentiments ? Sans doute, l’inhibition et l’explosion d’Uranus sont l’expression de deux moments d’un même processus, mais Uranus n’explose pas toujours.
p. 350 [1961]
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mardi 25 novembre 2008
lundi 24 novembre 2008
Perse, Nishapour, XIe-XIIe siècles

Elle était nue.
Elle était nue et nue et large au lit ; ample et précise dans le flottement des hanches, silencieuse et concentrée dans l’amour. Comme une déesse hindoue, partout à la fois.
— Schahine, combien êtes-vous ?
— Je suis voisine de une ; par le milieu.
Elle ajouta rêveuse : « Mais dis-moi, Khayyam, au juste, est-ce la poésie qui t’intéresse, ou le cul des poétesses ? »
Jean-Yves Lacroix, le Cure-dent, Allia, août 2008, p. 69.
dimanche 23 novembre 2008
probabilités
jeudi 20 novembre 2008
autre écureuil
mardi 18 novembre 2008
un chef-d’œuvre de la symétrie
lundi 17 novembre 2008
dimanche 16 novembre 2008
vendredi 14 novembre 2008
… oulipien occasionnel, Papou itou, régent du Collège de ’Pataphysique, isidoreducassien…

Au Philo’s bar.
— Heidegger, un beau salaud ! dit madame Josette en rendant la monnaie sur une soucoupe.
— Holà ! fait René. Faut pas cracher sur Sein und Zeit. Y’a des choses.
— Un beau salaud tout de même. Hein ? son Discours du Rectorat, qu’est-ce que t’en dis ? ajoute le garçon en rinçant les tasses.
René hausse les épaules et mire son verre de blanc :
— N’empêche.
La Compagnie des zincs, Éd. Climats (2000)
François Caradec (1924, Quimper - 13 novembre 2008, Paris)
jeudi 13 novembre 2008
mnémotechnie

Si j’ai bien compris, on distinguerait duponT de duponD à ce que le premier aurait les moustaches qui Tombent, tandis que le second celles qui Descendent.
Libellés :
BD,
Orthotypographie,
timbré
lundi 10 novembre 2008

Un certain YPUDU (en vérité, Jean Dupuy) s’amuse à faire des jeux de langage. Va pour l’amusement. À lui seul, il justifie tout. Son anagramme, qui est bicolore, se présente ainsi :
VER GE
Le mot « vert » étant en rouge et le mot « rouge » en vert. Pourquoi est-ce à propos de l’amour que cette petite merveille opère ? Parce que lui aussi n’est qu’un jeu et les mots les prolongements du corps ?
Jérôme Peignot, Puzzle, L’Âge d’homme, 1986, p. 94
dimanche 9 novembre 2008
samedi 8 novembre 2008
prédispositions

Étant enfant, j’étais sujet aux hallucinations. Une fois en me réveillant tôt le matin, je vis des petits bonshommes jouer dans le fortin que j’avais construit. Je ne ressentis aucune peur, seulement une sensation de calme et d’émerveillement. J’avais souvent une autre hallucination ou cauchemar qui concernait des « animaux dans le mur» et qui apparut dans le délire d’une fièvre étrange et non diagnostiquée que j’eus vers quatre ou cinq ans.
William S. Burroughs (1914-1997), Junky, prologue.
(É. O., 1953, New York ; traduit de l’américain par Catherine Cullaz et Jean-René Major, 1972, édition revue et complétée par Philippe Mikriammos, Gallimard, coll. « Folio », 2008, p. 20.)
mardi 4 novembre 2008
samedi 1 novembre 2008
BOUCHERIE HIPPOPHAGIQUE

présentés sur des feuilles glacées rose pelliculées (la littérature orale enfantine ça nous emballe)
— sur le plat de la paume du traiteur
(qui a aussi du cervelas et du museau) :
quelques ronds de saucisson (— de cheval : évidemment !)
un pur-sang ? un bourrin ?
une pouliche ? un dada ?
— on en viendrait jusqu’à se traîner à ses pieds pour lui lécher dans la main.
_____________
(Photo : Ljcybergal / Flickr / licence Creative Commons)
jeudi 30 octobre 2008
AIGU

• Les huit noms propres sans accent sur le « e » sont :
— Clemenceau
— Eluard
— Femina (prix)
— Pechiney
— Perec (Georges)
— saint Remi
— Trenet (Charles)
Libellés :
Miss… c'est l'année,
Orthotypographie
mardi 28 octobre 2008
histoire hot
samedi 25 octobre 2008
vendredi 24 octobre 2008
mercredi 22 octobre 2008
précision post-préliminaire
Non pas un totogramme (nom réservé aux petits billets doux, — secrets d’alcôve —, aux messages intimes de Victor H. [Toto, Totoche, Totor… ] adressés à Juliette D. [sur plusieurs décennies])
— mais bien un TAUTOGRAMME, « texte dont tous les mots commencent par la même lettre ».
— mais bien un TAUTOGRAMME, « texte dont tous les mots commencent par la même lettre ».
Libellés :
Orthotypographie,
tautogramme
lundi 20 octobre 2008
récession
En ces temps économiquement difficiles, nous étions contraints de payer — au black ! — pour pouvoir obtenir nos bulletins de salaire, dont les sommes en case TOTAL apparaissaient en négatif !
vendredi 17 octobre 2008
— ° —
Il y eut un temps où rien n’était ; ce rien n’était pas une des choses existantes, mais pour parler nettement, sans détour, sans aucune espèce d’artifice, absolument rien n’était. Et quand je dis « était », je ne veux pas affirmer que le rien « existait », mais faire comprendre ce que je veux dire, à savoir que rien, absolument, n’existait.
Basilide d’Alexandrie
Hippolyte, Elenchos, VII, 20
Basilide d’Alexandrie
Hippolyte, Elenchos, VII, 20
mercredi 15 octobre 2008
franchise

Fabienne — femme fatale,
Françoise — fille facile,
Fanny — Funny Face,
Florence — fleur fragile,
Frédérique — folle favorite,
facilitent fantasmes frigides, frustrés, fatigués, flapis, flasques…

Folies, fixations, fantaisies
— froufrou, fanfreluches, fétichisme, fellation, frénétisme, frotti-frotta, fouets, fessées, flagellations, fermes ficelages, fist fucking… —
facturées (fric : F.F.).
dimanche 12 octobre 2008
Sopha
samedi 11 octobre 2008
« Ainsi pas même ; ce ne fut : naïf, je commençais à m’y complaire. »
Une nouvelle courut, avec le vent d’automne, le marché et s’en revint aux arbres effeuillés seuls : en tirez-vous un rétrospectif rire, égal au mien ; il s’agissait de désastre dans la librairie, on remémora le terme de « krach » ?

Stéphane Mallarmé (1842-1898)
Quant au Livre, « Étalages »
(c'est nous qui avons ajouté le gras)

Stéphane Mallarmé (1842-1898)
Quant au Livre, « Étalages »
(c'est nous qui avons ajouté le gras)
jeudi 9 octobre 2008
mercredi 8 octobre 2008
mardi 7 octobre 2008
... quelque part, c'est-à-dire en p O l O gne...

Elle aperçoit un papier par terre. Elle le prend, l’examine, essaie de le déchiffrer. Elle cherche avec empressement le livre d’où le papier est tombé. Elle le trouve et y range soigneusement la feuille.
Mais il y a un autre livre qui, rebelle, dépasse de ce cimetière si soigneusement rangé.
Elle commence à sortir l’exemplaire qui dépasse.
Toute la barricade
se met à vaciller dangereusement.
Finalement ce numéro de cirque réussit.
La Balayeuse agite triomphalement le livre.
Ce mouvement renverse tout l’amas de livres moisis.
Elle reste pantois devant cette catastrophe.
Renonce à tout remettre à place.
Ce serait d’ailleurs sans importance.
Les livres resteront dans cet épouvantable désordre jusqu’à la fin du spectacle.
La Classe morte, la partition scénique (fragment)
T. Kantor
Catalogue de l’exposition (3 oct. 2008 - 30 janv. 2009)
Cricoteka, Centre de documentation de l’art de Tadeusz Kantor, Cracovie, 60 pages
+ DVD Tadeusz Kantor, peintre, un entretien de Denis Bablet avec Tadeusz Kantor, C.N.R.S., 1 h 28 min
(reçu ce jour)
dimanche 5 octobre 2008
« Le mot obscurité n’est pas très clair. »
Libellés :
déclaration,
sans nom d'(au/ô)teur ni nom d'ôté
samedi 4 octobre 2008
Eblouissante Entrée

Elle écrit en encre espagnole :
Evénement étonnant !…
Etienne est en Egypte ! (effacés Equateur, Estonie, Ethiopie… !)
Elégamment, Esmeralda envoûte Emeric, et Elvire ergote encore.
Eric enseigne efficacement Esope et Erasme.
Evelyne, elle, est étrangement évaporée ; elle erre en esprit ; elle étudie Euripide, Epictète, Empédocle et Euclide.
Esther, elle, espère — évidemment !
jeudi 2 octobre 2008
à la hache

Pour conclure en livrant mon « opinion », mon « sentiment », comme on nous demandait de le faire au lycée alors qu’on ne possédait rien — et qu’il s’agissait surtout d’apprendre à dissimuler ça, ce ça, ce sale, ce vide et cette panique du vide, puis-je avouer mon peu de goût pour Hortense ? tandis qu’Henrika, Hélène, Louise, Léonie, Lulu, Anne, madame et Madame *** sont encore plus belles après le dévoilement et les outrages, si sonnantes et trébuchantes qu’elles pourraient m’arrêter.
Pierre Le Pillouër, Trouver Hortense, Éditions Virgile, collection
« Ulysse/Fin de siècle », 4e trim. 2008, p. 138.
(reçu ce jour)
lundi 29 septembre 2008
Trio
première image, première planche, l'Épatant, 4 juin 1908Louis Forton
[…]
Ribouldingue est « sérieux comme un gorille qui boulotte une puce » (page 69), ce qui ne l’empêche pas de se boyauter « tel un chapeau-claque qui aurait des coliques hépatiques » (page 141). S’il le faut, il « aubade » un adversaire « comme il aurait traité une langouste atteinte de la varicelle » (page 64).
Croquignol adresse un signal à ses compères en modulant un léger sifflement, « le sifflement du boa qui apprend à jouer du cor » (page 62). Devant la réprobation des ministres limogés, il reste « flegmatique comme un hérisson » (page 262).
Filochard s’enfuit « avec la précipitation d’un zèbre qui va rater son train » (page 95).
Croquignol et Ribouldingue se tire-bouchonnent « comme des anguilles atteintes de coliques de plomb » (page 251).
[…]
Thieri Foulc, Provéditeur-Éditeur Général
« Les Pieds-Stylés », in Viridis Candela, « Le Correspondancier du Collège de ’Pataphysique », 8e série, n° 5, 15 septembre 2008 (vulg.), page 18.
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samedi 27 septembre 2008
Duo

Dieulefit (département : Drôme), dimanche dernier (deux décembre), deux diplomates dominicains dînaient, devisant des dernières dispositions, débattant Denis Diderot…
Damien, désirant de délectables desserts, demanda doctement des dattes, des douceurs diverses.
Désiré — discrètement — dit : « Demain, digérerons, dormirons. »
mardi 23 septembre 2008
jeudi 18 septembre 2008
en langue


André Martel
La Djingine du Théophélès
(& les Corps de Dames
de Jean Dubuffet)
Cheval d’attaque
Achevé d’imprimer le 30 septembre 1975 par Pierre-Jean Balbo à Joinville-le-Pont
in-8° carré br. [non paginé, 72 p.]
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mercredi 17 septembre 2008
Ce choc ! Cette castagne !
dimanche 14 septembre 2008
« Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. »

La pêche à l’homme.
La paix. Shalom.
La pêche et vous.
La paix chez moi.
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jeudi 11 septembre 2008
à chaque touche son Bar
• BARBEY D’AUREVILLY, JULES (1808-1889)
Auteur d’Une histoire sans nom, des Diaboliques, d’Un prêtre marié, de Claire Lenoir et du Chevalier des Touches.
•BARBIE
Nom donné par dérision (fin XXe) à certaines poupées écervelées et médiocrement articulées qui font « non non non », ou qui disent « oui » — c’est selon —, lorsqu’on les touche.
•BARDAMU, FERDINAND
Personnage principal — le narrateur — du Voyage au bout de la nuit (1932), de Louis-Ferdinand Céline (1894-1961), né Louis-Ferdinand Destouches.
————
Exercice
Vous ferez rimer (par exemple) :
— BARBARA (née Muriel Serf — 1930–1997), chanteuse française, avec son piano noir — caresses ou fracas de ses touches ;
— BARBE NOIRE (v. 1680-1718), pirate anglais, avec ses six pistolets — explosion des cartouches ;
— BARTHES, ROLAND (1915-1980 — Éléments de sémiologie, S/Z) avec sa machine à écrire — le fameux tic-tac des touches.
————
Auteur d’Une histoire sans nom, des Diaboliques, d’Un prêtre marié, de Claire Lenoir et du Chevalier des Touches.•
Nom donné par dérision (fin XXe) à certaines poupées écervelées et médiocrement articulées qui font « non non non », ou qui disent « oui » — c’est selon —, lorsqu’on les touche.•
Personnage principal — le narrateur — du Voyage au bout de la nuit (1932), de Louis-Ferdinand Céline (1894-1961), né Louis-Ferdinand Destouches.————
Exercice
Vous ferez rimer (par exemple) :
— BARBARA (née Muriel Serf — 1930–1997), chanteuse française, avec son piano noir — caresses ou fracas de ses touches ;
— BARBE NOIRE (v. 1680-1718), pirate anglais, avec ses six pistolets — explosion des cartouches ;
— BARTHES, ROLAND (1915-1980 — Éléments de sémiologie, S/Z) avec sa machine à écrire — le fameux tic-tac des touches.
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lundi 8 septembre 2008
la cruche

« Grâce à cet U qui s’ouvre en son milieu, cruche est plus creux que creux et l’est à sa façon. »
Francis Ponge, « La cruche » (1947).
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samedi 6 septembre 2008
jeudi 4 septembre 2008
le quart d’heure d’érudition

On ne dit pas Javelliser mais J’ai lu.
On ne dit pas L’électronique mais L’électricien fait l’amour.
On ne dit pas La maîtresse d’école mais L’institutrice prend l'avion.
On ne dit pas Immaculé mais Je me suis fait mettre.
On ne dit pas Richelieu mais Sympa la baraque.
On ne dit pas Une Calabraise mais Une qui a le feu au cul.
On ne dit pas C’est l’Amazone mais C’est la banlieue où j’habite.
On ne dit pas Consentant mais Moule pas fraîche.
On ne dit pas Jerrican mais J’ me bidonne.
On ne dit pas Montenegro mais Après vous, monsieur l’Ambassadeur.
On ne dit pas Consensuel mais Génitalement attirante.
On ne dit pas Le Petit Poucet mais Le gosse était constipé.
On ne dit pas Mon amiral mais Mon copain rouspète.
On ne dit pas Un enfoiré mais Une année de perdue.
On ne dit pas Potager mais Vieux copain.
On ne dit pas Concentrique mais Idiot émasculé.
On ne dit pas Un balcon mais Une soirée nulle.
On ne dit pas Il habite à l’île Maurice mais Maurice habite près de Roubaix.
On ne dit pas Passer à l’heure d’été mais Venir pour le goûter.
On ne dit pas N’importe quoi mais Que porte le nain ?
On ne dit pas Le Gospel mais L’enfant a eu un coup de soleil.
On ne dit pas La bonne paella mais La femme de ménage est en vacances.
On ne dit pas Il est népalais mais C’est un beau bébé.
lundi 1 septembre 2008
vendredi 29 août 2008
La coque ou le moule ?
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et autres questions stupides...,
homophonie,
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lundi 25 août 2008
phatique
samedi 23 août 2008
Mots dedans

Est-ce que c’est parce que mes grands-parents paternels tenaient une épicerie de village (Chocques, Pas-de-Calais) où j’avais accès quasi comme je le voulais à ses boîtes de bonbons — des capsules en hostie gorgées de poudre hilarante aux spirales de réglisse — que, dès mon âge le plus tendre, je fus atteint par toutes les attaques de caries ?
dimanche 17 août 2008
mardi 12 août 2008
liste
« Plus encore (pis même), ne reculant devant rien, l'Institut proposera des textes d'auteurs à la masse, abbés, abracadabrants, agités du bocal, algébristes, anticipateurs, archi-monarques, astrologues, astronomes, barjos, barrés, bizarres, botanistes, bricoleurs, cafouilleurs, calculateurs, calyptologues, candidats, cantonniers, capitaines, casse-pieds, cénobites, chimériques, cinglés, conquistadors, coprophages, copulateurs, cosmogones, cosmographes hérétiques, craqués, débridés, dégénérés, délirants, dérangés, dingos, éjaculateurs, énergumènes, enragés, éperdus, étymologistes, excentriques, excités, extravagants, fadas, faiseurs d'histoire(s), farfelus, faux-dauphinomanes, fêlés, fétichistes, fissurés, foldingues, follets, frappa-dingues, généticiens, géographes, géologues, géomètres, givrés, gogols, hallucinés, haricologues, hermaphrodites, hygiénistes, hypnotiseurs, (il)logiciens, illuminés, insensés, inventeurs ivres, journalistes, linguistes, logographes, loufoques, mabouls, mathématiciens, médecins, médicastres, mégalomanes, messies, météorologistes, militaires, monarques, musiciens, mystificateurs, myth(étym)ologistes,notaires, obsédés, occultistes, ondinistes, ouf, panlatinistes, persécutés, persécuteurs, pétitionnaires, philanthropes, philosophes, piqués, politiciens, polygraphes, possédés, préhistoriens, prodiges, prophètes, quadrateurs, racistes de tous poils, rêveurs, rhétoriciens, romanciers, saugrenus, savants, schizophrènes, sinoques, siphonés, sociologues, sonnés, stratigraphes, tarés, théoriciens, timbrés, toqués, universalistes, urbanistes, versificateurs, visionnaires, zinzins, zoologues, etc. »
INSTITUT INTERNATIONAL DE RECHERCHES ET D'EXPLORATIONS SUR LES FOUS LITTÉRAIRES, HÉTÉROCLITES, EXCENTRIQUES, IRRÉGULIERS, OUTSIDERS, TAPÉS, ASSIMILÉS, SANS OUBLIER TOUS LES AUTRES...
Marc Ways, président et cofondateur de l’Institut
1, rue du Tremblot — 54122 Fontenoy-la-Joûte — France
Contact électronique : iirefl@orange.fr
dimanche 10 août 2008
samedi 9 août 2008
Cauchemar opaque, jet d’encre par la pieuvre.

X était tombé un neuf août.
On l’appela Amour.
Amour Lepic.
La date et le lieu.
Ça ne s’invente pas.
Entrez chez les fictifs, Éd. Plume, 1991, 80 p. (cit. p. 14-15)
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lundi 4 août 2008
À cru
À hue et à dia

Nan Goldin
Kate Moss on her White Horse as Lady Godiva
(Highgate Cemetary, Londres, 2001)
(Épreuve cibachrome, numérotée « 2/15 » à l'encre sur une étiquette au dos du cadre, Drouot, vente du 16 nov. 2007 : 26 385 €.)

Nan Goldin
Kate Moss on her White Horse as Lady Godiva
(Highgate Cemetary, Londres, 2001)
(Épreuve cibachrome, numérotée « 2/15 » à l'encre sur une étiquette au dos du cadre, Drouot, vente du 16 nov. 2007 : 26 385 €.)
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dimanche 3 août 2008
INDEX
vendredi 1 août 2008
De l’érotomanie, et de ses conséquences…

Identité des fins dernières entre Gaëtan Gatian de Clérambault (17 nov. 1934 - Malakoff) et Pierre Molinier (3 mars 1976 - Bordeaux) :
face à leur image dans un miroir
un revolver introduit à l'intérieur de la gorge —
une balle entrant par le palais supérieur de la bouche et sortant par le haut du crâne.
mercredi 30 juillet 2008
la gloire
lundi 7 juillet 2008
dimanche 6 juillet 2008
vendredi 4 juillet 2008
— Quel est le mot de la langue française que vous détestez le plus ?

— INTERACTIVITÉ…
Ça serait trop long à t'expliquer.
Mais déjà, ça rime avec RADIOACTIVITÉ.
Ça ira, dis ?...
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mercredi 2 juillet 2008
Entrer dans un con nu, c’est entrer dans l’inconnu.

« Si, maintenant, nous sexualisons l’image, nous percevons que l’action de plonger dans l’inconnu évoque le mouvement que fait le pénis quand il pénètre dans le vagin : dans ce cas, nous pouvons extraire de l’IN-CONNU un CON NU, et ajouter que l’IN représente la moitié visible de l’inscription (INRI) par laquelle la Fable chrétienne transforme Jésus en roi des Juifs. »
Charles Duits, « La seule femme vraiment noire », in Supérieur Inconnu, n° 2, janv.-mars 1996 (p. 75-76).



















































































































